La galerie d'art Arcima à Paris reçoit du 12 au 29 octobre l'exposition "Mes Tunisiennes sous le ciel d'Orus" en hommage à l'artiste peintre ariégeois Henri Cabezos.
Cette présentation d'un immense travail, inspirée par la rencontre avec une terre méditerranéenne, nous offre à voir tout le talent d'un créateur qui sait se jouer non des couleurs mais de la Couleur qui présente des tons différents, c'est son expression pour définir cette palette inouïe de nuances, ordonnancées telle une mosaïque ancienne, ayant su garder quelques pans des mystères, jalousement tus par ses auteurs de l'époque.
Bien sûr les couleurs de Nabeul, pays des potiers, animent l'ensemble de la collection, en traçant une sorte de parcours créatif allant de la saturation de la toile à une épure tendant à l'incrustation dans le support portant la toile, mais il y a aussi là, la trajectoire singulière d'un artiste accompli, trouvant aujourd'hui, un demi siècle plus tard, une résonnance avec ses premières œuvres dans lesquelles déjà s'invitaient la mosaïque et ses couleurs terriennes se teintant de reflets d'or.
Après quelques rares moments privilégiés où ses œuvres furent présentées au public, notamment la première, en 1957, à Toulouse, qui marque profondément ses recherches picturales, 1969/1970, où s'invite l'engagement politique, particulièrement en faveur de la solidarité avec l'Amérique Latine, 1990 est le nécessaire moment d'une réponse aux appels du terroir et du pays natif avec "Sourcellerie" exposition forcément teintée de nostalgie et de gravité, née, au bord de la rivière, d'une installation sur les rochers, les rives, les pourtours...
jusqu'aux toiles et sculptures en atelier …, 1994/2001, c'est le temps des gravures, avec Philippe Parage ; l'intervention d'un peu de hasard qu'il faut accepter dans son travail…et enfin "Mes Tunisiennes sous le ciel d'Orus" à Paris.
Il en parle avec un attachement particulier en raison sans doute de l'accueil chaleureux qu'il reçu de la part des étudiants tunisiens à l'occasion d'un voyage de travail pour l'Ecole d'architecture de Toulouse où il enseigne.
Il est vrai qu'il se dégage de cette exposition une atmosphère confraternelle, une sorte de réceptivité émotionnelle, portée par des encres, des huiles, des acryliques…qui témoignent d''une envie de partage, d'une écoute de l'autre, d'une restitution à l'autre de sa part d'apport à la culture universelle qui façonne l'esprit des hommes animés de paix…
Henri Cabezos, signe là, par cette présentation parisienne, tout son engagement en faveur d'un art du sens, de l'émotion, de l'engagement et du témoignage.
En cela, il s'inscrit parfaitement dans la démarche d' Arcima qui, depuis quinze, maintenant maintient cette ligne.
Exposition "Mes Tunisiennes sous le ciel d'Orus"
du 12 au 29 octobre 2006
Galerie Arcima 161 rue St Jacques 75005 Paris
Tel: 01 46 33 00 11
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