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27/10/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Henri NAYROU, nouveau Président de l�ANEM - Association Nationale des Elus de la Montagne -

AriegeNews TV

Créée en octobre 1984, dans la foulée de la «Loi Montagne»,  qui déclare dans son article 1er: «La République Française reconnaît la montagne comme un ensemble de territoires dont le développement équitable et durable constitue un objectif d’intérêt national», l’Association Nationale des Elus de la Montagne tenait son 24éme congrès ce week-end à Saint Flour dans le Cantal.

Si le terme de «Grand-Messe» est souvent employé pour ce type de réunion, il a rarement été aussi proche de la réalité pour qui veut décrire ce qui s’est passé du 23 au 25 octobre dans la capitale historique de la Haute Auvergne.

D’abord le lieu: de l’ancienne et fort belle église gothique, datant probablement de la fin du Moyen Age, respectueusement transformée en lieu de congrès, à l’hébergement, dans un ancien couvent de nonnes dont les cellules, rénovées, offrent un confort spartiate, certes, mais bien réel, les congressistes ont baigné, trois jours durant, dans une ambiance spirituelle propre à la sérénité et à la réflexion constructives.

L’ambiance ensuite: de par sa conception même, basée sur une double alternance, entre massifs d’une part, et politiques de l’autre, conception qui veut que la direction bicéphale de l’association associe un secrétaire général (qui deviendra automatiquement président deux ans après) et un président, tous deux  issus de groupes politiques opposés, l’ANEM est condamnée au consensus, et chacun, à priori, ne peux que s’en réjouir.

Cette année, à l’image d’un temps gris, maussade, mais doux, le consensus était proche d’un œcuménisme, de bon aloi certes, mais qui a quelque peu agacé certains élus (notamment de l’opposition actuelle) qui auraient aimé que certaines choses soient dites un peu plus fermement.

C’est donc dans un climat de confiance réciproque, apaisé par rapport aux débats nationaux,  et d’amitié partagée que Martial Saddier passe le relais de la présidence à Henri Nayrou.

Exceptionnellement, le poste de secrétaire général, laissé vacant,  ne sera pas, dans l’immédiat, attribué, un incident technique lié à la chronologie de la journée ayant empêché cette élection.
On saura seulement que Jacques Blanc, sénateur de la Lozère, était candidat.

Avant de parler de l’allocution très attendu d’Henri Nayrou, prononcée à l’occasion de son intronisation, relevons deux interventions très applaudies.

A commencer par celle d’Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général de l’Ariège, qui s’étonne que l’on ne parle pas des problèmes des finances locales, sérieusement mises à mal par la RGPP et le désengagement de l’Etat, lequel met les collectivités locales, et plus particulièrement celles situées en zone de montagne, en grande difficulté.

La seconde concerne l’intervention, non programmée, du général de gendarmerie Grandchamp, en charge du commandement de la région Rhône-Alpes qui, après avoir rappelé que la gendarmerie de montagne rassemble près de 30% des effectifs totaux de ce corps militaire, fait l’éloge «des bonnes vieilles pratiques de la gendarmerie», à savoir la prévention et la présence.

Et quand un de ses hommes s’étonne «mais nous ne sommes pas des assistantes sociales», ce général multi étoilé n’hésite pas à expliquer que «si, précisément, notre rôle est d’être au plus près de la population. Nous avons un devoir de réappropriation territoriale», explique ce haut gradé qui exhorte les élus présents «aidez-nous  pour un retour à la proximité,  meilleur gage de la sécurité de tous, en tous lieux»

Dans son allocution, le président Nayrou parle d’Honneur, de Fierté, de Responsabilité.

Après avoir remercié le président sortant, Martial Saddier, pour le travail accompli ensemble pendant les deux ans passés, il pose la question fondamentale: «comment gagner et faire avancer nos idées ?» et répond immédiatement «Il faut se battre, et tout d’abord, au sein du Conseil National de la Montagne, pour faire évoluer la Loi Montagne qui date maintenant de vingt cinq ans»

En attendant, il faut des moyens financiers, recruter des adhérents dans les communes mais aussi les intercommunalités, faire évoluer les mentalités, communiquer «i faut changer l’image de la montagne, se battre contre l’actuelle pensée dominante urbaine», estime le président avant de conclure, fidèle à son image «je préfère être maladroit qu’hypocrite !»

C’est ainsi qu’il décline trois axes de travail, déjà développés en 2008:

• Renforcement des moyens «pour savoir et faire savoir»

Cela passe par des réunions départementales régulières, par la fidélisation des adhérents et la conquête de nouveaux, générant une augmentation sensible des adhésions, et enfin, une meilleure communication interne avec ces adhérents ;

• La promotion de la montagne par la mise en place d’un tourisme durable toute l’année, la promotion d’évènements «Montagne», profitant de la présidence française de l’Union Européenne, enfin, une plus grande interactivité pour l’organisation et la conception du congrès ;

• La contribution de l’ANEM sur les textes législatifs et réglementaires concernant des sujets aussi importants et divers que  la loi de modernisation de l’économie et l’urbanisme commercial, le secteur de l’éducation, au travers, par exemple, des classes de découverte, et la réforme des communes touristiques et des stations classées.

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Forêt, retenu à Matignon pour une réunion de crise sur la FCO – Fièvre Catarrhale Ovine – (voir notre article du 26/10/2008), avait préparé un message télédiffusé pendant le congrès.

