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    Arts    
27/08/2007 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Exposition d�Art Sacré à la cathédrale de Pamiers

 La broderie est au même titre que la fabrication des textiles, la plus ancienne activité artisanale développée par l’homme.

Dès que le vêtement devient symbole du pouvoir laïc ou religieux, la broderie apporte un élément décoratif, signe de richesse et de suprématie, qui permet de distinguer celui qui domine les autres.

Les techniques nécessaires à la fabrication de ces fils, la préparation des teintures et le tissage du tissus évolue avec le degré de civilisation pour aboutir à une maîtrise et un rendu décoratif qui atteindra son paroxysme dès le Moyen Age avec la fameuse tapisserie de Bayeux mais surtout à la Renaissance avec les soieries d’Italie ou les broderies flamandes, puis aux XVII et XVIIIe siècles avec les ornements liturgiques destinés à la célébration de la messe.

Malmenés pendant la Révolution, retirés du service liturgique depuis le concile de Vatican II et stockés avec plus ou moins d’égards dans les chapiers des sacristies où ils semblaient définitivement oubliés, le public découvre ou redécouvre grâce à des expositions ponctuelles ces vêtements liturgiques, un patrimoine à connaître et préserver.

Si l’on connaît le bois doré ou l’orfèvrerie du service cultuel, le mobilier d’église compte quantité de matières précieuses, autant de témoignages d’un savoir-faire aujourd’hui disparu.

Mais qu’est-ce qu’un ornement liturgique ?
Pour célébrer la messe, l’officiant, investi des pouvoirs et prérogatives spécifiques inhérents à sa fonction, doit se distinguer des fidèles par son costume.

Il est paré d’ornements («ornamenta»), signes distinctifs qui s’établissent à partir du VIIIe siècle. La longueur talaire est le premier des signes qui caractérisent ces vêtements, la préciosité étant le second et la conformité aux cinq couleurs liturgiques (rouge, blanc, vert, violet et noir) demeure le troisième impératif distinctif.

Selon les rituels, les ornements liturgiques sont des objets sacrés par le fait qu’ils reçoivent une bénédiction.

 Leur confection nécessite quantité d’accessoires complémentaires, travaillés par des corps de métiers différents comme les passementiers, les dentellières, les bougraniers (doubleurs) ou les teinturiers.

Les maîtres brodeurs ont souvent la double tâche de broder et de monter les ornements liturgiques: chapes, chasubles, dalmatiques, étoles, manipules, voile de calice, devant d’autel, voile huméral…

La broderie est un décor ajouté à l’aiguille sur une étoffe de base déjà tissée.
Parce qu’elle n’impose que peu de contraintes techniques, la broderie permet une libre inspiration.

Elle peut être profane, à base de fleurs et de rinceaux, religieuse, avec des grappes de raisins et autres emblèmes eucharistiques, ou héraldique, avec les armes des évêques.

Au fil du temps les broderies atteignent des niveaux de perfection et de finesse incomparables.

L’adoption du point de figure en soie pour obtenir la représentation des visages des personnages et du point couché rentré en or pour enrichir les fonds et les galons rend ces broderies tout à fait uniques.

Les somptueux velours, les chatoyants Damas concurrencent les précieuses soieries provenant des ateliers tourangeaux, lyonnais ou parisiens.

Le vestiaire liturgique constitué dès le XIIe siècle va évoluer à partir de cette date, devenant davantage des «ornements» que des habits de fonction. Le canon des couleurs ne sera véritablement imposé qu’après le Concile de Trente (1545-1563).

Claude Aliquot, conservateur des Antiquités Objets d’Arts de l’Ariège, spécialiste des ornements religieux organise jusqu’aux 15 et 16 septembre, date des journées européennes du patrimoine une exposition présentant les plus belles pièces de ce patrimoine méconnu dans le baptistère de la cathédrale de Pamiers.

Chasubles, dalmatiques, tuniques, étoles…des ors et des couleurs splendides à venir découvrir, et pour les plus chanceux, avec les explications du conservateur.

«Blanc, rouge, vert, violet et noir… ces couleurs varient en fonction de fêtes et du calendrier liturgique. Le blanc, symbole de l’innocence, de la joie, de la gloire et de l’immortalité est employé aux solennités du Christ: Noël, Pâques, l’Ascension, aux fêtes de la Sainte Vierge Marie, des anges, des Saints non martyrs, ainsi qu’à la Toussaint et à la Trinité.

Le rouge, symbole de la charité, de l’amour ardent et du sacrifice, est utilisé pour la Pentecôte, les fêtes de la Sainte Croix, du Précieux Sang, des reliques de la Passion, ainsi que pour celles des Saints Apôtres et Martyrs.

Le vert, symbole de l’espérance et de la vie de la grâce, sert pendant le temps après l’Epiphanie et la Pentecôte, c'est-à-dire la plus grande partie de l’année, c’est la couleur du temps ordinaire.

Le violet, symbole de la pénitence et de la mortification est réservé au temps de l’Avent et du Carême.
Le noir, signe de deuil est destiné au Vendredi Saint, au Jour des Morts et aux cérémonies funèbres.

Enfin deux couleurs facultatives pouvaient être ajoutées dans le Cérémonial des églises du diocèse de Pamiers: le rose, signe de joie au cœur de la Pénitence, pour le troisième dimanche de l’Avent et le quatrième du Carême.

Le bleu, pour les fêtes de la Vierge, supprimé en France mais encore en usage en Espagne
»

Le Conservateur nous indique une pièce unique classée MH, il s’agit d’une chape d’or damassée. Parmi les nombreux écussons, les armes du pape Léon XIII, celles de Mgr François Marie Anatole de Rovère de Cabrières, évêque de Montpellier à qui elle appartenait au XIXe siècle.

«On retrouve, précise Claude Aliquot, les principales armes des cinq villes de l’ancien diocèse de Montpellier: Béziers, Saint-Pons, Lodève, Agde et Montpellier, cette pièce est inestimable.
Actuellement et depuis le concile Vatican II (1962-1965) le vestiaire est plus modeste, fini les ors et les soieries!

Compte tenu du nombre et de la qualité des ornements liturgiques que nous avons répertoriés (ici il s’agit pour la plupart de pièces appartenant à l’association diocésaine), nous organisons chaque année à la même époque, une exposition, certes bien modeste, à la cathédrale de Pamiers
»

Passionné par le sujet, depuis plusieurs années Claude Aliquot a en effet permis de faire protéger par les Monuments Historiques de nombreux attributs liturgiques, son seul regret, c’est de ne pas avoir un lieu adapté pour les conserver et les présenter au public.

Après l’espoir déçu de l’installation de la Fondation Fruman et la création d’un centre international de la broderie dans le palais épiscopal de Mirepoix, les ornements liturgiques que compte le département seraient-ils voués à l’oubli…

Exposition d’Art sacré
Cathédrale de Pamiers
Jusqu’au 16 septembre 2007

Photos: ©AriegeNews 2007

actualites Ariege   auteur: Laurence Cabrol  |  publié le: 27/08/2007
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