L'apprentissage de la liberté au collège Lakanal à Foix: peindre en dehors des cadres avec Serge Pey
10/06/2009 | 19:42
Une Galerie d’Arts… dans un collège.

Une idée originale à nouveau exploitée par Valérie Damblé, professeur d’Arts Plastiques avec ses élèves de 5ème du collège Lakanal à Foix, dont elle a montré le travail hier.

Dans ce mini-musée pas si scolaire que ça, les peintures élancées de Serge Pey débordent de leurs cadres noirs, et s’étendent sur les murs.

«Pardon !» lance l’artiste libre et amusé au proviseur, «ce n’était pas prémédité»

Au milieu de la pièce, une forêt de bâtons, portants des messages d’amour, d’amitié, de vie, de mort, écrits par les jeunes, se dressent.

A côté des totems réalisés par sa classe, Valérie Damblé explique: «sachant que Serge Pey était invité cette année au projet Dream Time, exposé sur la grotte du Maz d’Azil en écho aux expositions des Abattoirs, j’ai voulu également inviter cet artiste pour faire une action sur les galeries d’établissement et en faire profiter les élèves»

L’artiste est un peu tout à la fois: écrivain, enseignant, improvisateur oral, poète aussi.
Il s’est donc rendu dans la galerie du collège pour faire une création in-situ en relation avec le thème de la préhistoire.

Serge Pey ne parle pas, il déclame. Il sait prononcer les phrases qui transportent; celles qui coulent en flots, dans une douce folie dans laquelle on se retrouve.

Sous un chapeau noir bien enfoncé, ses yeux espiègles percutent tous ceux qui croisent son regard.

«Devant moi, c’était des gens que je ne connaissais pas, dans un lieu que je ne connaissais pas. C’était une sorte de trinité inconnue» raconte-t-il en faisant de grands gestes.

Pour le professeur, «la rencontre avec l’artiste a été une surprise. Les élèves ont accepté d’échanger avec lui et ont montré beaucoup d’intérêt pour son expression graphique assez libre et spontanée.

Il y a eu une véritable sensibilité à sa démarche
»

«Moi, j’aime faire des choses que n’importe qui peut faire. N’importe qui peut faire un bâton, même un enfant» confie l’artiste, en montrant ceux crées par les collégiens.

Quant à leurs dispositions, c’est la proposition de Marie, chamane en herbe, qui a été retenue:

«J’avais pensé que les bâtons soient à la verticale sur le sol mais qu’ils ne soient pas alignés, qu’ils soient dispersés et non symétriques afin que ça ressemble à une forêt.

Chaque bâton représente une âme, un ancêtre qui aurait quelque chose à dire, à transmettre.

Ce serait des âmes qui nous parleraient à nous, les descendants, grâce aux écritures
»

Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 10/06/2009 | Lu: 13849 fois