Saint Girons: Les vœux d’un sous-préfet qui a su conquérir tout le Couserans
Mickaël Dore avait invité tout ce que le Couserans compte de personnalités dans le monde économique, associatif, politique, sportif, sans oublier les services de l’Etat dans les salons de la sous-préfecture.
Et nombreux sont ceux qui ont répondu à son appel amical. Il faut dire que ces vœux ne sont pas tout à fait traditionnels puisqu’ils correspondent au départ de ce haut fonctionnaire vers une mutation attendue.
Commentant ce très prochain départ pour les Alpes de Haute Provence, le préfet Valette dit tous les déchirements générés par ces mutations successives inhérentes aux fonctions de la préfectorale.
«Il est toujours difficile de s’arracher à de nouvelles racines» surtout quand, comme Mickaël Doré, on s’est beaucoup investi et que l’on compte beaucoup d’amis.
Puis, il commente le difficile travail du représentant de l’Etat qui doit, jour après jour «trouver des solutions aux problèmes des citoyens et des maires dont il est l’interlocuteur privilégié» M. Doré est apparu dans sa fonction particulièrement «compréhensif, volontaire mais agissant quand il fallait agir !»
Pour autant, Jean-François Valette fait le constat «d’un bilan très positif, pour tous et de la part de tous», pour ce haut fonctionnaire au parcours atypique.
Alors qu’il coulait des «jours heureux et confortables» en qualité de Directeur Départemental de la Jeunesse et des Sports, il a choisi, avec sa famille, ce métier qui impose de se déplacer tous les deux ans.
«Peut-on trouver le bonheur dans ces conditions ?» s’interroge le préfet qui a largement eu sa part de changements de résidences, voire de continents.
Puis, il plaisante sur les dossiers attribués au jeune sous-préfet: « Comme on a constaté, à Foix, que le sous-préfet de Saint Girons n’était pas surchargé de travail (rires dans l’assistance), on lui a donné quelques dossiers particuliers tels celui de l’ours – qui a trouvé un écho très positif chez les différents interlocuteurs – (sourires entendus dans la salle), celui du PNR, (beaucoup plus consensuel), et enfin un particulièrement passionnant parmi d’autres, qui est le dossier du bois»
Plus généralement, M. Doré a parfaitement su «faire cohabiter ordre public et humanité», ce qui n’est souvent pas facile. Enfin, pour terminer son intervention, le préfet parle du Couserans, terre d’accueil provisoire de Mickaël Doré.
«Le Couserans a la réputation d’être un Pays au sens profond du terme, qui aime la France, et l’a prouvé , mais qui possède une identité très forte. Il est difficile de s'y faire accepter! Mais cela a été facile pour vous qui avez fait montre de franchise, de courage et de naturel, contrairement à certains fonctionnaires compassés et tirés au cordeau» Nul ne sait si ce compliment a fait plus plaisir à son récipiendaire, aux fonctionnaires présents, ou aux nombreux couserannais invités!
Mickaël Dore s’excuse par avance d’une intervention qui sera plus longue que d’habitude. Il doit en effet se livrer «au double exercice des vœux pour 2008 et d’un salut amical à la veille de son départ pour Forcalquier»
A tous, il souhaite beaucoup de plaisir de vivre et de réussite, puis, s’adressant plus particulièrement aux maires qui vont mettre leur mandat en jeu dans exactement deux mois, il met en exergue toutes les difficultés de cette fonction.
«Courage, courage, on a besoin de vous !» s’exclame celui qui voit dans ces prochaines échéances électorales la chance «d’un nouveau souffle pour le Couserans»
Cette période ouvre en outre les nouveaux contrats 2007-2013 «Il faut dépasser les égoïsmes et les rigidités ! Surtout ne pas manquer le train du progrès !» Trois problématiques vont dominer ce futur proche: l’Industrie, le Tourisme et l’Environnement / Développement Durable, bien représentés dans le futur Parc Naturel Régional Ariège-Pyrénées.
Revenant sur la fonction préfectorale, il constate que ce métier est difficile et surtout, qu’on ne peut l’exercer sans l’aide de la société civile.
Pour ce qui le concerne, il a toujours cherché à répondre à ces questions simples: «Qu’ai-je fait aujourd’hui qui pourra rendre service à mes concitoyens dans leur quotidien ? Quels sont les projets d’entreprise que je supporte ? Ai-je bien déjoué tous les pièges ?»
Pour répondre à ces questions quasi existentielles, Mickaël Doré assure avoir pu s’appuyer sur les deux préfets qui se sont succédés à Foix pendant qu’il était à Saint Girons, mais aussi sur l’ensemble des associations, corps constitués, collaborateurs et autres administrations sans qui il n’aurait pu mener à bien sa difficile tâche.
En conclusion, ce sous-préfet singulier qui aura réussi à susciter un tel courant de sympathie et d’amitié fait un clin d’œil particulier à ses amis coureurs à pied du Spiridon et à Chantal, son épouse, ainsi qu’à ses enfants qui constituent l’indispensable point d’équilibre dans cette vie qu’il n’hésite pas à qualifier de «vie de vagabond»
Photos: ©AriegeNews 2008 |