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Agriculture & Environnement |
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Vicdessos : Tradition et pastoralisme à la foire de la Saint-Matthieu
La vie des vallées ariégeoises est rythmée par les saisons: au printemps c’est la montée aux estives, plusieurs jours de marche depuis les villages pour que les moutons ou les vaches arrivent enfin au bout de leur «amontanhadge», sur les gras pâturages.
On dit que les pâtres (les pastous) ou les bergers «font l’orry», c’est-à-dire qu’ils vivent avec leur troupeau en montagne dans ces cabanes traditionnelles en pierre sèche. Des orrys qui sont d’ailleurs peu à peu réhabilités en conservant l’ossature bois, l’empierrage et le toit végétal mais avec un minimum de confort moderne à l’intérieur pour assurer de bonnes conditions de vie aux pâtres qui restent sur l’estive.
De septembre à octobre on assiste à la descente de l’estive avec ses traditionnelles foires où une partie des bêtes engraissées pendant l’été en montagne sont examinées sous toutes les coutures et commercialisées.
Après la foire d’Ax les Thermes exclusivement dédiée à la race bovine gasconne, la foire de la Saint-Matthieu est la vitrine de la race ovine tarasconnaise.
En effet la majorité des troupeaux passent l’été au-dessus d’Auzat, du barrage du Soulcem, jusqu’à la frontière espagnole puis redescendent sur Vicdessos, le 21 septembre pour une des plus importantes foires de la région.
Instituée officiellement en 1313 par le comte de Foix Roger-Bernard, la foire de Vicdessos accueillait au XIXe siècle, avant l’exode rural, près de 40 000 ovins (à cette époque toutes les familles avaient un troupeau).
Aujourd’hui la tradition se perpétue malgré les problèmes liés au pastoralisme dans les montagnes ariégeoises, de nombreux maquignons, reconnaissables à leurs blouses sombres se sont déplacés dès les premières lueurs du jour sur la place des Graviers de Vicdessos jeudi matin.
D’après nos informations, «on peut dire que les affaires ont été bonnes. Un été majoritairement chaud et sec, c’est très bon pour la laine et pour les moutons». Mais pour «ramasser» les troupeaux la météo n’était pas fameuse ces jours derniers et certains éleveurs ont dû laisser quelques bêtes là-haut le temps de la foire…
Nos amis du Couserans qui préparent leur transhumance et la grande foire du 4 octobre à Sentein, sont venus en observateurs, pour prendre le pouls, voir les cours du marché ou lancer des invitations.
Nicole Denjean, adjoint au Maire d’Auzat et vice-présidente de l’Office de Tourisme nous confie que face au regain d’intérêt du pastoralisme, la transhumance est désormais un volet touristique, au même titre que la mine du Rancié, le château de Montréal de Sos, la pierre sèche ou l’aluminium… On retrouvera bientôt tous ces thèmes à la Maison des Patrimoines d’Auzat.
Mais le pastoralisme ce n’est pas seulement un retour à la nature pour des citadins en mal d’authenticité, c’est une demande identitaire forte pour les Pyrénées et c’est également l’occasion de transmettre des valeurs, celles du respect de l’homme, de l’animal et du milieu naturel. Revenir à l’essentiel en somme.
Photos et vidéo: ©AriegeNews 2006 |
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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 22/09/2006 |
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