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Agriculture & Environnement |
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Loin du salon de l�agriculture, la vie continue pour les éleveurs ariégeois�
Alors que le 45e Salon de l’Agriculture de Paris vient d’ouvrir ses portes et que le président Sarkozy a renouvelé son désir de «refondation des modalités de mise en œuvre de la PAC» affichant ainsi sa volonté de «rupture avec le conservatisme et l’immobilisme», nous avons rencontré à Béneix, un éleveur ariégeois qui se «bat au quotidien pour garder l’exploitation familiale et la transmettre à son fils»
Gérard Bru est fier de montrer les prix qu’il a obtenu sur les salons et concours agricoles avec ses génisses suitées ou ses taureaux. Foire d’Ax, Mazères, Carcassonne, Journées agricoles d’Olmes ou salon de l’Agriculture de Paris …
Seul à la tête d’une exploitation de 130 hectares, s’occupant de 65 mères, pour Gérard Bru «on peut vivre de l’agriculture mais pas en faisant 35h»
«C’est de 70 à 80h par semaine, pas de week-end, ni de vacances, en ce moment, en pleine période des vêlages, je me lève à 5h et jusqu’à 21h il y a de quoi faire sur l’exploitation…»
Cet hiver notre éleveur a souffert pendant deux mois d’une hernie discale, et là non plus pas le temps ni les moyens de se faire plaindre. «Mon souci c’est que je suis seul sur l’exploitation, s’il m’arrive un problème de santé, je suis bloqué, les services de remplacement mis en place par la Chambre d’Agriculture et la MSA ne sont pas rentables»
Mais la relève est assurée, le jeune Aurélien, 14 ans est en classe de quatrième au lycée Agricole de Pamiers. Dès qu’il est en vacances il donne un coup de main sur l’exploitation et rêve un jour de reprendre avec son père cette terre qui l’a vu grandir.
Gérard Bru est éleveur de Gasconnes, une race parfaitement adaptée au département.
«Mon père faisait du bio alors que ce n’était pas encore dans l’air du temps : pas de désherbant, pas d’engrais… aujourd’hui j’appartiens à une filière agréée, je vends mes bêtes sur pieds mais également une paire de vaches et quelques veaux en vente directe en suivant la filière courte sur le pays d’Olmes»
Et quand on évoque la Politique Agricole Commune, l’éleveur réagit: «ce sont les papiers qui me gênent le plus, ça change tous les ans, on a du mal à suivre. Savez-vous que je dois tenir tous les jours un cahier de pâturage sur lequel je dois indiquer précisément où sont mes troupeaux…
C’est aussi cela la PAC, sans parler des tas de fumiers qui doivent être éloignés de tant de mètres des bêtes ou l’Alliance Pastorale qui descend de la Vienne chaque fois que je veux vermifuger mes vaches… Si l’on pouvait aller vers la simplification ce serait autant de temps gagné !»
Car du temps les éleveurs en perdent également sur les routes pour atteindre leurs parcelles, souvent séparées de plusieurs kilomètres.
«Les terrains constructibles s’étendent de plus en plus constate Gérard Bru, c’est souvent le meilleur de la terre qui disparaît»
Marie-Jeanne, 79 ans, s’occupe du jardin potager: «en 30 ans on a vécu une petite révolution dans le monde rural… Je ne sais pas si mon petit-fils verra autant de changements dans les trente années qui arrivent…»
Sans faste, ni ostentation, Gérard Bru, comme de nombreux éleveurs du département, défend sa terre et son travail… c’est aussi cela l’agriculture ariégeoise.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |
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publié le: 24/02/2008 |
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