Séance plénière au Conseil Général: le Plan de revitalisation du Pays d'Olmes enfin signé
Lien permanent vers l'article: http://www.ariegenews.com/news-9390.html
30/06/2009 | 20:30
Le Conseil Général s’est réuni aujourd’hui, lundi 29 juin, pour aborder plusieurs dossiers.
Parmi eux, le Plan Opérationnel de Revitalisation du Pays d’Olmes, ayant pour but de venir en aide à un territoire en grande difficulté.
Selon Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général, ce dossier apparait absolument incontournable: «Le plan de revitalisation du pays d’Olmes, c’est le plus important. Il faut venir en aide à cette zone sinistrée, ça fait partie de notre mission d’aménagement du territoire. Il nous faut faire en sorte que l’ensemble du territoire avance dans la même direction»
Le territoire du Pays d’Olmes connait depuis plusieurs années de graves difficultés économiques, liées notamment à la crise de l’industrie textile.
Le plan s’articule autour de cinq axes: l’accompagnement des salariés licenciés, le soutien à l’activité industrielle textile, la diversification industrielle et économique, et l’attractivité du territoire. Après avoir signé ce plan opérationnel sur quatre ans (2009-2013), il revient désormais au Conseil Général d’indiquer les moyens financiers qui seront attribués à chaque action.
Cependant, Augustin Bonrepaux a fait part de ses inquiétudes concernant le manque de crédits accordés par l’Etat, et par la même la viabilité des contrats qui sont signés.
«Nous avons eu une réunion le 12 juin. Les représentants de l’Etat, parce qu’ils sont privés de moyens, ne répondent pas aux engagements qu’ils ont pris. C’est le cas pour la station de Guzet, la scène nationale, et le Contrat de revitalisation du Vicdessos. Dans ces trois exemples, l’Etat n’a pas honoré ses crédits»
Le président du Conseil Général s’est donc fortement inquiété de l’avenir de ces contrats, en dehors des apports de la région et du département.
«Il y a des projets mais quand on se tourne vers l’Etat, il nous dit qu’il ne finance pas. Je ne pense pas que les territoires puissent avancer dans ces conditions. Je crains que ce soit la même chose pour le Contrat de Revitalisation du Couserans et du Pays d’Olmes le moment venu…»
Ce problème s’illustre particulièrement dans un cas concret selon Augustin Bonrepaux: le projet du centre nautique dans le Couserans.
«Ce projet de 6,4 millions d’Euros est pour le moment irréalisable sans la participation de l’Etat», le département pour sa part étant prêt à mettre 900 000 euros sur la table.
Augustin Bonrepaux explique «je suis particulièrement déçu que l’Etat signe un contrat sans y mettre les moyens. Sur un territoire aussi important que le Couserans, les enfants ne peuvent toujours pas apprendre à nager. Cela ne suffit pas de construire des entreprises, il faut aussi que les familles puissent vivre dans de bonnes conditions»
Pour l’instant, l’Etat s’est engagé à hauteur de 500 000 euros dans le département.
«Pour le reste nous verrons…» conclue le président du Conseil Général.
Parmi les autres thèmes évoqués, on peut noter la mise en place d’un nouveau schéma départemental d’organisation des besoins médico-sociaux pour les personnes handicapées.
Augustin Bonrepaux précise «Nous sommes en train de terminer la maison départementale du handicap. Plusieurs services seront désormais rassemblés en un seul organisme»
Enfin, le dossier nommé «Vers un urbanisme durable en Ariège» a aussi été ouvert. Selon Henri Nayrou, Conseiller Général de Saint Girons, il s’agit d’un projet novateur: «C’est très prometteur pour l’avenir. C’est la carte de l’Ariège de demain et après demain. Il faut s’adapter de façon vertueuse aux nouvelles exigences en matière d’économie d’énergie»
Il s’agit en fait d’un guide de recommandations élaboré dans le but de planifier et organiser l’espace, dans le respect du développement durable.
Le Conseil général pourrait intervenir à travers différents outils financiers.
Enfin, La prochaine réforme du gouvernement a été abordée dans l’inquiétude générale. Augustin Bonrepaux a quant à lui évoqué «une orientation grave pour la démocratie»
Selon lui, «il s’agit de faire baisser le nombre de conseillers. Cela revient à supprimer le lien entre les élus et leurs territoires.
La disparition du contact entre les élus et les citoyens, c’est surement ce que veut cette majorité, nous voterons une motion à ce propos. On voudrait faire disparaître la vie dans les communes rurales, on se s’y prendrait pas autrement !»
Henri Nayrou, quant à lui, va dans le même sens: «Plus vous éloignez les points de décisions, plus vous créez des problèmes…»
Photos et vidéo: © AriegeNews TV 2009
Parmi eux, le Plan Opérationnel de Revitalisation du Pays d’Olmes, ayant pour but de venir en aide à un territoire en grande difficulté.
