Fièvre catarrhale, le point sur l’épizootie en Ariège
 Une semaine après les premiers cas de «fièvre catarrhale ovine», c’est aujourd’hui plus de 160 déclarations de suspicions détectées par le réseau de surveillance vétérinaire dans le département de l'Ariège.
A la suite de prélèvements sur animaux malades et de recherches virologiques, 99% des déclarations cliniques apportées par les services vétérinaires tendraient à confirmer ces suspicions.
Les services de l’Etat en alerte depuis plusieurs jours rappellent que cette maladie virale n’est pas contagieuse pour l’homme, et malgré l'épidémie de fièvre, le lait, la viande, le fromage, tout produit issu des élevages ovins, caprins et bovins, en l'état ou transformé, est consommable.
De plus, et cela afin de désamorcer les rumeurs les plus folles, la Direction départementale des services vétérinaires précise «à l'exception bien sûr des animaux infectés et malades, la circulation de tous les animaux à destination de l'abattoir reste libre»
Les foires se poursuivent, elles aussi, normalement: «le principe de circulation est normal dans une zone de même statut sauf si les animaux sont infectés»
Concernant la Foire du Mas d’Azil qui ouvre la saison dimanche prochain, elle est bien entendue maintenue. Les animaux qui y participent devront réaliser une visite sanitaire chez le vétérinaire et seront obligés comme tous les autres de se faire désinsectiser afin de lutter contre le vecteur, le fameux moucheron qui a ingéré le virus et qui le transmet au bétail par piqûre.
En attendant le vaccin contre le SeroType 1 qui devrait être disponible à la fin de la semaine, les services de la DDSV demandent une désinsectisation des cheptels, des bétaillères et des étables afin de lutter contre la propagation de l’épizootie.
Les conditions de circulation n’ont donc pas changé sauf vers l’Espagne et l’Italie.
Les broutards destinés à l’exportation qui avaient été vaccinés dès le mois de juin contre le SeroType 8 devront également l’être contre le SeroType1.
«Depuis samedi, ajoutent les services de la DDSV, nous sommes en zone réglementée 1-8, nous avons basculé en zone réglementée, après vaccination contre le BTV1, il faut attendre 60 jours avant de pouvoir songer à l’exportation… le cheptel ariégeois représente 200.000 têtes (bovins, caprins, ovins) il faudra organiser cette vaccination»
Notons que les particuliers propriétaires d’un seul ruminant sont eux aussi concernés par la vaccination.
«La vaccination est gratuite, elle est prise en charge par le ministère de l’agriculture... Les instances centrales négocient pour une participation de l’Etat au regard des frais supplémentaires engendrés»
Inutile d’être grand vizir pour pronostiquer dès à présent d’importantes pertes chez les éleveurs ariégeois… Une filière qui n’avait pas besoin de cela.
Photo: ©AriegeNews (archives) |