Saint Girons: quand la «Fête de la Musique» se transforme en «Fête totale !»
Jamais, depuis 25 ans qu’existe la fête de la Musique, celle-ci n’a été aussi belle que cette année dans la capitale couserannaise!
L’osmose entre tous les plaisirs de la fête s’est faite avec un naturel qui laisse pantois. Mais reprenons au début, c’est à dire à la musique. Des groupes partout dans la ville, d’une variété et d’une qualité exceptionnelles.
Ils étaient des dizaines qui se sont succédés dans les cafés, sur les places, sur les rares podiums mis à disposition par la ville, sur les pelouses, et les trottoirs.
On a connu des années où les amateurs se regroupaient sur 2 ou 3 sites particuliers selon les goûts. Rien de cela aujourd’hui, où l’on a vu le public ne plus savoir où donner de l’oreille tant on avait envie de tout écouter.
Du Rock, bien sûr, mais aussi du classique, instrumental et chanté, du jazz, du blues, des rythmes sud-américains, afro-cubains, et antillais, sans oublier la chanson française, très présente.
Nous ne parlerons par, par contre des deux groupes de musique expérimentale qui ne nous ont pas vraiment séduit, pour nous attarder sur la danse avec des sévillanes particulièrement en forme et une troupe de danse contemporaine tout à fait convaincante… Que du bon !
Didier, un des organisateurs de cette fête, avouait recevoir de plus en plus de demandes de l’extérieur pour participer à la fête de Saint Girons. Le succès attire le succès, et l’on comprend mieux comment la qualité augmente ainsi d’année en année.
La fête n’aurait pas été complète sans une bonne part de gastronomie et on a pu constater que les restaurateurs avaient mis les petits plats dans les grands.
On peut raisonnablement supposer que la présence, sur le champ de Mars, d’un « Marché aux saveurs du monde » et de stands de cuisine antillaise, marocaine, indienne… de qualité n’y est pas pour rien.
Et que dire de la convivialité! Qui est capable de faire communier dans la même ferveur musicale, les babas de la montagne, avec les bobos de la plaine et les Saint Gironnais de souche, si ce n’est une pareille fête!
On ne remerciera jamais assez Marie Claude et son équipe de bénévoles regroupés au sein de l’association «Fête de la musique» pour cette réussite totale.
Enfin, cerise sur le gâteau, une petite fille est née, ce 21 juin, premier jour de l’été et jour de la fête de la musique, d’un père guitariste et d’une mère pianiste. Comment penser que ce pût être un hasard ? Gageons au contraire que cette naissance inattendue était le signe avant-coureur, voire le symbole de la réussite de cette cuvée 2007.
Photos: ©AriegeNews 2007 |