La Chasse suspendue dans l'Ariège?
Lien permanent vers l'article: http://www.ariegenews.com/news-10195.html
23/09/2009 | 20:25
Hier après midi, la décision du Tribunal administratif de Toulouse est tombée: l’arrêté du 10 juin dernier, fixant l’ouverture et la fermeture de la chasse, est bel et bien suspendu.
C’est donc la saison de chasse qui est mise en suspens, provoquant la colère des chasseurs du département.
Le Comité Ecologique de l’Ariège avait attaqué cet arrêté, avec pour argument qu’il ne prévoit aucune mesure de protection de l’ours brun, et qu’il autorise la chasse au Grand Tétras et au lagopède alpin, des espèces qui seraient (selon eux) menacées par les actions de chasse.
Ces arguments ont été jugés valables par le tribunal.
Il a été demandé au préfet de «prendre des mesures de protection de l’ours s'appliquant à la chasse en battue dans le délai d'un mois»
L’Etat a aussi été condamné à verser 1000 euros au Comité Ecologique Ariégeois.
Aujourd’hui, des membres de la Fédération Départementale de Chasse (comptant 7500 membres) ont rencontré le préfet de l’Ariège qui doit désormais prendre des mesures suite à la lecture de cette décision de justice.
Mais pour l’instant, ni la préfecture, ni la fédération n’ont souhaité communiquer sur les résultats de cette délicate entrevue.
Jean-Pierre Delorme, président du Comité Ecologique de l’Ariège, est quant à lui très satisfait de la décision qui vient d’être prise: «on considère que c’est une très bonne nouvelle.
Dans l’Ariège, la fédération des chasseurs est très puissante, et ne veut rien lâcher. Certaines dispositions réglementaires liées à la protection des espèces ne sont pas appliquées, c’est pourquoi nous avons attaqué cet arrêté en justice»
Il ajoute: «c’est tout de même une décision exceptionnelle qui met l’autorité prefecturale face à ses contradictions, et oblige le préfet à apporter des réponses claires»
D’après l’association écologiste d’une centaine de membres, il s’agit d’espèces à protéger, qui ont déjà disparu dans le Jura et dans les Alpes et toujours selon l'association, les derniers résultats en matière de comptage seraient préoccupants.
Selon eux, des mesures de conservation s’imposent: «il faudrait tout simplement arrêter de chasser le Grand Tétras et le logopède alpin»
«Les effectifs de ces deux espèces ont subi une diminution d’au moins 30% entre 1995 et 2009, dans la Haute Chaîne Centrale des Pyrénées, et dans le Piémont Central»
Quant à l’ours, ils estiment qu’il faudrait adopter des mesures pour qu’il ne soit pas dérangé par la chasse, notamment pendant les périodes d’hibernation et de pré hibernation.
Du côté des chasseurs, on affirme que les deux espèces d’oiseaux sont stables depuis 50 ans, et que l’activité cynégétique est très réglementée.
Dans l’arrêté suspendu, la période de chasse du Grand Tétras s’étale par exemple du 20 septembre au 11 octobre 2009. De plus, ils affirment que le taux moyen de reproduction de ces animaux a augmenté en 2009.
Cet après-midi, un chasseur nous confiait malgré tout, «c’est vrai que le Grand Tétras est une espèce qui ne se porte pas très bien. L’intérêt, c’est de faire des prélèvements limités.
Je pense que les écologistes ont aussi le droit au chapitre, mais ils devraient s’impliquer plus sur le terrain au lieu d’aller faire des recours en justice. On leur a déjà proposé de venir faire des comptages avec nous: ils ne sont jamais venus»
Il ajoute, «c’est vrai aussi que le climat entre écologistes et chasseurs n’est pas bon; et que les actuels dirigeants de la fédération de chasse ne sont pas très enclins à communiquer avec les associations écologistes»
Le manque de communication entre chasseurs et écologistes est donc peut-être en partie à l’origine de ce genre de situation explosive.
En attendant, la saison de chasse reste suspendue, notamment à l’interprétation qui sera faite par le préfet de la décision rendue par la justice.
Crédit photo: Oscar
C’est donc la saison de chasse qui est mise en suspens, provoquant la colère des chasseurs du département.
