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Agriculture & Environnement |
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La fièvre catarrhale ovine prend de l�altitude
Depuis plusieurs mois les éleveurs du département de l’Ariège vivent avec la peur au ventre, celle de découvrir chaque matin un animal malade, victime du terrible moucheron qui depuis le mois de juin s’abat sur les troupeaux et les décime.
Jusqu’à présent la majorité des cas observés par les services vétérinaires concernaient toujours le piémont, car les conditions d’altitude semblaient de nature à freiner le développement de l’épidémie.
Depuis peu les suspicions touchent les estives et les troupeaux d’altitude… A croire que rien n’arrêtera cette terrible épidémie.
Au 6 octobre, le bilan de la progression de la FCO en Ariège était de 1135 déclarations de suspicions enregistrées par les services vétérinaires dont 566 concernant des suspicions ovines, 22 suspicions caprines, 542 suspicions bovines …et 3 suspicions de lamas.
Ces élevages largement répandus sous d’autres latitudes sont beaucoup plus rares dans nos contrées (on en dénombre trois en Midi-Pyrénées).
Nous avions rencontré avant l’été Laurence et Eduardo Marandola, deux jeunes agriculteurs installés à Saleix, charmant village ensoleillé au-dessus d’Auzat.
La ferme des lamas est avant tout une exploitation agricole d’une quarantaine d’hectares sur laquelle s’est greffé un projet touristique autour de l’élevage de lamas: visite guidée de la ferme, promenades avec les lamas en longe, randonnées en montagne, réseau ferme découverte et ferme école, accueil de groupes, production et transformation de la laine.
Selon les éleveurs, cette activité a très bien fonctionné l’été dernier: «nous avons eu une excellente saison touristique précise Laurence mais en septembre malgré les soins prodigués à nos lamas, nous avons déploré deux pertes …sur 20 lamas cela représente 10% du cheptel, sans compter les avortements qui ont suivi.
Cela complique notre activité d’éleveurs, car comme beaucoup de jeunes agriculteurs récemment installés nous n’avions pas encore payé les bêtes que nous avons perdues… A l’achat, une femelle coûte 1500€, les indemnisations ne seront pas suffisantes et les traites courent toujours»
Le vétérinaire vient de procéder au rappel de la vaccination contre le BTV1 mais Laurence, ingénieur agronome de formation et animatrice de l’association des patres, pense qu’il faudra encore vivre avec la fièvre catarrhale ovine.
«Quand la grippe est arrivée en Amérique latine elle a fait des ravages puis peu à peu l’organisme s’est habitué au virus et il est devenu moins actif…on peut imaginer le même cas d’espèce pour la FCO …Espérons qu’avec le temps et les vaccinations les bêtes seront moins touchées qu’elle ne l’ont été…
Nous nous en sortirons car nous avons un mi-temps ailleurs et notre activité touristique marche plutôt bien… mais dans la plupart des cas la situation des éleveurs est préoccupante, surtout ceux qui travaillent à l’export… Nous sommes plus chanceux que certains des éleveurs ovins de la vallée qui ont perdu 40% de leurs troupeaux»
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |
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publié le: 08/10/2008 |
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