Jean-Philippe Collard chez Gabriel Fauré� magistral !
Le festival Musiques au Pays de Gabriel Fauré a repris son cours jusqu’au 19 octobre, il accueillait vendredi dernier le pianiste Jean-Philippe Collard, en co-production avec la Scène Nationale l’Estive.
Un grand moment de musique offert au public ariégeois qui a pu assister à un concert digne des grandes métropoles. Au programme bien entendu l’enfant du pays, Gabriel Fauré mais aussi Maurice Ravel et Frédéric Chopin, auteurs dont il s’est inspiré.
C’est sous le thème du romantisme que la XIIIe édition de ce festival s’inscrit comme nous l’indiquait son président Jean Dardigna: « C’est un retour à Gabriel Fauré dont on nous demande depuis longtemps la présence dans le programme.
Après le festival 2006 marqué par l’année Mozart, c’est aussi une volonté de revenir à la musique française, en particulier à Ravel, dont c’est cette année, le 70ème anniversaire de la disparition. Nous faisons une place importante aux musiciens romantiques qui ont inspiré Fauré !»
Depuis longtemps celui-ci souhaitait programmer Jean-Philippe Collard, cette année c’est désormais chose faite, ce virtuose, spécialiste de la musique pour piano de Fauré a donné un concert salle du jeu du Mail.
Aujourd’hui fort d’une discographie de plus de cinquante titres, Jean-Philippe Collard sillonne les grandes scènes du monde du Carnegie Hall au Teatro Colon en passant par les Etats-Unis, il a joué avec le gotha des chefs d’orchestres: Michel Plasson, Seji Osawa, José Van Dam…
Mais il reste cependant accessible pour évoquer les succès de sa carrière ou les rencontres qui ont ciselé et marqué son art. Une amitié qui l’a lié à Horowitz et forgé sa maturité artistique.
«Du maître, il tient le secret du chant profond et soutenu, qui fait de lui un virtuose du lyrisme en demi-teinte, de la confidence vibrante et chaleureuse.
Si ces vertus lui valent d’être un chantre sans égal des clairs obscurs de la musique française (de Fauré à Saint-Saëns, Poulenc et Ravel), Jean-Philippe Collard n’en sert pas avec moins de fièvre et de panache les pages les plus ébouriffantes du répertoire pianistique»
C’est la première fois que ce soliste éblouissant venait dans la ville natale de Gabriel Fauré dont il nous offert plusieurs morceaux magistralement interprétés, un moment d’émotion nous a-t-il confié.
« J’ai un grand respect pour ce Monsieur, pour tout ce qu’il m’a donné comme joie musicale, tout ce qu’il a donné au monde, il a écrit une quantité d’œuvres… on devrait s’en occuper un peu plus qu’on ne le fait.
Il a été directeur du Conservatoire et je suis allé au Conservatoire. Je pense à lui très souvent, c’est une figure de grand-père, il n’y en a pas beaucoup comme cela.
Il y a Jean-Sébastien Bach qui veille sur nous, sur l’architecture de notre travail et Gabriel Fauré c’est autre chose… il m’inspire beaucoup» Partenaire de cette soirée, le Crédit Agricole, très présent dans le sport est également impliqué dans la culture.
Car si l’on connaît bien en milieu rural le partenaire financier que représente «la banque verte», acteur majeur depuis son origine, de l’économie de proximité, le Crédit Agricole a créé, en 1979, la Fondation «Pays de France» pour prolonger par des actions de mécénat sur le terrain, ses interventions bancaires.
Reconnue d’utilité publique, elle participe, par des subventions, à la préservation et à la renaissance du patrimoine de proximité des régions françaises et notamment en Ariège où elle a contribué récemment à la restauration des vitraux de l’église du Castella à Laroque d’Olmes.
Depuis treize ans, cette banque est aux côtés du Festival Musiques au Pays de Gabriel Fauré et nous a offert vendredi le concert de Jean-Philippe Collard où tous, néophytes et mélomanes ont pu se retrouver pour partager un moment magique autour de la musique.
Photo et vidéo: ©AriegeNews 2007 |