Selon Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général, ce dossier apparait absolument incontournable: «Le plan de revitalisation du pays d’Olmes, c’est le plus important. Il faut venir en aide à cette zone sinistrée, ça fait partie de notre mission d’aménagement du territoire. Il nous faut faire en sorte que l’ensemble du territoire avance dans la même direction»
Le territoire du Pays d’Olmes connait depuis plusieurs années de graves difficultés économiques, liées notamment à la crise de l’industrie textile.
Le plan s’articule autour de cinq axes: l’accompagnement des salariés licenciés, le soutien à l’activité industrielle textile, la diversification industrielle et économique, et l’attractivité du territoire. Après avoir signé ce plan opérationnel sur quatre ans (2009-2013), il revient désormais au Conseil Général d’indiquer les moyens financiers qui seront attribués à chaque action.
Cependant, Augustin Bonrepaux a fait part de ses inquiétudes concernant le manque de crédits accordés par l’Etat, et par la même la viabilité des contrats qui sont signés.
«Nous avons eu une réunion le 12 juin. Les représentants de l’Etat, parce qu’ils sont privés de moyens, ne répondent pas aux engagements qu’ils ont pris. C’est le cas pour la station de Guzet, la scène nationale, et le Contrat de revitalisation du Vicdessos. Dans ces trois exemples, l’Etat n’a pas honoré ses crédits»
Le président du Conseil Général s’est donc fortement inquiété de l’avenir de ces contrats, en dehors des apports de la région et du département.
«Il y a des projets mais quand on se tourne vers l’Etat, il nous dit qu’il ne finance pas. Je ne pense pas que les territoires puissent avancer dans ces conditions. Je crains que ce soit la même chose pour le Contrat de Revitalisation du Couserans et du Pays d’Olmes le moment venu…»
Ce problème s’illustre particulièrement dans un cas concret selon Augustin Bonrepaux: le projet du centre nautique dans le Couserans.
«Ce projet de 6,4 millions d’Euros est pour le moment irréalisable sans la participation de l’Etat», le département pour sa part étant prêt à mettre 900 000 euros sur la table.
Augustin Bonrepaux explique «je suis particulièrement déçu que l’Etat signe un contrat sans y mettre les moyens. Sur un territoire aussi important que le Couserans, les enfants ne peuvent toujours pas apprendre à nager. Cela ne suffit pas de construire des entreprises, il faut aussi que les familles puissent vivre dans de bonnes conditions»
Pour l’instant, l’Etat s’est engagé à hauteur de 500 000 euros dans le département.
«Pour le reste nous verrons…» conclue le président du Conseil Général.
Parmi les autres thèmes évoqués, on peut noter la mise en place d’un nouveau schéma départemental d’organisation des besoins médico-sociaux pour les personnes handicapées.
Augustin Bonrepaux précise «Nous sommes en train de terminer la maison départementale du handicap. Plusieurs services seront désormais rassemblés en un seul organisme»
Enfin, le dossier nommé «Vers un urbanisme durable en Ariège» a aussi été ouvert. Selon Henri Nayrou, Conseiller Général de Saint Girons, il s’agit d’un projet novateur: «C’est très prometteur pour l’avenir. C’est la carte de l’Ariège de demain et après demain. Il faut s’adapter de façon vertueuse aux nouvelles exigences en matière d’économie d’énergie»
Il s’agit en fait d’un guide de recommandations élaboré dans le but de planifier et organiser l’espace, dans le respect du développement durable.
Le Conseil général pourrait intervenir à travers différents outils financiers.
Enfin, La prochaine réforme du gouvernement a été abordée dans l’inquiétude générale. Augustin Bonrepaux a quant à lui évoqué «une orientation grave pour la démocratie»
Selon lui, «il s’agit de faire baisser le nombre de conseillers. Cela revient à supprimer le lien entre les élus et leurs territoires.
La disparition du contact entre les élus et les citoyens, c’est surement ce que veut cette majorité, nous voterons une motion à ce propos. On voudrait faire disparaître la vie dans les communes rurales, on se s’y prendrait pas autrement !»
Henri Nayrou, quant à lui, va dans le même sens: «Plus vous éloignez les points de décisions, plus vous créez des problèmes…»
Photos et vidéo: © AriegeNews TV 2009
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 30/06/2009 | Lu: 11032 fois
Dans la même rubrique:
- Jésus Tolosa, le forgeron de Gaston Phébus
- L'Ariège: un département stratégique pour le Groupe Airia
- Journée nationale de mobilisation des enseignants le 12 Mars
- Deuxièmes Rencontres «Emploi Formation en Couserans»
- Journée de mobilisation au tribunal de Foix «pour une Justice de qualité»
- Textile: Quel avenir pour Avelana?
- Syndicat hôtelier Ariège-Pyrénées: premier bilan après la baisse de la TVA
- Etat des Routes: un nouveau Centre d'intervention vient d'être inauguré
- Les métiers de l'Artisanat, source de vocations et de talents
- 800 000 euros pour les entreprises en Haute-Ariège










