Montgailhard: Battage à l’ancienne aux Forges de Pyrène
Pour sa traditionnelle fête du battage à l’ancienne, jeudi 16 août, les forges de Pyrène ont proposé, à côté des animations habituelles autour des vieux métiers, des démonstrations de battage à l’ancienne toute la journée.
Au micro, en maître de cérémonie, Jacques Piquemal, maire de Bénac, qui avait laissé pour l’occasion son «Cami des Encantats», donnant des explications sur les différentes techniques présentées aux visiteurs.
Dans une clairière aménagée en aire de battage, les membres de l’association «Les Amis des Forges», en costume d’époque, le fléau à la main, s’en donnaient à cœur joie.
Composé de deux morceaux de bois, le fléau servait à séparer le grain de blé de la paille (un bon batteur au fléau battait en moyenne entre 50 et 80 gerbes par jour).
Mais le travail est pénible et l’homme utilise la force des animaux de la ferme pour se faciliter la tache. Le cheval ou les bœufs actionnent trépigneuses, javeleuses, moissonneuses lieuses et autres manèges à battage avant l’arrivée de la vapeur et la batteuse mécanique qui parvient à battre 100 à 250 gerbes en une heure, tout en effectuant le vannage…
Nous traversons les XIXe et XXe siècle pour arriver à la moissonneuse batteuse moderne. Un voyage dans le temps et dans la ruralité qui avait mobilisé à 15h30 plus de 300 visiteurs qui ont pu, par la suite, voir réaliser des couronnes de blé tressées appelées traditionnellement «chien de moisson».
Elles étaient offertes à la maîtresse de maison et fixées à la porte d’entrée de la ferme, destinées à porter bonheur durant toute l’année.
Prochain rendez-vous, le 28 octobre pour la fête d’automne avec le battage des haricots à l’ancienne au fléau…
Notons également la présence de la plasticienne Stéphanie Andrès qui expose jusqu’à dimanche aux Forges de Pyrène. Sa spécialité c’est la vache… !
En effet Stéphanie Andrès est tombée, après l’épidémie de la vache folle, sous le charme de ces ruminants.
Vache laitière, reproductrice, race à viande, qu’importe le flacon pourvu qu’il y ait l’ivresse… après tout avec un cheptel national de 20 millions de bêtes et dans un département agricole qui ne compte pas moins de 90 000 bovins, l’inspiration ne va pas manquer à Stéphanie qui déjà ne manque ni d’humour, ni d’idées. A venir découvrir.
Photos: ©AriegeNews 2007 |