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    Faits divers    
01/09/2007 imprimer envoyer � un ami commentaires(1)
Le parquet de Foix apporte des précisions suite au drame de Lavelanet

 Dans la nuit de mercredi à jeudi un gendarme blesse mortellement un individu qui le menace d’un couteau.

A moins de trente-six heures de ce terrible fait divers qui a agité la cité du Pays d’Olmes, Antoine Leroy, procureur de la République et Gérard Rouillon, colonel responsable du groupement de gendarmerie de l’Ariège ont tenu hier vendredi après-midi une conférence de presse pour faire le point sur l’enquête, indiquant que «l’agression de ce gendarme de trente ans ne faisait aucun doute.

Sa garde à vue est levée depuis midi, même si l’agression dont il a été victime laisse penser qu’il y avait peu d’alternative, l’enquête en cours menée par la parquet de Foix permettra de dire s’il y avait effectivement légitime défense
»

Le procureur a résumé ainsi les faits:

«Dans la nuit de mercredi à jeudi, entre 23h et 2h du matin, trois gendarmes de la brigade de Lavelanet ont fait leur traditionnelle patrouille de nuit.

De retour au poste, l’un des trois gendarmes entend vers 2h30 un bruit terrible (la percussion du mur d’enceinte de la gendarmerie par un véhicule).

Au même moment il reçoit un coup de téléphone du COG (centre opérationnel de gendarmerie qui centralise tous les appels de nuit) qui lui indique qu’un individu vient de signaler qu’il avait «fait un accident  et qu’il voulait voir un gendarme»

Celui-ci acquiesce qu’il a bien entendu un bruit. L’un des officiers de garde descend les marches du perron de la gendarmerie et se dirige vers le portillon où il voit de l’autre côté un individu calme.

L’OPJ lui demande s’il est blessé. L’intéressé (il s’agit d’Abderamen Belhacène) ne répond pas. Le gendarme ouvre la porte et à partir de ce moment les choses vont très vite.

M. Belhacène avait caché dans son dos un couteau, il le brandit au-dessus de sa tête et envisage de poignarder le gendarme qui essaie de refermer le portillon mais le choc du véhicule dans le mur d’enceinte en a faussé la fermeture.

Constatant que la porte est bloquée, l’individu enjambe la grille qui fait 2m de haut… A lieu ensuite un face à face,
indique Antoine Leroy, d’un côté l’individu agressif qui ne dit mot, brandissant un couteau, type laguiole avec une lame de 12cm, de l’autre le gendarme qui lui intime l’ordre de jeter son couteau et lui fait les sommations d’usage»

Le procureur  précise que le lieu où se passe la scène est exigu: «les deux protagonistes, de même corpulence sont au pied des marches du perron de la gendarmerie face à face dans un espace de 3m2»

«Trois coups de feu sont tirés pour le désarmer dans des zones non vitales: le premier coup atteint l’individu dans les côtes, sous la poitrine droite. M. Belhacène se redresse et essaie à nouveau de poignarder le gendarme qui tire un second coup de feu dans la cuisse gauche de l’intéressé, puis se sentant encore menacé dans le poignet droit.

Enfin l’individu tombe à terre inanimé, le gendarme va à son secours et lui prodigue les premiers soins, il est suivi par un de ses collègues puis les pompiers du centre de secours de Lavelanet arrivent rapidement sur place pour constater le décès
»

Le rapport des médecins légistes précise que la mort a été causée par 2 des 3 coups de feu: la balle tirée dans les côtes a provoqué une hémorragie du foie et le second coup de feu dans la cuisse a atteint l’artère fémorale.

 Antoine Leroy ajoute qu’il y a eu plusieurs témoins visuels et auditifs: «un voisin de la gendarmerie, deux gendarmes et des membres de leurs familles (les logements de fonction sont dans les étages supérieurs).

Il semble que  la voiture soit arrivée à vitesse normale, elle a fait un crochet sur la droite, s’est rabattue violement contre le mur d’enceinte. Ils ont été témoins du corps à  corps devant le portillon.

