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Agriculture & Environnement |
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Les agriculteurs ariégeois se mobilisent pour défendre leur pouvoir d�achat
Vendredi 7 novembre, nouvelle journée de mobilisation pour le monde agricole à l’invitation de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles), à quelques jours de la conférence sur les revenus agricoles qui se teindra mercredi 12 novembre au ministère de l’agriculture et où sont attendues des mesures d’allègement des charges.
Au niveau local la FDSEA de l’Ariège avec à sa tête Hervé Péloffi, les JA (Jeunes Agriculteurs) d’Eric Soucasse ainsi que le président de la chambre d’agriculture, François Toulis avaient donné rendez-vous aux parlementaires ariégeois afin d’évoquer, toutes catégories confondues, leurs problèmes de pouvoir d’achat.
Céréaliers, éleveurs laitiers, producteurs ovins et bovins… toutes les productions dominantes de l’Ariège ont été mises à mal par la baisse des prix d’achat aux producteurs qui ont vu de leur côté une augmentation globale de l’ensemble des charges.
Selon l’INSEE les productions agricoles ont ainsi subi de fortes variations de charges depuis un an: +46,4%pour l’énergie, +51,7% pour les engrais, +22,5% pour les aliments de bétail… cela participant à la dégradation du niveau de vie des agriculteurs.
A l’augmentation des matières premières s’ajoutent de nombreuses distorsions de concurrence avec d’autres pays, européens comme pays tiers.
Ainsi la superposition des réglementations européennes et françaises concernant l’environnement, les normes sanitaires et commerciales engendrent de nombreux décalages qui sont autant d’entraves pour les agriculteurs ariégeois.
Décalages en matière de réglementations sociales (les écarts de salaires peuvent aller de 1 à 17 au sein de l’Union Européenne), différences bancaires, fiscales, problématique de l’alimentation animale (OGM)…
Pour les responsables agricoles: «il est urgent d’engager une harmonisation des règlementations européennes et de renforcer la législation par rapport aux produits d’importation, afin de limiter les distorsions de concurrence avec les produits européens»
Face à la restructuration des outils de transformation et afin de rester compétitif sur le marché, les filières doivent s’organiser (stratégie gagnant/gagnant). La répartition des marges au sein des filières est dénoncée depuis de nombreuses années par la profession et celle-ci prend une dimension particulière ces derniers mois.
«Les prix à la consommation ont augmenté souvent bien plus que ceux à la production, explique François Toulis avec l’exemple des céréales.
Depuis cet été, le prix des céréales est retombé à son niveau de 2006. Est-ce pour autant que le prix de la baguette a baissé? […]
Nous demandons une plus grande transparence sur les marges et les prix pratiqués au sein des filières, et notamment du côté de la grande distribution […] Enfin la récente loi de modernisation économique (LME) est une catastrophe pour nos filières.
Sous prétexte de défendre le pouvoir d’achat des français, elle fait la part belle à la grande distribution qui peut désormais pressurer ses fournisseurs en toute légalité !»
Enfin les positions françaises du «bilan de santé de la politique agricole commune doivent tenir compte des handicaps inhérents à l’agriculture de montagne, et de son rôle primordial en terme d’entretien de l’espace, d’aménagement du territoire et de maintien de l’activité économique»
Concernant les préoccupations spécifiques au département de l’Ariège, Hervé Péloffi a insisté sur la nécessité de maintenir l’outil d’abattage de Pamiers.
«Il constitue un enjeu de premier ordre pour l’avenir de l’agriculture ariégeoise, nous avons la possibilité de la moderniser et d’accueillir parmi les exploitants du site le groupe Arcadia […] la gestion de la ressource en eau constitue un défi majeur pour tous les usagers et les agriculteurs en particulier.
Aussi la chambre d’agriculture de l’Ariège a demandé d’être organisme de gestion unique pour le bassin ariégeois. Nous souhaitons que les décisions soient prises dans ce sens»
Revenant sur la FCO, qui a touché un cheptel sur deux dans le département de l’Ariège, les responsables agricoles ariégeois ont évoqué plus particulièrement le cas des producteurs laitiers et celui des producteurs ovins rudement touchés par les conséquences indirectes de l’épidémie, à savoir baisse de production, avortements…
«Des compensations pour les pertes subies par la faute de cette crise sanitaire sont nécessaires et indispensables […] sans attendre le résultat du bilan de santé de la PAC, des aides d’urgence doivent être immédiatement débloquées pour venir en aide à a filière viande ovine»
Eric Soucasse, président des JA a rappelé que face à l’ampleur des difficultés de tous ces jeunes agriculteurs qui se sont souvent endettés pour débuter dans la vie, «les pouvoirs publics doivent entendre nos revendications […] c’est l’agriculture de demain qui est en péril»
Les parlementaires ariégeois présents ont réaffirmé leur soutien aux agriculteurs qui ont porté leurs revendications à la préfecture où Jean-François Valette, préfet de l’Ariège les a reçus, leur promettant ainsi de faire remonter leurs problématiques spécifiques et leurs demandes au ministre de l’agriculture.
Face à la pression du monde agricole, Michel Barnier en visite à Annecy samedi, a anticipé de quelques jours la conférence sur les revenus agricoles en annonçant la mise en place d’un plan d’urgence «visant à alléger la trésorerie des agriculteurs en difficulté, ovins et bovins en particulier»
 Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |
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publié le: 11/11/2008 |
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