Saint-Girons: Séminaire de musicothérapie et intervention de Joël Sternheimer
L’organisation d’un séminaire sur le thème des «Actualités en Musicothérapie» était l’occasion pour les deux associations organisatrices, EchoSanté et l’Association des Médecins du Couserans d’inviter le professeur Joël Sternheimer à exposer sa découverte des «protéodies»
Docteur en physique théorique, spécialiste de la physique quantique, ce chercheur hors du commun découvre, en travaillant sur le problème de la distribution des masses de particules que celles-ci sont réparties suivant une gamme musicale, proche de la gamme dite «tempérée»
Pour essayer de faire simple, disons que les protéines sont formées de chaînes d’acides aminés. Lorsque l’acide aminé se fixe sur l’A.R.N. messager, il émet un signal de type ondulatoire qu’il est possible, pendant quelques secondes, de mesurer.
C’est en effectuant ces mesures, par un procédé particulièrement complexe, que le chercheur découvre une «onde d’échelle» propre à chaque acide aminé, qui lui permet de transposer ce dernier sous la forme d’une note de musique.
La chaîne protidique se trouve dès lors transformée en une suite de notes composant la mélodie de la protéine.
Joël Sternheimer donne à cette mélodie, qui n’en est pas vraiment une, le nom de «protéodie» Dès lors, tout est simple (si l’on peut dire ...) Puisque l’on connaît la mélodie de la protéine, on peut dialoguer avec elle! On peut, en diffusant la mélodie correspondante au métabolisme de la protéine sur laquelle on veut agir, la stimuler ou au contraire, l’inhiber.
Depuis 20 ans (le brevet de décodage des protéodies a été déposé en 1992, mais J.S. décode depuis 1985), plus de 600 protéines ont ainsi été décodées. Restait à expérimenter cette extraordinaire découverte.
Ce fut chose faite en 1993 sur des plans de tomates. En 1990, trois chercheurs espagnols isolent la protéine de résistance à la sécheresse de la tomate. C’est la protéine TAS14. J.S. la décode et diffuse, 3 minutes par jour, à l’aide d’un simple radiocassette, la protéodie à des plans de tomates.
Quelques semaines plus tard, il constate que les tomates «musicales» sont de 2 à 3 fois plus nombreuses et deux fois plus grosses que les tomates témoin plantées plus loin et qui n’avaient pas «écouté» la musique. L’expérience a été reproduite au Sénégal avec des résultats encore plus probants.
D’autres expériences sur la panification, ou sur des cultures d’avocats ou d’algues ont été depuis menées avec succès. D’ailleurs qui n’a pas entendu parler, bien avant de connaître J.S., de l’ «effet Mozart» selon lequel la production de lait des vaches est augmentée si ces bovins écoutent certaines partitions du divin musicien.
A titre d’exemple, Joël Sternheimer a présenté lors du séminaire la partition en question et sa correspondance avec les protéines «décodées» et les protéodies attachées... D’ailleurs, il ne compte pas s’arrêter là.
Il avoue avoir testé avec succès sa découverte sur des organismes animaux et humains. Les champs d’application sont immenses, mais le chercheur reste prudent: il peut y avoir des risques en cas d’utilisation malencontreuses des protéodies.
Il n’empêche que cette découverte, par ses possibles applications dans le domaine de l’agroalimentaire, de la santé, de l’environnement, de la vie même, peut être essentielle tant pour lutter contre la malnutrition, que contre les maladies, y compris le cancer et les maladies d’Altzeimer ou de Parkinson pour ne citer qu’elles, ou la pollution et la dégradation de notre environnement. A suivre donc...
Qui est Joël Sternheimer? Biographie simplifiée d'un chercheur indépendant.
Né en 1943 dans l’Ain, adopté en qualité de pupille de la Nation en 1948, diplômé d’Etudes Supérieures de Mathématiques Approfondies en 1964, Joël Sternheimer obtient son doctorat en physique théorique à Lyon à 23 ans.
En 1967, Louis de Broglie, prix Nobel en 1929 avec qui il travaille sur la théorie quantique, le missionne à l’université de Princeton pour y poursuivre ses recherches. C’est là qu’il rencontre, entre autres savants, Robert Oppenheimer considéré comme le père de la bombe atomique.
C’est à ce moment là que se passe un épisode qui va bouleverser la vie du jeune chercheur: nous sommes en pleine guerre du Vietnam et l’administration US décide de réorienter ses recherches, et donc ses crédits, vers d’autres laboratoires spécialisés dans la fabrication d’armes que l’on n’appelait pas encore «de destruction massive»
Le poste d’assistant du professeur Wigner qu’occupe Joël Sternheimer est supprimé, avec des dizaines d’autres. Que faire?
Oppenheimer, qui ne s’est jamais vraiment remis de la funeste paternité qui a fait sa «gloire», lui conseille de devenir chercheur indépendant. En France, le chanteur Antoine, qui ne sort «que de Centrale», fait un tabac avec ses «Elucubrations»
Et pourquoi pas moi, se dit Joël, qui gratte un peu la guitare? Profitant des vacances de Noël, il passe avec succès une audition chez Disc’AZ et enregistre sous le nom d’Evariste (en hommage au génial mathématicien Evariste Galois) un disque en forme de dialogue surréaliste entre un oiseau de nuit et un saurien rugissant.
«Connais-tu l’animal qui inventa le calcul intégral ?» qui rencontre un succès considérable. Joël/Evariste mène ainsi deux carrières de chanteur-auteur-compositeur-interprète et de chercheur indépendant jusqu’en 1978 où il décide de se consacrer entièrement à la recherche.
Photo: ©AriegeNews 2007 |