Le Mas d'Azil: Labour à l'ancienne, retour à la tradition
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17/03/2009 | 16:12
Répandu sous l’ancien régime et au XIXe siècle, le laboureur désignait un paysan propriétaire de la terre qu’il cultivait et d’au moins un attelage (cheval ou paire de bœufs et charrue)…
Jusqu’à la première guerre mondiale, avant l’arrivée du tracteur dans nos contrées, l’agriculteur laboure encore sa terre au rythme des saisons mais peu à peu, les machines se substituent au travail des animaux et à la peine des hommes.
Aujourd’hui, grâce à des passionnés tels que Gérard Respaud, les bœufs attelés reprennent du service, à l’occasion de fêtes traditionnelles ou de reconstitutions historiques mais également pour labourer des lopins de terre.
Tout comme les anciens, c’est en fonction de la lune et de la météo qu’il planifie les travaux des champs et bien qu’il soit encore un peu tôt dans la saison, cette semaine sera consacrée à la pomme de terre et à la betterave.
«Le terrain a été labouré à l’automne, la terre s’est reposée tout l’hiver, nous allons passer un coup de canadien avant de labourer puis déposer les patates dans les sillons.
Binge, Mona Lisa, Charlotte, Cherri […] les plus grosses sont destinées à notre consommation personnelle, les plus petites ainsi que les betteraves sont réservées à nos cochons»
Tous les membres de la famille, les voisins ainsi que le pasteur du village, participent à cette tâche, chacun a sa place, les rôles sont clairement définis et répartis.
Retour aux traditions ancestrales pour les uns, apprentissage des gestes séculaires et plaisir de voir se perpétuer les métiers d’antan pour les autres… mais également bonheur de se retrouver et de partager un moment simple et authentique.
On parle patois, on se rappelle des savoir-faire acquis au fil des années: «le plus dur c’est de rester aligné !» précise Patrick Respaud avant de passer la main à son voisin, Edouard Souque chez qui tout ce petit monde se retrouvera dans deux jours pour la même opération…
«C’est aussi cela le métier, précise l’agriculteur, il y a des moments difficiles et puis il y a ces moments-là que l’on savoure et qui nous font oublier nos problèmes […] il y a une véritable solidarité»
A peine de retour du salon de l’agriculture de Paris, auréolée de son premier prix dans la catégorie «femelle reproductrice de moins de 6 ans», Undie a retrouvé le chemin des vertes prairies ariégeoises et le travail de la ferme.
Attelée au joug, elle ne rechigne pas à donner un coup de collier pour faire avancer la charrue… une fierté pour les Respaud, la reconnaissance de leur activité.
Une certaine idée de l’agriculture et de la vie à la campagne où la valeur du travail fait partie du quotidien…
Et ce n’est pas un hasard si Jean de La Fontaine mettait déjà ces mots dans la bouche de son laboureur s’adressant à ses enfants: «Travaillez et prenez de la peine: c’est le fonds qui manque le moins»!
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
Jusqu’à la première guerre mondiale, avant l’arrivée du tracteur dans nos contrées, l’agriculteur laboure encore sa terre au rythme des saisons mais peu à peu, les machines se substituent au travail des animaux et à la peine des hommes.
Aujourd’hui, grâce à des passionnés tels que Gérard Respaud, les bœufs attelés reprennent du service, à l’occasion de fêtes traditionnelles ou de reconstitutions historiques mais également pour labourer des lopins de terre.
Tout comme les anciens, c’est en fonction de la lune et de la météo qu’il planifie les travaux des champs et bien qu’il soit encore un peu tôt dans la saison, cette semaine sera consacrée à la pomme de terre et à la betterave.
«Le terrain a été labouré à l’automne, la terre s’est reposée tout l’hiver, nous allons passer un coup de canadien avant de labourer puis déposer les patates dans les sillons.
Binge, Mona Lisa, Charlotte, Cherri […] les plus grosses sont destinées à notre consommation personnelle, les plus petites ainsi que les betteraves sont réservées à nos cochons»
Tous les membres de la famille, les voisins ainsi que le pasteur du village, participent à cette tâche, chacun a sa place, les rôles sont clairement définis et répartis.
Retour aux traditions ancestrales pour les uns, apprentissage des gestes séculaires et plaisir de voir se perpétuer les métiers d’antan pour les autres… mais également bonheur de se retrouver et de partager un moment simple et authentique.
On parle patois, on se rappelle des savoir-faire acquis au fil des années: «le plus dur c’est de rester aligné !» précise Patrick Respaud avant de passer la main à son voisin, Edouard Souque chez qui tout ce petit monde se retrouvera dans deux jours pour la même opération…
«C’est aussi cela le métier, précise l’agriculteur, il y a des moments difficiles et puis il y a ces moments-là que l’on savoure et qui nous font oublier nos problèmes […] il y a une véritable solidarité»
A peine de retour du salon de l’agriculture de Paris, auréolée de son premier prix dans la catégorie «femelle reproductrice de moins de 6 ans», Undie a retrouvé le chemin des vertes prairies ariégeoises et le travail de la ferme.
Attelée au joug, elle ne rechigne pas à donner un coup de collier pour faire avancer la charrue… une fierté pour les Respaud, la reconnaissance de leur activité.
Une certaine idée de l’agriculture et de la vie à la campagne où la valeur du travail fait partie du quotidien…
Et ce n’est pas un hasard si Jean de La Fontaine mettait déjà ces mots dans la bouche de son laboureur s’adressant à ses enfants: «Travaillez et prenez de la peine: c’est le fonds qui manque le moins»!
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 17/03/2009 | Lu: 31776 fois
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