|
|
 |
 |
|
|
Les Assises du Handicap à Foix: bilan des avancées de la loi du 11 février 2005
La loi du 11 février 2005 est désormais considérée comme la loi cadre en matière de handicap en France, elle alloue aux Maisons Départementales des Personnes en Situation de Handicap un rôle d’information et de communication.
Cette mission doit être menée tant auprès des personnes en situation de handicap et de leur famille qu’auprès des acteurs des secteurs sanitaires, médico-social et social.
Deux ans après la parution de la loi du 11 février 2005 sur l’Égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, Augustin Bonrepaux, président du conseil général et de la Maison Départementale des Personnes en situation de handicap a souhaité faire un premier bilan sur la mise en œuvre de ce texte dans le département de l’Ariège en provoquant vendredi dernier les assises du handicap à l’IUFM de Foix.
Lors de son allocution de bienvenue aux assises interdépartementales du handicap, le président Bonrepaux a précisé que le conseil général «n’avait pas attendu la loi, depuis longtemps le handicap est une priorité et le département s’est particulièrement engagé dans l’accompagnement et la mise en place de mesures spécifiques en faveur des personnes en situation de handicap.
Dans la continuité de notre action, la maison départementale du handicap vise à optimiser l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap.
Le département a été un des premiers à mettre en place fin 2006 la MDPSH, dont nous allons entreprendre la modernisation et l’agrandissement»
A ce titre, différents intervenants ont accepté d’apporter leur témoignage et leur expertise.
Ainsi, Jean-Marie Schleret, président du Conseil National Consultatif (CNCPH) s’est attaché à synthétiser les positions de cette instance notamment en analysant les futurs décrets sur les prestations de compensation en faveur des enfants.
Jean-Louis Loirat, directeur délégué du réseau, a explicité le rôle de la caisse nationale de solidarité et d’autonomie (CNSA) en tant qu’instance nouvelle en charge du financement nécessaire à la mise en œuvre de la loi et exposera sa mission d’appui et de conseil auprès des différentes MDPH.
Deux tables rondes ont également été organisées portant sur deux axes phares.
La première portant sur la formation professionnelle et les parcours «professionnalisants» pour les personnes en situation de handicap avec le problème d’accessibilité à l’emploi en milieu ordinaire de travail.
La seconde relèvera les acquis et les limites de la loi en matière de scolarisation. Afin que la manifestation permette de réels débats et favorise les échanges, deux universitaires ont été invités.
Le matin, Bruno Gendron, économiste, lui-même en situation de handicap, a été chargé par Patrick Gohet, délégué interministériel (DIPH) de rédiger un rapport faisant le constat et des propositions sur la question de l’emploi des personnes en situation de handicap.
L’auteur a commenté ses travaux en mettant en exergue les freins à l’accessibilité, situations particulièrement discriminante pour tous les demandeurs d’emploi en situation de handicap.
L’après-midi, Emmanuelle Godeau, médecin et membre du réseau INSERM, a présenté son thème de recherche: «attitudes et représentations du handicap en milieu scolaire, relations des jeunes avec leurs pairs»
Ce chercheur a soulevé les difficultés, les a priori qu’elle a pu mettre au jour dans le cadre de son enquête de terrain car en effet il ne suffit pas de scolariser des enfants dans une école, un collège, un lycée classique pour que l’intégration soit effective. L’inclusion scolaire demande un engagement de tous.
Jean-François Valette, préfet de l’Ariège a qui a été dévolu la délicate tâche de conclure les débats, s’est réjouit de voir que le champ du handicap était maintenant sujet à de profondes réformes. «L’ensemble des crédits de l’Etat pour ce secteur représentent plus de 25M€ et sont en croissance régulière. L’Etat s’efforce d’accélérer le processus de mise aux normes.
Il est urgent que les commissions d’accessibilité (elles sont au nombre de 7 en Ariège) s’installent dans l’esprit de la loi, dans un lieu unique, celui de la MDPSH. Les décrets sont en cours concernant l’accessibilité des locaux de travail mais le taux de chômage des personnes handicapées est encore deux fois plus élevé que les autres (17% contre 9%)
La scolarisation des enfants handicapés est une priorité de la loi, elle nécessite une coordination avec les établissements d’éducation dits traditionnels. Dans le 1er et le Second degré, 442 enfants handicapés sont scolarisés en Ariège dont 63 avec accompagnant… Tous les enfants qui ont besoin d’un auxiliaire de vie scolaire en sont pourvus.
En milieu scolaire ordinaire, l’objectif est d’amener les jeunes au mieux de leurs capacités…/…/… agir pour ces personnes c’est agir pour nous tous. La prise en compte du handicap doit être quasi-systématique pour le plus grand profit et l’équilibre de la société toute entière»
Ces assises ont en définitive permis de définir des actions concrètes d’intervention afin que les personnes en situation de handicap puissent être reconnues, accéder à la citoyenneté, à l’autonomie.
Parmi les participants, nous avons pu rencontrer la délégation des Côtes d’Armor menée par Vincent Le Meaux, conseiller général du canton de Pontrieux.
Rappelons que les deux départements ont signé en octobre 2006 une convention de coopération assez unique en France permettant d’échanger expertise, savoir-faire et pratiques institutionnelles. (cf notre article du 17 oct. 2006: http://www.ariegenews.com/news/news-1554.html)
Vincent le Meaux explique que son département « a bien avant 2005 mis en place les politiques solidarité insistant principalement sur l'accueil en établissement, l'accompagnement social, la poursuite d'un programme de création de structures d'hébergement spécialisées.
Le Département s'affirme aussi comme le partenaire privilégié des associations et des établissements publics spécialisés. Le président Lebreton (Président du Conseil Général des Côtes d’Armor) a souhaité mettre en place la démocratie participative en donnant la parole aux associations qui grâce à leur vision peuvent faire émerger des idées intéressantes, auxquelles les élus ne pensent pas systématiquement.
La MDPSH des Côtes d'Armor, adaptée à toutes les formes de handicap (langage des signes, braille, bornes vocales, ascenseurs) est ouverte depuis le 9 janvier 2006, elle est dotée d'un budget de 1,1M€ pour 2007 et à moins d’un an d’existence a déjà pris sa vitesse de croisière»
Quant aux échanges avec l’Ariège: «nous sommes en phase expérimentale depuis la signature de la convention de partenariat nous avons reçu une délégation de sportifs et il est logique que notre coopération s’étende aux autres domaines, sociaux, culturels, touristiques … c’est pour cette raison que nous sommes ici pour partager notre expérience dans le domaine du handicap»
Photos et vidéo: ©AriegeNews 2007 |
 |
 |
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 26/11/2007 |
Pour visualiser la vidéo contenue dans cette page, vous devez disposer du lecteur Flash 8 ou supérieur. Téléchargez la dernière version en cliquant sur le logo ci-contre. Important: Pour utiliser la fonction plein �cran, vous devez disposer du lecteur Flash 9. |
|
 |
Lien permanent vers l'article: http://www.ariegenews.com/news/news-4062.html |
 |
|
|
 |
|
|