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    Agriculture & Environnement    
23/08/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Fièvre Catarrhale en Ariège: plus de 20 cas confirmés


On attendait le SeroType 8, le plus typique qui avait fait son apparition aux Pays-Bas en 2006 et dont la progression sur le territoire national avait motivé une vaccination massive des cheptels dans le département de l’Ariège depuis la mi-juin.

Parallèlement avait lieu sur les départements des Pyrénées Atlantiques et les Landes une campagne de vaccination très localisée contre le SeroType 1 venant d’Espagne.

Alors que les éleveurs ariégeois estimaient être sortis d’affaire, ils apprennent que tout est à refaire car c’est en définitive le SeroType 1 qui a touché le département.

«Nous vivons exactement le même scénario qu’en 2006-2007 explique le Dt Jean-Claude Alzieu.

A partir de juillet-août, il y a eu propagation du Culicoïdes Imicola, ce petit moucheron vecteur de la maladie, alors même que nous étions en pleine campagne de vaccination en SeroType 8.

De nouveaux cas sont apparus dans la Haute-Garonne où nous avons eu rapidement confirmation que nous avions à faire au BTV1.

Puis l’épizootie est arrivée en Ariège par le Couserans et chose importante on la retrouve en moyenne altitude puisqu’il y a un foyer à Massat (1300m) mais également dans la région de Pamiers et sur le canton de Varilhes.

A l’heure actuelle, nous comptons une soixantaine de suspicions et plus de 20 cas formellement confirmés et typés du BTV1
»

Que faut-il retenir de cette maladie «exotique» qui touche actuellement les troupeaux ariégeois…

D’abord la fièvre catarrhale ovine (FCO ou encore «blue tongue») est une maladie virale non contagieuse pour l’homme touchant seulement les ruminants.

D’autre part,  il n’y a pas de transmission d’animal à animal, la fièvre catarrhale est une maladie vectorielle qui se transmet à la faveur d’un insecte piqueur le «Culicoïdes Imicola», un moucheron de 1mm que l’on rencontre dans les zones australes et dont seules les femelles sont hématophages.

Il pond dans des milieux humides (eau stagnante, reliquats d’ensilage), les larves se conservent pendant l’hiver mais ils sont aussi très présents dans les stabulations d’où la nécessité d’adopter des mesures d’hygiène complémentaires à la vaccination.

Concernant la pathogénie du virus, à partir d’une incubation de 8 à 18 jours, celui-ci se multiplie dans le sang (paroi de l’appareil respiratoire, muqueuses vasculaires…).

Les moutons constituent l’espèce la plus sensible avec une incubation d’une semaine, de fortes fièvres, un abattement important, des symptômes congestifs et hémorragiques (oedèmes de la face, érosion gingivales, congestion des muqueuses («blue tongue» ou congestion de la langue), les animaux souffrent d’hypersalivation, des oedèmes au niveau des pieds entraînent des boiteries, des lésions des mamelles.

On sait malheureusement que cette épizootie est fortement pathogène, c'est-à-dire à forte mortalité, mais à ce jour on ne peut pas anticiper sur les dégâts que l’on pourrait comptabiliser à terme dans le département de l’Ariège.

Cependant le Dr Alzieu est confiant, la vaccination débutera début septembre pour les ovins et les bovins. «Aujourd’hui on connaît 24 SeroTypes de ce virus, la pathogénicité est variable entre chacun de ces SeroTypes et on ne peut envisager aucune protection croisée (les animaux vaccinés pour le SeroType 8 devront l’être pour le SeroType1).

Il faudra réaliser deux injections et l’immunité sera complète à partir de 10 jours après la seconde injection. La totalité des cheptels seront vaccinés selon un plan déterminé d’ici à quelques jours par la Direction des Services Vétérinaires
»

Au cours du week-end on saura si les stocks de vaccins sont suffisants.

Cependant reste le problème posé pour les bêtes destinées à l’exportation.
Dans l’optique du BTV8 la vaccination avait été rapidement programmée afin de pouvoir commercialiser les broutards destinés au marché italien ou espagnol dès la mi-septembre.

Avec la nouvelle donne imposée par le BTV1, on ne pourra vendre à l’export qu’à la fin du mois de décembre 2008.

En cela Hervé Péloffi, président de Synergie est plutôt réservé. Les bêtes destinées à l’exportation répondent à un cahier des charges précis correspondant aux goûts du marché italien, à savoir des bovins plutôt maigres (200 à 250kg).

En effet  les broutards quittent leur mère à six mois et partent en Italie où ils seront engraissés sur une période de 8 à 9 mois pour devenir de jeunes bovins prêts à abattre.
Les italiens consomment une viande de jeunes animaux, essentiellement des mâles qu’ils abattent à 15-17 mois… ils préfèrent une viande rosée, claire et peu grasse, cela fait partie de leurs habitudes alimentaires.

«Cette vaccination engendre des délais supplémentaires et  risque d’occasionner un désastre économique, ajoute le président de Synergie, tant pour le cheptel allaitant en zone de montagne que pour les disponibilités fourragères et alimentaires, il y aura des retards de trésorerie, des problèmes avec les banques…»

Des mesures d’accompagnement économique des éleveurs vont être mises en place par le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche (Fonds d’allègement des charges, indemnisation des pertes par mortalité ou euthanasie, prise en charge des vaccinations) auxquelles s’ajoutent d’autres aides sanitaires et sociales.

«D’ores et déjà des fonds sont débloqués pour pertes directes subies par les éleveurs permettant des indemnisations, ajoute le Dr Alzieu. Elles sont  certes dérisoires, puisque un mouton est indemnisé à hauteur de 45€, mais elles ont le mérite d’exister !»

Toute maladie a aujourd’hui des solutions mais le problème économique présente un certain nombre de risques pour les filières ovines et bovines car tout animal malade ne peut être commercialisé, ni circuler dans les zones règlementées.

La Direction des Services Vétérinaires vient d’établir des périmètres de surveillance en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon où il est interdit de faire circuler les troupeaux… ce qui risque de compromettre les prochaines foires agricoles.

Les services de l’Etat ainsi que les responsables sanitaires préconisent une désinsectisation massive des animaux toutes les 3 à 4 semaines avec des produits agréés afin de ralentir, avant la vaccination, la propagation du moucheron incriminé, donc de l’épidémie.

Contact Direction des Services Vétérinaires de l’Ariège: 05 61 02 16 01

AriegeNews TV


Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   auteur: Laurence Cabrol  |  publié le: 23/08/2008
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