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Martin MALVY met en garde contre «les préfets sanitaires» que prépare Roselyne BACHELOT
Martin MALVY, président de la Région Midi-Pyrénées, et président de l’Association des petites villes de France (APVF), a réagi lundi 11 février, aux déclarations de Roselyne BACHELOT, ministre de la Santé, en clôture de la première étape des Etats généraux de l’organisation des soins.
«La ministre de la Santé a annoncé que le gouvernement renonçait aux fermetures d’hôpitaux au profit d’une complémentarité des établissements. C’est ce que nous demandions depuis longtemps. Reste à savoir comment elle sera mise en œuvre et avec quels moyens»
«Mme BACHELOT a par ailleurs annoncé un soutien à la création de 100 Maisons de santé pluridisciplinaires pour lutter contre la désertification médicale en milieu rural. L’intention est louable, mais l’annonce n’est pas à la hauteur des enjeux.
Pour prendre l’exemple de Midi-Pyrénées, nous avons identifié 25 zones sous-médicalisées et d’ores et déjà créé 10 maisons pluridisciplinaires de santé. 5 autres sont en projet. La Région Midi-Pyrénées y a consacré plus de 800 000 euros pour la part qui lui revient. La mesure annoncée par la ministre n’est donc pas à la mesure du problème»
«J’approuve en revanche la ministre», a poursuivi Martin MALVY, « lorsqu’elle constate que le niveau régional est le plus pertinent pour coordonner les missions de l’hôpital, de la médecine de ville et du médico-social. Pour autant, je m’étonne que Roselyne BACHELOT envisage de confier cette coordination aux futures Agences régionales de la santé (ARS), c’est-à-dire aux seuls services de l’Etat»
«Depuis plusieurs années, les collectivités locales, et particulièrement les Régions, sont consultées par les actuelles ARH pour établir des Schémas régionaux d’organisation sanitaire du territoire. Les Régions sont désormais compétentes en matière de formations sanitaires et sociales.
La logique voudrait que le projet de loi annoncé par la ministre prépare une nouvelle étape de cette régionalisation, plutôt que cette régression qui consisterait à créer de véritables préfets sanitaires»
«Nous attendons donc des précisions de la part de la ministre de la Santé. Le futur projet de loi proposera t-il des avancées institutionnelles pour associer les Régions à la gestion de l’organisation territoriale du système de soins?
Si ce n’est pas le cas, l’Etat entend-il reprendre à sa charge les politiques de soutien à la démographie médicale en zones rurales, notamment, pour lesquelles il avait demandé aux collectivités locales de s’investir?
La ministre de la santé doit choisir. L’Etat ne peut pas d’un côté écarter les collectivités locales de tout processus de décision et, d’autre part, leur demander de payer !», a conclu Martin MALVY
Par email, Martin Malvy, Président de la Région Midi-Pyrénées Photo: ©AriegeNews (archives) |
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publié le: 12/02/2008 |
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