Carte scolaire: le dialogue est rétabli avec le Pays d'Olmes
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15/09/2009 | 21:26
Les réajustements de la carte scolaire à la rentrée ont suscité de nombreuses réactions sur le terrain (voir nos articles précédents).
Face à l’agitation médiatique qui a «parasité» le dialogue, Jacques Billant, préfet de l’Ariège, et Daniel Subervielle, inspecteur d’Académie, directeur des services départementaux de l’enseignement, ont donné mardi matin une conférence de presse afin de clarifier la situation.
«Les services de l’Etat n’ont pas vocation à maltraiter les populations, les parents d’élèves ou les élus», indiquait le Préfet en guise d’introduction.
«Depuis son arrivée dans le département, l’Inspecteur d’Académie a pour objectif d’améliorer le réseau des écoles des villes et des campagnes, de réfléchir à la mise en place d’une organisation pédagogique harmonieuse pour tous […]
La fermeture d’une classe peut être mal perçue par les parents, les enseignants et les enfants […] mais l’enjeu c’est construire l’école de demain dans le département et l’on doit se lancer aujourd’hui car demain il sera trop tard»
Le préfet a souhaité remettre l’organisation de la carte scolaire dans le contexte général du Pays d’Olmes qui travaille à son plan de revitalisation (dont la signature devrait être effective à la fin du dernier trimestre): «c’est la priorité de ce territoire fragilisé […]
Cette mobilisation des services de l’Etat ne doit pas être parasitée par la fermeture de classes, nous avons un objectif plus ambitieux qui ne s’arrêtera pas à ces blocages […]
Le débat sera organisé autour de ce plan de revitalisation qui engagera les élus, le Conseil Général, le Conseil Régional et les services de l’Etat y compris ceux de l’éducation nationale afin de construire l’école de demain»
Revenant sur la prise en otage des trois enseignantes à Laroque d’Olmes: «cette situation est inacceptable […] il n’est pas acceptable non plus d’entendre des critiques d’ordre personnel sur l’Inspecteur d’Académie dans l’exercice de ses fonctions […]
Tout ce qui se passe à l’heure actuelle parasite notre travail car notre souci est de maintenir le dialogue avec l’ensemble des acteurs sur le Pays d’Olmes et de construire quelque chose de durable […] je pense qu’aujourd’hui la confiance est restaurée […] me concernant il n’y a jamais eu rupture de dialogue avec les élus»
Daniel Subervielle a indiqué que l’école Lamartine de Lavelanet disposait de 8 postes d’enseignants et d’un poste d’enseignant en surnuméraire depuis jeudi dernier et pour un an: «nous allons demander au conseil d’école (dans lequel siègent représentants de parents d’élèves, syndicats, élus, enseignants) la façon dont il pourra et voudra l’utiliser et je validerai la proposition qui me sera faite […]
Cette démarche satisfait le Maire de Lavelanet qui s’est engagé à poursuivre sa réflexion pour l’organisation de l’école de demain*»
Les Arcanes de l’administration sont telles que le département de l’Ariège dispose pour la rentrée d’une trentaine d’enseignants en surnombre mis à disposition par l’Académie, qui pour des raisons techniques de mobilité des personnels (départs à la retraite, congés maternité, recrutements…), sont affectés temporairement sur des postes.
«Ils sont budgétés sur le budget de l’Académie mais dans chaque département il y a un plafond d’emploi (dans l’Ariège 754,5 postes)»
D’aucuns ont du mal à imaginer que l’on puisse fermer un poste et maintenir sur ce même poste un enseignant en surnuméraire pour un laps de temps déterminé.
A Laroque l’enseignant en surnombre fera un mi-temps car comme l’a indiqué l’inspecteur d’Académie «il y a deux écoles, l’une de 4 classes et 79 élèves où la situation est «confortable»; l’autre avec au départ trois classes et un effectif constaté de 47 élèves (il y a eu 7 départs pendant l’été) […]
Avec la suppression due au réajustement de rentrée je défie quiconque de prouver que la situation pédagogique est déplorable. J’ai donc décidé d’accorder un maître en surnombre (1/2 service) Pendant deux jours par semaine, il y aura donc trois enseignants à Laroque […]
Le plan de revitalisation devra intégrer ces pistes de réflexion: globalisation des effectifs, regroupement des écoles élémentaires, restructuration des maternelles»
Quant à Fabas, dernier établissement à défrayer la chronique: «il y a là une réelle incompréhension, poursuit Daniel Subervielle.
Au printemps, trois classes et 44 élèves, j’ai proposé aux maires de Lasserre et Fabas l’idée d’un regroupement pédagogique, j’ai travaillé les aspects techniques pour que le dialogue se construise. Mais pour des raisons qui m’échappent cela n’a pas abouti.
D’où la fermeture d’une classe à Fabas et l’ouverture d’une classe à Lasserre. A la rentrée on a pu constater une augmentation des effectifs à Fabas (50 élèves scolarisables à partir de 3 ans) mais on me met devant le fait accompli avec l’inscription de deux enfants de 2 ans. C’est illégal.
Il y donc nécessité à travailler pour réaliser un regroupement pédagogique en direction de Ste Croix Volvestre […] tout le monde y a intérêt, les petites classes à cours unique en milieu rural sont bien plus porteuses pour les élèves fragiles […]
Je suis prêt au dialogue avec Fabas à qui j’ai attribué un service supplémentaire à la rentrée»
Rappelons que le tribunal administratif n’a pas validé la requête de Fabas concernant la fermeture de ce poste.