Après avoir rendu hommage à l’ANEM «les montagnards sont trop peu nombreux pour ne pas parler d’une seule voix: c’est la raison d’être de l’ANEM», il note que, pour faire entendre la voix de la montagne, la France seule ne suffit pas, il faut mobiliser l’Europe entière, ce à quoi il s’emploie durant ce semestre de présidence française de l’Union Européenne.

S’adressant plus particulièrement aux éleveurs «nous devons être attentifs aux gènes pathogènes émergents causés par le réchauffement climatique, comme par la mondialisation des échanges. Dans ce domaine, les secteurs ovins et caprins apparaissent particulièrement défavorisés. Nous travaillons pour rendre la PAC – Politique Agricole Commune – plus équitable»

Pour cela, il fixe deux rendez-vous dont le premier, dès le 19 novembre, qui doit établir un «bilan de santé» de l’agriculture, définir une  «boite à outils», et réorienter les aides dans un esprit de développement durable de l’agriculture.

«Dans ce domaine, il conviendra d’être attentif à la production laitière en zone de montagne»

Autre sujet important pour le ministre de la forêt: La sylviculture.
«Il faut produire plus, en s’appuyant aussi sur la forêt privée. Cela pourra se faire en gérant mieux la biodiversité et la biomasse»

Inutile de dire que ce discours a été particulièrement apprécié des congressistes, et salué comme tel par Henri Nayrou, qui  propose, dans la foulée, quatre motions :

- La première, rédigée conjointement avec les éleveurs rencontrés le matin même, concerne les difficultés de l’élevage en montagne. Elle est votée à l’unanimité ;

- La deuxième motion, votée également à l’unanimité concerne la défense des services publics en montagne, passablement mis à mal par la RGPP – Révision Générale des Politiques Publiques - ;

- La troisième est plus précisément destinée à l’Europe, à la rédaction du « livre vert »,  et à la place des élus de la montagne au sein des différentes institutions ;

- Enfin, la quatrième et dernière motion, peut-être la plus politique,  approuvée, toujours, à l’unanimité, demande instamment que soit appliquée la solidarité financière de l’Etat à l’égard des collectivités de montagne.

Entre temps, la parole avait été donnée à Patrick Escudé, porte parole des éleveurs-manifestants, qui devait décrire toute la détresse des agriculteurs qui voient se profiler devant eux «le spectre de la faillite»

En l’absence de Michel Barnier, il revenait à Alain Marleix, secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités Territoriales de conclure.

Il le fait brillamment en tentant de rassurer Henri Nayrou et, avec lui, l’ensemble des adhérents de l’ANEM «l’Etat sera à tes côtés, Henri! La spécificité de la montagne est reconnue au niveau de l’Europe et nous mettons en place une politique d’accompagnement renforcée pour la montagne»

Puis, il se fait un devoir de «tordre le cou à un certain nombre de rumeurs»

• Non, le gouvernement n’a pas l’intention de modifier le Fonds de Compensation de la TVA ;

• La DGF –Dotation Globale de Fonctionnement – n’est pas en baisse. Au contraire, elle augmente de huit cents millions d’euros soit 2% , passant ainsi à plus de quarante milliards d’euros ;
• Non, la réforme de la Taxe Professionnelle n’affectera pas les collectivités territoriales : L’Etat compensera intégralement les pertes éventuelles

• Non, l’Etat n’abandonnera pas les territoires les plus faibles : Le Préfet, autour de qui sera rassemblé l’ensemble des services publics devra veiller à ce que toutes les suppressions ne se cumulent pas sur la même collectivité ;

• Enfin, le gouvernement de fermera aucune sous-préfecture en milieu rural, pas plus qu’en zone de montagne

Puis, le secrétaire d’Etat décline son credo: «tant au niveau des écoles que des transports ou des hôpitaux, il faut moderniser et adapter aux réalités locales…  Cela pourra se faire grâce aux PER –Pôles d’Excellence Rurale – , …Il faut redynamiser pour plus d’égalité !», avant de conclure: «le chantier de la modernisation d’institutions locales compliquées et coûteuses, mené par une commission pour la réforme présidée par Edouard Balladur connaîtra ses premières conclusions en mars 2009.

Il fera des propositions concrètes sur les syndicats intercommunaux, souvent inutiles, proposera un maillage nouveau du territoire à l’horizon 2014, au travers de la fusion des EPCI, l’élection des responsables des intercommunalités au suffrage universel, et la parité qui va avec, une réforme du droit et de la maîtrise des sols, un nouveau statut de l’élu…
»

Henri Nayrou qui, par parenthèse, «ne fait pas vraiment confiance à un élu du monde urbain pour mener à bien une réforme concernant les collectivités territoriales, même s’il passe ses vacances à Chamonix» conclut cet important congrès qui aura permis, une fois de plus, aux élus de la montagne d’affirmer, quel que soit leur bord politique, leur solidarité et leur volonté de sauver ces territoires si indispensables à l’équilibre du pays.

Tard dans la nuit, les rues de Saint Flour résonneront de chants pyrénéens entonnés en cœur par tous ces montagnards, réunis autour d’un même idéal: que vive la Montagne !


Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   auteur: René Sicre  |  publié le: 27/10/2008
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