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Grève du 20 novembre: forte mobilisation à Foix
Au septième jour de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, ce sont les salariés de la fonction publique qui sont descendus dans la rue pour clamer leur mécontentement.
Christophe Couderc (secrétaire départemental CGT) présent dès le premier jour auprès des cheminots et des salariés EDF, avait déjà évoqué «la convergence des appels à la grève pour cette journée du 20 novembre et la cohésion des syndicats dans cette épreuve de force face aux réformes menées par Nicolas Sarkozy»
Mardi après-midi, ils étaient plus d’un millier (d’après les sources officielles) a avoir répondu à l’appel de la totalité des huit fédérations syndicales (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et l’UNSA) représentatives des trois Fonctions Publiques: fonction publique d’Etat, fonction publique territoriale et fonction publique hospitalière.
C’est sur les hauteurs des allées de Villote que les manifestants et sympathisants (parmi lesquels quelques ténors politiques) se sont donnés rendez-vous avant d’être rejoints par le bruyant cortège des cheminots, EDF-GDF et leurs véhicules pour écouter le discours unitaire des responsables syndicaux.
A l’ordre du jour: les salaires et l’emploi public.
«Le président de la République a fait sa campagne sur le pouvoir d’achat mais nous pouvons constater de fait qu’il en exclut les fonctionnaires.
Le retard accumulé sur l’inflation depuis la dernière négociation salariale en 2000 a atteint 6% en janvier 2007 pour les actifs, soit l’équivalent de 50 jours de salaire.
Dans le même temps, les 3500 foyers fiscaux les plus riches de France ont connu un accroissement de leurs revenus de 48,6%… Pour les fédérations syndicales de fonctionnaires, seule une augmentation du point d’indice est pertinente…
C’est pourquoi, nous réitérons aujourd’hui notre exigence d’ouverture immédiate de négociations salariales pour obtenir une augmentation du point d’indice et une refonte globale de la grille des salaires»
Quant à l’emploi public, «c’est l’inflation dans la suppression, qu’on en juge : presque 10.000 suppressions de postes en 2006, plus de 15.000 en 2007 et 150.000 suppressions sont prévues d’ici 2012 rien que pour l’Etat… le tout sans débat préalable…
Les réseaux hospitalier, scolaire, judiciaire et autres seront affaiblis par les fermetures non seulement de postes, mais sans doute carrément de services ou d’établissements entiers, comme le tribunal de Pamiers pour ne prendre que l’exemple le plus récent…
Ce sera des trous entiers dans le maillage du Service Public… Aujourd’hui nous sommes mobilisés très fortement dans l’espoir qu’enfin nous soyons entendus et que de vrais négociations puissent se mettre en place.
Les 8 fédérations syndicales, dans l’unité ont décidé d’interpeller à nouveau par lettre le ministre de la Fonction Publique en exigeant qu’il réponde à nos revendications»
Les fédérations syndicales de la fonction publique ont d’ores et déjà prévu au plan national de se revoir aujourd’hui mercredi 21 novembre pour «examiner les éventuelles réponses du gouvernement et envisager les suites de la mobilisation»
De son côté Nicolas Sarkozy, resté silencieux depuis le début du conflit, a affiché sa fermeté en s’exprimant à la tribune du congrès des maires de France en ces termes: «On ne cédera pas et on ne reculera pas», s'engageant à «mener les réformes dont la France a besoin»
Le président a évoqué «le sort des millions de français pris en otages dans un conflit qui ne les concerne pas» et reprenant la célèbre formule du communiste Maurice Thorez pendant les grèves de 1936: «Il faut savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion»
Nicolas Sarkozy a ajouté à la veille de l’ouverture de négociations tripartite (syndicats, entreprises concernées, Etat) sur le réforme des régimes spéciaux que «l'esprit de négociation doit l'emporter sur l'esprit de confrontation»
Enfin concernant le spectre de la baisse du pouvoir d’achat, le président a précisé que d’ici quelques jours, il annoncerait «des initiatives pour répondre à l'angoissante question du pouvoir d'achat, de la croissance et de l'emploi»
Alors que des négociations doivent commencer ce mercredi sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, Nicolas Sarkozy a affirmé que «c'est sur le terrain de la négociation que chacun doit désormais s'efforcer de faire valoir son point de vue»
Photos et vidéo: ©AriegeNews 2007 |
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publié le: 21/11/2007 |
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