Le Comité Ecologique de l’Ariège avait attaqué cet arrêté, avec pour argument qu’il ne prévoit aucune mesure de protection de l’ours brun, et qu’il autorise la chasse au Grand Tétras et au lagopède alpin, des espèces qui seraient (selon eux) menacées par les actions de chasse.
Ces arguments ont été jugés valables par le tribunal.
Il a été demandé au préfet de «prendre des mesures de protection de l’ours s'appliquant à la chasse en battue dans le délai d'un mois»
L’Etat a aussi été condamné à verser 1000 euros au Comité Ecologique Ariégeois.
Aujourd’hui, des membres de la Fédération Départementale de Chasse (comptant 7500 membres) ont rencontré le préfet de l’Ariège qui doit désormais prendre des mesures suite à la lecture de cette décision de justice.
Mais pour l’instant, ni la préfecture, ni la fédération n’ont souhaité communiquer sur les résultats de cette délicate entrevue.
Jean-Pierre Delorme, président du Comité Ecologique de l’Ariège, est quant à lui très satisfait de la décision qui vient d’être prise: «on considère que c’est une très bonne nouvelle.
Dans l’Ariège, la fédération des chasseurs est très puissante, et ne veut rien lâcher. Certaines dispositions réglementaires liées à la protection des espèces ne sont pas appliquées, c’est pourquoi nous avons attaqué cet arrêté en justice»
Il ajoute: «c’est tout de même une décision exceptionnelle qui met l’autorité prefecturale face à ses contradictions, et oblige le préfet à apporter des réponses claires»
D’après l’association écologiste d’une centaine de membres, il s’agit d’espèces à protéger, qui ont déjà disparu dans le Jura et dans les Alpes et toujours selon l'association, les derniers résultats en matière de comptage seraient préoccupants.
Selon eux, des mesures de conservation s’imposent: «il faudrait tout simplement arrêter de chasser le Grand Tétras et le logopède alpin»
«Les effectifs de ces deux espèces ont subi une diminution d’au moins 30% entre 1995 et 2009, dans la Haute Chaîne Centrale des Pyrénées, et dans le Piémont Central»
Quant à l’ours, ils estiment qu’il faudrait adopter des mesures pour qu’il ne soit pas dérangé par la chasse, notamment pendant les périodes d’hibernation et de pré hibernation.
Du côté des chasseurs, on affirme que les deux espèces d’oiseaux sont stables depuis 50 ans, et que l’activité cynégétique est très réglementée.
Dans l’arrêté suspendu, la période de chasse du Grand Tétras s’étale par exemple du 20 septembre au 11 octobre 2009. De plus, ils affirment que le taux moyen de reproduction de ces animaux a augmenté en 2009.
Cet après-midi, un chasseur nous confiait malgré tout, «c’est vrai que le Grand Tétras est une espèce qui ne se porte pas très bien. L’intérêt, c’est de faire des prélèvements limités.
Je pense que les écologistes ont aussi le droit au chapitre, mais ils devraient s’impliquer plus sur le terrain au lieu d’aller faire des recours en justice. On leur a déjà proposé de venir faire des comptages avec nous: ils ne sont jamais venus»
Il ajoute, «c’est vrai aussi que le climat entre écologistes et chasseurs n’est pas bon; et que les actuels dirigeants de la fédération de chasse ne sont pas très enclins à communiquer avec les associations écologistes»
Le manque de communication entre chasseurs et écologistes est donc peut-être en partie à l’origine de ce genre de situation explosive.
En attendant, la saison de chasse reste suspendue, notamment à l’interprétation qui sera faite par le préfet de la décision rendue par la justice.
Crédit photo: Oscar
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 23/09/2009 | 20:25 | Lu: 35232 fois
Dans la même rubrique:
- Réunion d'agriculteurs pour des pratiques agronomiques respectueuses de l'environnement et...
- Baguage de la caille des blés sur la commune de Léran
- 250 opposants à l'ours manifestent à Saint Girons
- La chambre d'agriculture de l'Ariège aide les agriculteurs à valoriser leurs parcelles boisées
- Concours Photo et agriculture ariégeoise
- ONCFS: du bon usage de la nature
- Transhumance en haut Salat, tradition et convivialité au rendez-vous
- Journée nationale «Protégeons la nature»
- Ferme Les Moulis: au paradis des Chèvres «Mohair»
- Arboriculture: des techniques alternatives pour l'agriculture de demain







Festival de Grands Chemins
Camping La Porte des Cimes