La Scène Nationale de Foix présente: «Rimbaud l’enragé»
L’esprit agité et subversif de Rimbaud a traversé comme une météorite la seconde moitié du XIXe siècle, réduisant en cendres les conventions sociales et littéraires de l’époque avant de tourner la page, à 21 ans.
Précoce, même dans sa mort en écriture. La rage qui a fondé ses textes nous brûle encore. Forme, rythme et contenu ne font qu’un ; tout ou rien, comme jamais dans l’histoire de la poésie, du théâtre ou du rock. Nous tenterons de retenir cet animal sauvage, authentique rebelle, le temps de parcourir son œuvre, avec lui.
En images, en vibrations, en apostrophes ou invectives, en musique et en chansons. A son rythme: effréné.
Bon fils, bon élève, croyant. Mauvais fils, fugueur, mécréant. Eblouissant, obscène, violent. Iconoclaste, orgueilleux, voyant, voyou… Ange en exil pour Verlaine, mystique à l’état sauvage pour Claudel, phénix de la liberté pour Bonnefoy, rebelle incarné pour Miller, hors de toute littérature pour Fénéon, éclatant désastre pour Brunel. Pour lui-même: dispensé de toute morale, étrangleur de joie, un piéton, rien de plus.
Rimbaud fut tout cela, tout à la fois. Il précisa "C’est faux de dire : Je pense. On devrait dire : On me pense" Il était CONTRE surtout. Contre tous, contre tout.
Puis, comme on ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain (Char), tué par le sentiment de son impuissance (Sartre) il dit merde à la poésie et disparut. Depuis, rage et poésie sont indissolublement liées.
D’après Arthur Rimbaud, Didier Carette Durée: 1h10
Mise en scène: Didier Carette Avec: Charlotte Castellat (piano, violoncelle), Danielle Catala, Marie-Christine Colomb, Régis Goudot, Ghislain Lemaire
Rimbaud l’enragé Le 19/01/07 — Foix (à l'Estive) à 20h45
Crédit photo: ©L'Estive
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