L'Ariège maintient sa position chez Airbus malgré la tourmente de l'A380
La métallurgie et l’industrie avionique sont des secteurs forts du département de l’Ariège.
La dynamique Airbus draine près de 2000 salariés. Les entreprises ariégeoises calquent leur croissance sur celle du constructeur toulousain.
La fabrication de l’A380 devait booster la production et conforter l’économie locale. Seulement voilà, la fabrication vacille et prend du retard… 18 mois au bas mot.
Un laps de temps qu’il va falloir combler. Les entreprises ariégeoises vont-elles souffrir de la situation?
La question a été posée à Daniel Raynal, directeur de la chambre de commerce et de l’industrie de l’Ariège.
«Aujourd’hui, trois entreprises ariégeoises soufrent directement de la situation d’Airbus. La problématique se concentre sur 1000 salariés répartis sur les usines de Fortech et Aubert Duvall. Au-delà du ralentissement de la construction de l’A380, il y a une réorganisation complète de la relation commerciale entre Airbus et ses sous-traitants.
La société toulousaine entend faire des économies en ramenant le nombre d’entreprises de rang 1 (sous-traitance directe) de 3500 à 500. Une redéfinition qui provoque un changement radical. Il devient nécessaire de se mutualiser pour faire face à la concurrence.
L’inquiétude touche plus particulièrement les petites entreprises.
En effet, elles ne pourront résister à une réorientation du rang 1 à un second voire une troisième place dans la hiérarchie de la sous-traitance.
Une vingtaine d’entreprises sont concernées sur le département. La baisse d’activité de l’A380 est l’occasion de mettre en place cette mutation.
Pour les plus grosses entreprises , la crise de l’A380 s’inscrit dans le contexte de la montée en charge de moyen porteurs comme les A320 et le dernier né, l’A350. Cette montée en puissance devrait palier, chez nous, à la majorité des risques. En effet, Fortech et Aubert Duvall devraient avoir des commandes en ce sens et ainsi permettre de maintenir le rythme de travail»
Une enquête réalisée par la CCI de l’Ariège va bientôt être publiée.
Elle fera le point au cas par cas sur la situation de la vingtaine d’entreprises ariégeoises concernées.
Crédit photo: ©Service communication Airbus Toulouse-Blagnac
Lien permanent vers l'article: http://www.ariegenews.com/news-1926.html
11/12/2006 | 08:44
La métallurgie et l’industrie avionique sont des secteurs forts du département de l’Ariège.La dynamique Airbus draine près de 2000 salariés. Les entreprises ariégeoises calquent leur croissance sur celle du constructeur toulousain.
La fabrication de l’A380 devait booster la production et conforter l’économie locale. Seulement voilà, la fabrication vacille et prend du retard… 18 mois au bas mot.
Un laps de temps qu’il va falloir combler. Les entreprises ariégeoises vont-elles souffrir de la situation?
La question a été posée à Daniel Raynal, directeur de la chambre de commerce et de l’industrie de l’Ariège.
«Aujourd’hui, trois entreprises ariégeoises soufrent directement de la situation d’Airbus. La problématique se concentre sur 1000 salariés répartis sur les usines de Fortech et Aubert Duvall. Au-delà du ralentissement de la construction de l’A380, il y a une réorganisation complète de la relation commerciale entre Airbus et ses sous-traitants.
La société toulousaine entend faire des économies en ramenant le nombre d’entreprises de rang 1 (sous-traitance directe) de 3500 à 500. Une redéfinition qui provoque un changement radical. Il devient nécessaire de se mutualiser pour faire face à la concurrence.
L’inquiétude touche plus particulièrement les petites entreprises.
En effet, elles ne pourront résister à une réorientation du rang 1 à un second voire une troisième place dans la hiérarchie de la sous-traitance.
Une vingtaine d’entreprises sont concernées sur le département. La baisse d’activité de l’A380 est l’occasion de mettre en place cette mutation.
Pour les plus grosses entreprises , la crise de l’A380 s’inscrit dans le contexte de la montée en charge de moyen porteurs comme les A320 et le dernier né, l’A350. Cette montée en puissance devrait palier, chez nous, à la majorité des risques. En effet, Fortech et Aubert Duvall devraient avoir des commandes en ce sens et ainsi permettre de maintenir le rythme de travail»
Une enquête réalisée par la CCI de l’Ariège va bientôt être publiée.
Elle fera le point au cas par cas sur la situation de la vingtaine d’entreprises ariégeoises concernées.
Crédit photo: ©Service communication Airbus Toulouse-Blagnac
publié le: 11/12/2006 | Lu: 17733 fois
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