Fête de la Châtaigne à Eycheil
Pour la quatrième année consécutive, l'association Saint Jean d'Eycheil, dont le but principal est d'honorer, chaque année, la «Sent Joan Beth e Gran», a réussi à se positionner, en ce premier dimanche de novembre, sur la fête de la châtaigne.
Car la grande difficulté, aujourd'hui, n'est pas tant d'organiser une fête, même si le nombre de bénévoles a parfois tendance à fondre comme glace en période de réchauffement planétaire. Non, la difficulté, après les festivités estivales, est de trouver le bon créneau.
La fête de la pomme est largement répandue, la figue est prise par Le Mas d'Azil, la noisette par Lavelanet (depuis longtemps), la courgette a connu il y peu un large succès, sans parler de la fête des vendanges et du fromage à Montégut Plantaurel…
Les places sont décidément fort chères, même en éludant celles qui ne «marchent pas», telle la fête du potiron dont la greffe, via l'échec d'halloween, et malgré un battage médiatique hors du commun, n'a pas réussi à prendre dans nos contrées.
Et donc, grillant la politesse à la fête du vin nouveau avec qui le fruit de cet arbre majestueux que certains appellent «l’arbre à pain», ou pire «l'arbre à saucisses» (car les châtaignes servaient aussi à l'alimentation des porcs), faisait pourtant un excellent ménage, les eychailaises et eychailais ont instauré depuis 4 ans maintenant, la fête de la Châtaigne.
Et ça marche! Quelques centaines de personnes avaient répondu présent à l'appel de ce petit fruit dont ce n'est pas la moindre des originalités que de constater que la variété «sauvage» est souvent préférée aux diverses variétés «greffées»
Cent soixante quinze convives donc, ce samedi soir, pour décliner la Châtaigne sous tous ses aspects. En apéritif, en «mise en bouche», en salade (avec quelques gésiers confits ), en gâteau enfin au travers d'un délicieux crumble en verrine.
Ne manquait finalement que l'alcool de Châtaigne, avantageusement remplacé ici par une bonne vieille prune des familles. On est encore en Couserans, que diantre!
Le Dimanche était consacré, sur la place du village, au marché proprement dit. Malgré un temps quelque peu maussade, Toussaint oblige, les chalands étaient nombreux autour des «castagnes», grillées à la demande, du jus de pomme frais, sorti du pressoir, et des nombreux produits locaux proposés par des paysans et artisans couserannais.
Même la troupe «phare» de notre culture gasconne et couserannaise était présente. Avec ses danseuses et danseurs, ses sabots de Bethmale, ses hautbois et autres tambours, les incontournables Biroussans ont fait danser la foule durant une bonne partie de l'après-midi.
Photos: ©AriegeNews 2007 |