Jean-Louis Causse, candidat à la mairie de Saint Girons
C’est dans le salon d’honneur de la mairie de Saint Girons, que Jean Louis Causse annoncera lundi 10 décembre à 18H30 sa candidature officielle au poste de premier magistrat de la ville.
En fait, cette mairie, le docteur Causse la connaît bien puisqu’il a siégé ici même, il y a maintenant 20 ans, en qualité d’adjoint de Jean Ibanes, ce maire socialiste disparu trop tôt et qui symbolise pour beaucoup l’âge d’or de la capitale couserannaise.
Mais ce n’est pas au titre d’ancien responsable que Jean-Louis Causse est candidat aujourd’hui, c’est parce qu’il ne supporte plus la gestion qu’il décrit «désastreuse du maire actuel»
«Cette ville part à vau-l’eau !», pas plus qu’il ne comprend la posture de Bernard Gondran «se dressant systématiquement contre les institutions tels les conseils général et régional»
Et puis dit-il sans ambages «j’ai aussi répondu à la sollicitation de nombreux saint-gironnais, de tous bords politiques»
D’ailleurs sa liste, à laquelle il refuse d’accoler le qualificatif «de gauche», reflète ces appels multiples. Soucieux de «rassembler celles et ceux qui aiment la ville», Jean-Louis Causse a rassemblé autour de son nom, aussi bien d’anciens colistiers de Bernard Gondran, que des socialistes «qui n’ont pas hésité à risquer de se faire exclure du PS»
«On y trouve aussi, et surtout, des citoyens sans étiquette, soucieux avant tout de l’avenir de la ville et du Couserans»
Bien qu’il se réclame «Homme de gauche», Jean-Louis Causse, qui a pris sa carte au PS à 15 ans et ne cache pas son appartenance au Parti Radical de Gauche, semble préférer l’étiquette d’«humaniste» Concernant sa liste, elle ne sera dévoilée que lors de sa conférence de presse.
Pourtant des noms circulent, dont ceux de René Cabau, gaulliste historique, ancien adjoint aux finances et aujourd’hui principal opposant au maire et de Jacques Dedieu, ancien conseiller municipal de la majorité, démissionnaire.
Si ces rumeurs se confirment, Jean-Louis Causse réussirait un joli coup en se faisant accompagner par deux poids lourds de la majorité sortante.
Si on connaît bien le docteur Cabau, on connaît moins Jacques Dedieu qui fût, avant de prendre sa retraite, un secrétaire de mairie particulièrement apprécié.
Quand il parle de la gestion de la municipalité sortante, Jean-Louis Causse est, finalement moins sévère qu’on ne pourrait le penser, même s’il promet de faire effectuer un audit complet des finances communales par la Chambre Régionale des Comptes, dès le lendemain des élections, si elles lui sont favorables.
«Bernard Gondran a mal géré les affaires courantes, c’est évident, mais il n’a pas augmenté la dette.
Elle était de 8 millions d’€uros en 1995 quand il est arrivé, et se monte aujourd’hui à 7,6 millions d’€uros» En fait, «12 millions avec les intérêts», précise-t-il aussitôt.
Celui qui fut président de la Zone Industrielle de 1983 à 1989 a aussi des idées très précises sur les sujets qui préoccupent les couserannais. Ainsi, il estime que l’on peut sauver l’abattoir, à condition d’ «organiser les filières en amont, de modifier les conditions d’abattage, ainsi que les conditions sanitaires»
«Comment un tel établissement peut-il fonctionner», s’emporte le candidat «quand il n’y a pas de directeur, pas de patron. D’ailleurs, Bernard Gondran, patron de fait en sa qualité de président de la communauté de communes, a entre les mains un dossier complet concernant l’abattoir qu’il garde secret depuis le mois de juillet…»
Concernant la communauté de communes de l’agglomération de Saint Girons, Jean-Louis Causse a, là aussi, des idées très arrêtées.
«Il n’est pas question que j’en assure la présidence! Il y aura bien assez de travail à la mairie» Et puis, «le monde est bien fait» ajoute cet adversaire obstiné du cumul des mandats, «le mandat dure 6 ans, et il y a 6 communes. Je proposerai une présidence tournante, une année par commune, un peu comme au conseil européen»
Enfin autre sujet important pour l’avenir de Saint Girons et de la Communauté de Communes: Le Centre Nautique et Culturel. Là aussi, l’ancien médecin de la CPAM de l’Ariège est très clair.
«Je demanderai aux saint-gironaises et aux saint-gironais, qui seront les premiers payeurs, de se prononcer, par référendum, sur l’utilité de construire une piscine couverte ou un centre culturel»
Jean louis Causse est optimiste pour cette élection décisive pour l’avenir de Saint Girons et du Couserans.
«On part pour gagner» affirme ce «vieux» combattant avec la plus grande sérénité. «Ma campagne sera courtoise. J’ai le plus grand respect pour la vie privée des autres» dit-il en assurant qu’il n’envisage pas de se montrer agressif.
«J’ai 65 ans, dont 50 ans de politique. Si j’avais un tempérament violent, je crois que cela se saurait !» ironise-t-il quand on lui demande si la campagne sera rude. Jean Louis Causse, version couserannaise de la force tranquille?
Photo et vidéo: ©AriegeNews 2007 |