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Agriculture & Environnement |
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Le Couserans berceau de la vache Casta
 Elle doit son nom à la couleur de sa robe, «castagne» qui signifie en occitan «châtaigne», très appréciée pour sa rusticité, son allure vive et son tempérament affirmé, cette petite vache peuplait au début du siècle les Pyrénées centrales, de la région de Tarbes jusqu’à Saint-Girons.
C’est vers 1860, sous l’impulsion d’Oscar de Bardies, maire d’Oust, que l’on a cherché à mieux définir cette race. En 1900 elle est officiellement désignée sous le nom de «race bovine d’Aure et de Saint-Girons»
Mais son effectif a considérablement chuté notamment à l’après-guerre, passant d’environ 30 000 têtes dans les années 1930, à moins de 8000 dans les années 1950.
Et la Casta a bien failli disparaître car en 1990 on ne comptait plus que 87 animaux. Aujourd’hui cette espèce endémique, avec à peine 222 femelles et 19 taureaux en France, est considérée comme une race menacée.
Une poignée d’éleveurs en assurent la conservation comme Sandrine Dangla à la ferme d’Ussau sur la commune de Betchat. Installée depuis 10 ans, elle a fait le choix de revenir au Pays et d’y réintroduire cette race locale.
«La Casta était réputée pour la qualité de son lait qui a longtemps été utilisé à la fabrication du fromage de Bethmale, les bœufs Castas effectuaient des travaux sous le joug ou pour le débardage en montagne.
Ici, nous utilisons le lait pour notre consommation personnelle mais la race est surtout exploitée pour la production de veaux de lait de 4 ou 5 mois […]
Sa viande a un goût à nulle autre pareille. Cette vache de petit gabarit aux cornes en forme de lyre évasée, est très prolifique, d’une étonnante longévité et d’une réelle rusticité puisqu’elle est capable de vivre dans des conditions climatiques difficiles et peut réguler ses besoins alimentaires»
L’élevage de Sandrine est composé de 10 vaches (et d’un taureau disponible à l’insémination artificielle), ces animaux sont suivis dans le cadre d’un programme de conservation génétique géré par l’institut de l’élevage mais ce n’est pas pour autant que l’élevage de cette espèce bénéficie d’aides financières ou de promotion.
«Dans le cadre du CAD (Contrat d’agriculture durable), nous bénéficions d’une aide de 45€ par vache et par an […] c’est dérisoire.
Quant à la promotion, c’est nous qui l’assurons. Nous avons monté en 2003 une association loi 1901, le Syndicat des Races Bovines des Pyrénées Centrales, regroupant les éleveurs de vaches Castas et de vaches Lourdaises désireux de promouvoir ces deux races à petit effectif des Pyrénées Centrales.
Pour se faire mieux connaître du grand public, nous sommes présents sur les salons de l’agriculture de Tarbes et Saint-Gaudens mais surtout tous les quatre ans au Salon de l’Agriculture de Paris.
Les 10 éleveurs et 26 adhérents de ce syndicat se battent pour que les produits issus de leurs animaux soient reconnus comme étant des produits de qualité et pour ce faire ils suivent un cahier des charges très strict»
Sandrine est présidente de ce syndicat mais elle compte également sur le futur Parc Naturel Régional pour assurer la promotion de cette espèce locale que l’on pourra voir défiler dans le cadre d’«Autrefois le Couserans» dimanche prochain.
Sur son exploitation de 106 hectares, elle élève des porcs gascons, des bovins et propose des goûters à la ferme ainsi que des locations d’ânes… c’est un peu la ferme du bonheur sur les hauteurs de Betchat.
Sandrine Dangla Ferme d’Ussau 09160 Betchat 05 61 96 41 76
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |
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publié le: 01/08/2008 |
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