*Ce territoire fait partie du réseau ambition réussite
Photo et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
Face à l’agitation médiatique qui a «parasité» le dialogue, Jacques Billant, préfet de l’Ariège, et Daniel Subervielle, inspecteur d’Académie, directeur des services départementaux de l’enseignement, ont donné mardi matin une conférence de presse afin de clarifier la situation.
«Les services de l’Etat n’ont pas vocation à maltraiter les populations, les parents d’élèves ou les élus», indiquait le Préfet en guise d’introduction.
«Depuis son arrivée dans le département, l’Inspecteur d’Académie a pour objectif d’améliorer le réseau des écoles des villes et des campagnes, de réfléchir à la mise en place d’une organisation pédagogique harmonieuse pour tous […]
La fermeture d’une classe peut être mal perçue par les parents, les enseignants et les enfants […] mais l’enjeu c’est construire l’école de demain dans le département et l’on doit se lancer aujourd’hui car demain il sera trop tard»
Le préfet a souhaité remettre l’organisation de la carte scolaire dans le contexte général du Pays d’Olmes qui travaille à son plan de revitalisation (dont la signature devrait être effective à la fin du dernier trimestre): «c’est la priorité de ce territoire fragilisé […]
Cette mobilisation des services de l’Etat ne doit pas être parasitée par la fermeture de classes, nous avons un objectif plus ambitieux qui ne s’arrêtera pas à ces blocages […]
Le débat sera organisé autour de ce plan de revitalisation qui engagera les élus, le Conseil Général, le Conseil Régional et les services de l’Etat y compris ceux de l’éducation nationale afin de construire l’école de demain»
Revenant sur la prise en otage des trois enseignantes à Laroque d’Olmes: «cette situation est inacceptable […] il n’est pas acceptable non plus d’entendre des critiques d’ordre personnel sur l’Inspecteur d’Académie dans l’exercice de ses fonctions […]
Tout ce qui se passe à l’heure actuelle parasite notre travail car notre souci est de maintenir le dialogue avec l’ensemble des acteurs sur le Pays d’Olmes et de construire quelque chose de durable […] je pense qu’aujourd’hui la confiance est restaurée […] me concernant il n’y a jamais eu rupture de dialogue avec les élus»
Daniel Subervielle a indiqué que l’école Lamartine de Lavelanet disposait de 8 postes d’enseignants et d’un poste d’enseignant en surnuméraire depuis jeudi dernier et pour un an: «nous allons demander au conseil d’école (dans lequel siègent représentants de parents d’élèves, syndicats, élus, enseignants) la façon dont il pourra et voudra l’utiliser et je validerai la proposition qui me sera faite […]
Cette démarche satisfait le Maire de Lavelanet qui s’est engagé à poursuivre sa réflexion pour l’organisation de l’école de demain*»
Les Arcanes de l’administration sont telles que le département de l’Ariège dispose pour la rentrée d’une trentaine d’enseignants en surnombre mis à disposition par l’Académie, qui pour des raisons techniques de mobilité des personnels (départs à la retraite, congés maternité, recrutements…), sont affectés temporairement sur des postes.
«Ils sont budgétés sur le budget de l’Académie mais dans chaque département il y a un plafond d’emploi (dans l’Ariège 754,5 postes)»
D’aucuns ont du mal à imaginer que l’on puisse fermer un poste et maintenir sur ce même poste un enseignant en surnuméraire pour un laps de temps déterminé.
A Laroque l’enseignant en surnombre fera un mi-temps car comme l’a indiqué l’inspecteur d’Académie «il y a deux écoles, l’une de 4 classes et 79 élèves où la situation est «confortable»; l’autre avec au départ trois classes et un effectif constaté de 47 élèves (il y a eu 7 départs pendant l’été) […]
Avec la suppression due au réajustement de rentrée je défie quiconque de prouver que la situation pédagogique est déplorable. J’ai donc décidé d’accorder un maître en surnombre (1/2 service) Pendant deux jours par semaine, il y aura donc trois enseignants à Laroque […]
Le plan de revitalisation devra intégrer ces pistes de réflexion: globalisation des effectifs, regroupement des écoles élémentaires, restructuration des maternelles»
Quant à Fabas, dernier établissement à défrayer la chronique: «il y a là une réelle incompréhension, poursuit Daniel Subervielle.
Au printemps, trois classes et 44 élèves, j’ai proposé aux maires de Lasserre et Fabas l’idée d’un regroupement pédagogique, j’ai travaillé les aspects techniques pour que le dialogue se construise. Mais pour des raisons qui m’échappent cela n’a pas abouti.
D’où la fermeture d’une classe à Fabas et l’ouverture d’une classe à Lasserre. A la rentrée on a pu constater une augmentation des effectifs à Fabas (50 élèves scolarisables à partir de 3 ans) mais on me met devant le fait accompli avec l’inscription de deux enfants de 2 ans. C’est illégal.
Il y donc nécessité à travailler pour réaliser un regroupement pédagogique en direction de Ste Croix Volvestre […] tout le monde y a intérêt, les petites classes à cours unique en milieu rural sont bien plus porteuses pour les élèves fragiles […]
Je suis prêt au dialogue avec Fabas à qui j’ai attribué un service supplémentaire à la rentrée»
Rappelons que le tribunal administratif n’a pas validé la requête de Fabas concernant la fermeture de ce poste.
*Ce territoire fait partie du réseau ambition réussite
Photo et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 15/09/2009 | 21:26 | Lu: 6528 fois
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