Saint Quentin la Tour: Marie-Line Rivière, une voix dans la nuit
À Saint Quentin la Tour, le 16 octobre, la salle était comble autour de Marie Line Rivière: des choristes, des amis, curieux de la découvrir en compositeur interprète.
Ce fut un régal: sur la scène, elle était là, sourire aux lèvres, lumineuse (avec parfois des rougeoiements psychédéliques !..), irradiant de bonheur, prête à chanter jusqu’au bout de la nuit, comme dans une veillée en famille…
Comment dire tout ce qui voletait dans l’air : des mots tendresse, d’amour et d’amitié, «à caresser doucement du bout du cœur», des notes papillons, légères à nous faire envoler à l’horizon des grands goélands et des fous de Bassan.
Ne vous y trompez pas, rien de bêtement mièvre dans tout ça. Les textes, écrits pour elle ou par elle, disent aussi la brume, la nuit, la nostalgie et les idées noires, mais avec toujours à l’horizon une flamme, que chacun nomme comme il l’entend.
Une magnifique leçon de vie. Quand il a bien fallu s’arrêter, elle nous a offert un bijou: «une voix dans ma nuit», un texte et une mélodie qu’on avait l’impression de connaître depuis toujours.
Alors on a chanté en c(h)oeur: «Et ce n’était plus toi, et ce n’était plus moi, c’était une autre vie sous un autre soleil une histoire étrange qu’on revit tant de fois un rêve brumeux dont jamais on ne s’éveille»
Heureusement, il y a un prolongement à ce plaisir: «Rivages», un CD de 12 chansons, à écouter et réécouter. C’est alors une autre merveilleuse découverte en queue de paon, comme une dégustation de grand-cru de Bordeaux.
Marie Line Rivière prévoit un autre concert prochainement dans l’Aude avec ce progamme, mais, d’ici là, elle chantera des arias avec «sa casquette» de soprano lyrique dans un concert de l’ensemble vocal Amnéris, chœurs d’opéras pour voix de femmes, le dimanche 18 novembre, à Villepinte (Aude) |