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    Agriculture & Environnement    
20/01/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Baguage nocturne de la bécasse des bois en Ariège

 Ils sont agents de l’office national de la chasse et de la faune sauvage ou techniciens de la fédération de chasse de l’Ariège et tous passionnés par la bécasse des bois, le gibier à plume le plus difficile à chasser et le plus énigmatique aussi.

Oiseau migrateur, la bécasse quitte en automne la Scandinavie, la  Russie, l'Europe Centrale pour gagner la France et les territoires tempérés.

Cette migration s'amorce dès la mi-septembre avec un pic de la migration post-nuptiale se situant généralement vers la mi-novembre, puis elle repart au mois de mars.

La migration des bécasses se déroule de nuit, par petits vols de quelques individus. 

Durant la journée, la bécasse se cache dans les bois sans bouger. Ce n'est que le soir venu qu'elle prend son vol pour aller chercher sa nourriture, des lombrics, dans les prairies pâturées.

Afin de mieux connaître cet oiseau atypique et son habitat naturel, des techniciens procèdent depuis 20 ans au baguage des bécasses en transit dans le département. Au niveau national ils sont 355 bagueurs dont huit dans le département de l’Ariège.

Certains appartiennent  au club national des bécassiers, d’autres pratiquant la chasse ou l’observation mais tous ont en commun cette passion pour cet oiseau sauvage atypique.

C’est avec Pierre de la Chapelle et Hervé Dillenseger techniciens de l’environnement à l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), Pascal Fosty, technicien de la fédération des chasseurs de l’Ariège que nous avons arpenté les champs et les prairies vallonnées sur la commune de Loubens.

L’observation se fait au phare et un technicien actionne au moment propice une nasse montée sur une perche de huit mètres.
L’oiseau capturé est observé, pesé, bagué puis libéré.

Le baguage (5.000 oiseaux marqués chaque année) permet d’évaluer les taux de survie de l’espèce.

Il est demandé aux chasseurs de retourner les bagues d’oiseaux prélevés à la chasse, ils contribuent ainsi à la gestion des données. 
Des enquêtes informent sur le niveau des prélèvements cynégétiques et sur l'évolution de la pression de la chasse.

Enfin, des études conduites dans l'aire de reproduction principale, en Russie, renseignent sur l'état de conservation des populations dites «sources»
La plupart de ces actions entrent dans le cadre du « Réseau Bécasse » animé par l'ONCFS.

À l'heure actuelle, la tendance générale est à la stabilité des effectifs.

L'espèce demeure toutefois fragile en raison de l'engouement qu'elle suscite chez les chasseurs. Conscientes de cette fragilité, de nombreuses fédérations départementales de chasseurs ont favorisé la mise en place d'un prélèvement maximum autorisé (PMA).

«Le gibier est géré de manière internationale, explique Pierre Delachapelle, les prélèvements sont importants sur cette espèce, nous sommes vigilants car si l’effectif est en baisse nous prenons des mesures…

D’une année sur l’autre, d’importantes fluctuations peuvent être enregistrées. L’an passé par exemple, il y avait peu d’oiseaux car des inondations en Russie avaient perturbé la reproduction des bécasses
»

On observe chez cet animal migrateur des populations nicheuses dans le piémont pyrénéen.

«Mais la plupart des bécasses que l’on observe en Ariège peuvent venir de Sibérie, Pologne, Allemagne, Autriche … tout le nord de l’Europe. Une fois baguées nos homologues européens nous transmettent les informations car les oiseaux … il existe un véritable réseau international et des liens peuvent se tisser avec les autres techniciens»

La migration de la bécasse est également liée à son régime alimentaire.

Se nourrissant presque exclusivement de lombrics grâce à leur forte acuité à repérer les vibrations sous terre (les oreilles se situent au départ du bec), elles ne peuvent les capturer quand le sol est gelé (c’est le cas en Russie et dans les Pays d’Europe centrale).

La bécasse des bois possède la particularité d’être dotée d’un plumage qui lui permet de se dissimuler aisément dans l’habitat, c’est donc à la tombée de la nuit lorsqu’elle va se nourrir dans les prairies, que l’on a le plus de chances de les observer…si les conditions météo le permettent.

D’après Hervé Dillenseger «les meilleures conditions pour qu’une expédition réussisse, c’est la pluie, la lune noire et surtout pas de vent … mais on est plus ou moins chanceux! Ce sont des animaux qui peuvent faire des dizaines de kilomètres pour venir se nourrir sur une prairie spécifique, la bécasse est fidèle à ses aires de nourrissage»

Après plusieurs kilomètres de marche dans l’obscurité on observe quelques individus.

«La digestion de la bécasse est très courte si bien que l’oiseau se vide dès qu’il prend son envol, précise un technicien, on peut observer ses fientes sur le territoire qu’il fréquente… on les appelle les miroirs de la bécasse»

Une fois l’animal capturé, les techniciens procèdent à l’examen du plumage afin de déterminer l’âge.

«Aucun caractère ne distingue la bécasse mâle de la femelle, les rémiges (grandes plumes) et les petites plumes permettent de reconnaître l’âge de l’animal explique Pascal Fosty.
Leur bec est une arme de chasse redoutable pour les lombrics, des nerf tactiles permettent de localiser les vibrations du lombric sous terre
»

La bécasse reste une espèce très discrète qui mène une vie plutôt solitaire.

La période de reproduction s’étale de la fin février à la fin juillet. A cette époque précise, le mâle peut être vu ou entendu, au crépuscule et à l’aube, lors d’un vol accompagné de cris, «la croule»
La ponte comprend en général 4 œufs que la femelle couve pendant 21 à 23 jours.

Parmi les histoires merveilleuses qui courent sur cet oiseau mystérieux, on raconte que la femelle en danger s’envole avec les petits sur ses ailes…

Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   publié le: 20/01/2008
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