Un Ariégeois sur les traces des Lapons
Nicolas CAVIALE, 29 ans est enseignant au Lycée Agricole de Pamiers depuis 3 ans.
Ingénieur Agronome de formation, il est très tôt passionné de montagne et d’évasion. De retour d’un volontariat à l’aide technique dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises (archipel des Kerguelen), il passe son Brevet d’Etat d’Accompagnateur en Montagne en 2002 et continue de parcourir les montagnes du monde pour ne jamais cesser de s’émerveiller et de s’étonner.
Toujours en partance vers de nouveaux chemins de traverses, il prépare activement pour 2007 deux nouveaux raids en Islande et en Nouvelle Zélande.
En direct avec Nicolas Caviale: « Des bruits feutrés envahissent la toundra. Deux ombres fantomatiques percent de leur cri strident ce silence matinal. Suis-je à la fin de mon rêve ?
En cette fin d’hiver, les esprits de la forêt s’agitent et se réveillent comme poussés par un dévorante envie de vivre. Je goutte aux dernières minutes de sommeil, à l’écoute de ces sons insolites. Bien au chaud au fond de mon duvet, mon esprit vagabonde et retourne en arrière. Le départ de Kiruna en train il y a une semaine et l’arrivée à Abisko en fin d’après midi.
C’est de ce village perdu au milieu de la Laponie Suédoise, situé à 250 km au nord du cercle polaire arctique que j’ai entrepris cette expérience mûrie depuis ma plus tendre enfance. Partir en solitaire et en autonomie dans les vastes étendues sauvages du grand nord, savourer ces moments de silence, d’incertitude et d’efforts au milieu d’une nature grandiose et intransigeante.
Avec pour seuls et uniques compagnons mon traîneau, une pulka Norvégienne lourdement chargée (45 kg) et mes skis, j’ai ainsi parcouru une centaine de kilomètres à travers les étendues glacées du Parc National d’Abisko et du massif du Kebnekaise au nord de la Suède, tout près de la frontière Norvégienne.
Mes premiers sites d’entraînement sur les Plateaux de l’Aubrac avaient certes du caractère mais ici s’ajoutent la majesté incontestable des paysages et un isolement authentique. Sans assistance radio ni satellite la rigueur était de mise tant au niveau de mes propres conditions physiques que du matériel employé.
Pour cette première expédition, j’ai pu bénéficier de l’assistance technique et matérielle (tente, skis, nourriture spécialisée etc.) du Groupe Militaire de Haute Montagne basé à Chamonix.
Pour l’an prochain, un nouveau voyage est en préparation mais à plusieurs cette fois dans le massif du Sarek, un massif plus marqué par le relief et plus sauvage. De grands frissons en perspective !»
Crédit photos: Nicolas Caviale
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