Nouveau séisme en Pays d'Olmes: dépôt de bilan annoncé de l'entreprise Avelana !
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20/05/2009 | 23:30
On savait l’entreprise en difficulté depuis ce conseil d’administration de septembre 2008 qui avait vu la direction annoncer que les salaires de septembre seraient payés en deux fois, et avec retard.
La direction avait alors indiqué que cette situation ne serait que passagère «au maximum trois mois, le temps de se faire payer par ses clients»
Cette situation pour désagréable qu’elle fût, n’en était pas pour autant apparue alarmante.
«Ces problèmes de trésorerie ne sont pas dus à un manque de travail, mais aux difficultés financières que connaissent nos clients», indiquait alors la direction.
En fait, Avelana fait partie, avec deux autres sociétés commerciales, Roudière et Lepoutre, de la holding «Fashion Company», filiale du groupe Chargeurs Fashion, créé fin 2002.
«Fashion Company» est détenue de puis 2008 à 50% par Chargeurs Fashion et à 50% par Holfipar un groupe marocain.
Cette holding avait défrayé la chronique en septembre 2007 suite à une mesure disciplinaire engagée contre un salarié, Alain Fournés, accusé par la direction «d’avoir parlé à la presse»
Très exactement, ce délégué syndical avait révélé, via «La lettre de l’Expansion», la prise de participation de la société marocaine Holfipar, holding détenue par la famille Tazi, de 50% dans le capital de Chargeurs Fashion, filiale du groupe détenu majoritairement par Jérôme Seydoux.
Ce qui inquiétait alors les salariés était précisément cette présence paritaire qui fait qu’il n’y avait plus, dès lors de vrai patron.
Par cette opération, Avelana, Roudière et Lepoutre sortaient du périmètre de Chargeurs, sans pour autant entrer dans celui d'’Holfipar.
Ainsi, en cas de plan social, aucun des deux groupes ne peut être juridiquement tenu pour responsable puisque ne détenant pas plus de 50% du capital !
La transaction, effectuée sur la base de douze millions d’euros, soit la valeur des capitaux propres de Chargeurs Fashion a eu lieu en juillet 2007, pour être opérationnelle, selon Christian Lafont, PDG de la holding Fashion Company, dès le premier janvier 2008.
Depuis, à part l’incident d’octobre 2008, plus rien.
On pouvait même penser que tout allait, sinon pour le mieux, du moins pour le moins mauvais, tant Avelana a pris de l’avance dans ce que l’on appelle désormais «le tissu intelligent», à savoir «Klimeo», premier tissu thermorégulateur qui, en intégrant des nanotechnologies, est capable de s’adapter aux conditions climatiques, garantissant contre le froid l’hiver et contre la chaleur l’été.
Pour simplifier, disons que des microcapsules sont intégrées dans le tissu, et lui donnent ces caractéristiques exceptionnelles.
Cette filière apparaissait particulièrement porteuse pour l’avenir puisque l’on parle aujourd’hui de tissus à mémoire, ou capables de soigner …
Que s’est-il passé pour que cette société, à la pointe de la technologie, demande sa mise en redressement judiciaire ?
Et quel sera le sort des quelques cent soixante salariés (sans compter la vingtaine de Roudière et les quelques rescapés de Lepoutre) dont on a vu qu’ils n’avaient plus de «patron» majoritaire ?
Dans un communiqué, la direction de l’entreprise, relatant le comité d’entreprise tenu ce jour, fait état d’une chute importante des commandes suivi d’un désengagement des organismes financiers, (Natexis NDLR) «malgré les interventions du médiateur du crédit»
Il est clair qu’un transfert de l’activité vers le Maroc, ce que d’aucuns craignent déjà, présenterait, s’il devait se faire, au moins deux avantages commerciaux importants, voire décisifs:
• Un coût de main d’œuvre indiscutablement moins élevé qu’en France
• Des accords privilégiés avec les Etats Unis d’Amérique qui font que les produits importés du Maroc ne supportent aucun droit de douane, contrairement aux mêmes produits en provenance d’Europe
La désignation par le comite d’entreprise de Moïse Fuentes, représentant du personnel, pour accompagner Roland Poulet, président d’Avelana, dans la procédure de demande de mise en redressement judiciaire peut laisser espérer que l’issue de cette procédure ne sera pas, comme cela est, hélas, très majoritairement le cas, fatale pour cette entreprise textile de pointe.
Dès lundi, le tribunal de commerce de Foix pourrait être amené à se prononcer et pourrait demander la liquidation judicaire de l’entreprise, ou bien placer l’entreprise en redressement judiciaire avec une période d’observation.