Les investigations sur place nous ont permis de retrouver des douilles aux trois endroits indiqués par le gendarme, précise le procureur. Au troisième coup de feu, celui-ci est tombé à la renverse en reculant face à son agresseur.

L’enquête a été confiée à deux services totalement indépendants du groupement départemental: l’inspection technique de la gendarmerie nationale descendue immédiatement de Paris et la section de recherche de la gendarmerie de Midi-Pyrénées basée à Toulouse.

Le gendarme a été placé en garde à vue dès 4h du matin afin qu’il puisse s’exprimer tranquillement.
Elle a été levée vendredi à midi
»

Les enquêteurs s’interrogent sur la personnalité d’Abderamen Belhacène, un jeune français de 34 ans d’origine algérienne, issu d’une fratrie de huit enfants (il s’occupait de deux de ses sœurs handicapées) dont la famille très soudée s’est rapidement intégrée dans la société ariégeoise depuis plus de quarante ans.

Titulaire d’un DEUG de Biologie, il travaillait au service comptabilité de l’entreprise textile Michel Thierry (Laroque d’Olmes).
Il avait donné sa démission en décembre 2006.

«Il semblait rencontrer des problèmes personnels depuis quelques temps. En novembre 2006, suite à un contrôle de police,  il avait été contrôlé  positif et on lui avait retiré le permis pendant trois mois mais il n’était pas connu des services de gendarmerie, ni de justice»

Face à de tels actes la question se pose «quelles étaient ses intentions ? Nous avons retrouvé dans sa voiture, ajoute Antoine Leroy, deux autres couteaux (un dans la boîte à gants, un aux pieds du conducteur).

Pourquoi avoir agressé un gendarme?
Sa famille s’interroge également. L’autopsie pratiquée hier à 14h a indiqué qu’il n’y avait aucune trace d’alcool.

Un examen technique (biologique) va être réalisé afin de savoir s’il y a eu usage de stupéfiants ou de médicaments (nous n’avons rien trouvé à son domicile permettant de dire qu’il en était consommateur).
Il faut également affiner son emploi du temps de mercredi de 21h, heure à laquelle il a quitté sa famille jusqu’à 2h du matin
»

Pour le parquet l’agression est avérée mais à ce stade de l’enquête on ne peut pas parler de légitime défense.

«Le gendarme est formé à ce type d’évènement, la scène était éclairée, c’est un face à face entre deux hommes dont un menace l’autre d’une arme blanche, le gendarme ne pensait pas avoir tué son agresseur puisqu’il lui prodigue les gestes de premier secours»

Enfin le procureur de la République a tenu lors de cette conférence de presse à féliciter le travail de proximité réalisé par la mairie de Lavelanet auprès de la famille de M. Belhacène qui traverse une épreuve terrible mais également auprès de celle du gendarme: «c’est un évènement complexe qui ne doit pas dégénérer»

Le colonel Rouillon, responsable du groupement de gendarmerie de Lavelanet a répondu aux questions de la presse concernant ce fait divers tragique.

«C’est une situation complexe pour le gendarme qui sans explication, de nuit et par surprise se fait menacer. Cet officier de police judiciaire (OPJ), né en 1977 était bien noté pour un début de carrière, c’est quelqu’un de très professionnel, de posé, un sportif.

Il  n’était à Lavelanet que depuis deux ans et avait rempli un dossier en début d’année pour partir à l’école de gendarmerie et faire de la formation.

Bien qu’il soit extrêmement touché par les évènements, il reprendra certainement dans quelques jours son service, non sans avoir rencontré la cellule de suivi psychologique.
S’il souhaite quitter la brigade de Lavelanet, son dossier sera examiné
»

Au niveau de la brigade, c’est un choc, d’autant que d’autres militaires ont été témoins de la scène: «la meilleure thérapie c’est le temps et le soutien de l’équipe du suivi psychologique»
Le procureur a conclu qu’il fallait aller au bout de l’investigation, les faits devraient être qualifiés à la mi-septembre.

Photos et vidéo: ©AriegeNews 2007
actualites Ariege   auteur: Laurence Cabrol  |  publié le: 01/09/2007
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