Photos: ©AriegeNews 2009
La direction avait alors indiqué que cette situation ne serait que passagère «au maximum trois mois, le temps de se faire payer par ses clients»
Cette situation pour désagréable qu’elle fût, n’en était pas pour autant apparue alarmante.
«Ces problèmes de trésorerie ne sont pas dus à un manque de travail, mais aux difficultés financières que connaissent nos clients», indiquait alors la direction.
En fait, Avelana fait partie, avec deux autres sociétés commerciales, Roudière et Lepoutre, de la holding «Fashion Company», filiale du groupe Chargeurs Fashion, créé fin 2002.
«Fashion Company» est détenue de puis 2008 à 50% par Chargeurs Fashion et à 50% par Holfipar un groupe marocain.
Cette holding avait défrayé la chronique en septembre 2007 suite à une mesure disciplinaire engagée contre un salarié, Alain Fournés, accusé par la direction «d’avoir parlé à la presse»
Très exactement, ce délégué syndical avait révélé, via «La lettre de l’Expansion», la prise de participation de la société marocaine Holfipar, holding détenue par la famille Tazi, de 50% dans le capital de Chargeurs Fashion, filiale du groupe détenu majoritairement par Jérôme Seydoux.
Ce qui inquiétait alors les salariés était précisément cette présence paritaire qui fait qu’il n’y avait plus, dès lors de vrai patron.
Par cette opération, Avelana, Roudière et Lepoutre sortaient du périmètre de Chargeurs, sans pour autant entrer dans celui d'’Holfipar.
Ainsi, en cas de plan social, aucun des deux groupes ne peut être juridiquement tenu pour responsable puisque ne détenant pas plus de 50% du capital !
La transaction, effectuée sur la base de douze millions d’euros, soit la valeur des capitaux propres de Chargeurs Fashion a eu lieu en juillet 2007, pour être opérationnelle, selon Christian Lafont, PDG de la holding Fashion Company, dès le premier janvier 2008.
Depuis, à part l’incident d’octobre 2008, plus rien.
On pouvait même penser que tout allait, sinon pour le mieux, du moins pour le moins mauvais, tant Avelana a pris de l’avance dans ce que l’on appelle désormais «le tissu intelligent», à savoir «Klimeo», premier tissu thermorégulateur qui, en intégrant des nanotechnologies, est capable de s’adapter aux conditions climatiques, garantissant contre le froid l’hiver et contre la chaleur l’été.
Pour simplifier, disons que des microcapsules sont intégrées dans le tissu, et lui donnent ces caractéristiques exceptionnelles.
Cette filière apparaissait particulièrement porteuse pour l’avenir puisque l’on parle aujourd’hui de tissus à mémoire, ou capables de soigner …
Que s’est-il passé pour que cette société, à la pointe de la technologie, demande sa mise en redressement judiciaire ?
Et quel sera le sort des quelques cent soixante salariés (sans compter la vingtaine de Roudière et les quelques rescapés de Lepoutre) dont on a vu qu’ils n’avaient plus de «patron» majoritaire ?
Dans un communiqué, la direction de l’entreprise, relatant le comité d’entreprise tenu ce jour, fait état d’une chute importante des commandes suivi d’un désengagement des organismes financiers, (Natexis NDLR) «malgré les interventions du médiateur du crédit»
Il est clair qu’un transfert de l’activité vers le Maroc, ce que d’aucuns craignent déjà, présenterait, s’il devait se faire, au moins deux avantages commerciaux importants, voire décisifs:
• Un coût de main d’œuvre indiscutablement moins élevé qu’en France
• Des accords privilégiés avec les Etats Unis d’Amérique qui font que les produits importés du Maroc ne supportent aucun droit de douane, contrairement aux mêmes produits en provenance d’Europe
La désignation par le comite d’entreprise de Moïse Fuentes, représentant du personnel, pour accompagner Roland Poulet, président d’Avelana, dans la procédure de demande de mise en redressement judiciaire peut laisser espérer que l’issue de cette procédure ne sera pas, comme cela est, hélas, très majoritairement le cas, fatale pour cette entreprise textile de pointe.
Dès lundi, le tribunal de commerce de Foix pourrait être amené à se prononcer et pourrait demander la liquidation judicaire de l’entreprise, ou bien placer l’entreprise en redressement judiciaire avec une période d’observation.
Photos: ©AriegeNews 2009
auteur: Bernard Pastourel | publié le: 20/05/2009 | Lu: 25680 fois
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