Pays d’Olmes: Jean-Pierre Bel, Pierre Saboy et Marc Sanchez présentent leurs vœux
C'est une invitation qui est aujourd'hui entrée dans la tradition, les élus du Pays d’Olmes ont adressé vendredi soir leurs vœux au parterre de personnalités qui se sont déplacées au Marché Couvert.
Une cérémonie qui a pris cette année une dimension particulière car, arrivant en fin de mandat, il s’agissait pour Jean-Pierre Bel de son dernier discours public dans sa fonction de maire.
Marc Sanchez, président de la Communauté de Communes du Pays d’Olmes a ouvert le feu présentant le bilan de l’intercommunalité. «En 2002, nous avons dit et écrit ce que nous ferions, en 2008, nous avons réalisé ce que nous avions proposé puisque 100% du programme pluriannuel a été mené à terme soit 21 millions d’euros»
Rappelant les années difficiles, de 2003 à 2005 avec leurs lots de licenciements, Marc Sanchez entend bien aujourd’hui faire du Pays d’Olmes une véritable terre d’accueil, permettant d’évoluer vers de nouvelles activités et de se tourner résolument vers l’avenir.
«J’ai essayé durant ce mandat de fédérer les énergies des uns et des autres pour construire un nouveau départ économique et social»
Insistant sur les projets structurants tels que le musée du textile et la zone industrielle environnementale, le président de la communauté de communes a appelé de ses souhaits la poursuite de cette marche en avant pour le Pays d’Olmes. Avant de conclure en remerciant Jean-Pierre Bel pour la confiance qu’il lui a témoigné pendant sept ans.
Pierre Saboy, conseiller général du canton a pris la parole pour rappeler les réalisations de l’année passée: désenclavement du Pays d’Olmes au nord avec d’importants travaux routiers dans la zone de Troye d’Ariège, inauguration de la Voie Verte, de la nouvelle maison de retraite de Lavelanet - Laroque d’Olmes, de l’entreprise Recycarbo, lourds travaux en matière de réseaux d’assainissement et enfin inauguration le 8 décembre du télésiège des Monts d’Olmes.
Pierre Saboy a ensuite rendu hommage aux élus locaux, ceux qui ont décidé d’arrêter leur parcours et ceux qui vont s’engager aux prochaines élections municipales, pour le dévouement qu’ils ont ou vont apporter dans la gestion de leur commune.
Enfin il a évoqué les projets les plus importants du département sur le canton de Lavelanet: importants investissements dès la prochaine rentrée dans les deux collèges en matière d’ENT (environnement numérique de travail), aménagement du pont de Dreuilhe, arrivée de la fibre optique dès le 1er semestre, développement économique à travers l’Hôtel d’Entreprises de La Coume et l’OMPCA, début des travaux de l’usine de compostage sur la zone industrielle de Pichobaquo.
Jean-Pierre Bel a conclu cette cérémonie des vœux par un discours empreint d’émotion et qui aura incontestablement marqué son auditoire tant les mots sonnaient vrai, avec le cœur.
Revenant sur le bilan des sept dernières années, le sénateur-maire de Lavelanet a évoqué la réduction de la dette de 1,5M€ (près de 15% en moins). «Grâce à cela, nous avons retrouvé une capacité d’autofinancement et les investissements sur Lavelanet ont été considérables…
Près de 4M€ ont été investis dans les projets urbanistiques et l’amélioration du cadre de vie… Pour mettre cette ville en conformité avec les normes environnementales il fallait rattraper un retard très lourd sur les infrastructures d’assainissement, nous y avons consacré plus de 3M€ de notre budget»
C’est grâce à la mobilisation de tous que le territoire a pu sauver sa clinique, se réapproprier son cinéma, maintenir ses écoles, créer de nouvelles structures d’accueil pour les aînés (maison de retraite) ou pour les jeunes ( espace jeunesse), maintenir les associations qui permettent d’organiser fêtes et évènements sportifs.
Evoquant le dispositif fiscal exceptionnel rendant le territoire plus attractif pour celui qui veut s’y installer : «maintenant il reste à aller prospecter, à aller dénicher les opportunités avec beaucoup d’énergie et de détermination…
Soyons confiants en l’avenir car c’est vers des territoires comme les nôtres que les regards vont se tourner, et il faudra être prêts… et, alors, le Pays d’Olmes reprendra sa place dans le peloton de tête des régions actives et dynamiques, des régions où il faut bon vivre»
Bien sûr il reste des sujets de préoccupation, Jean-Pierre Bel a évoqué la situation économique liée aux aléas de la mondialisation (chacun a pu reconnaître le textile) ou la désertification médicale dans les territoires ruraux: «ce sera un objectif pour les semaines à venir que de trouver des solutions pour contrebalancer ce phénomène particulièrement inquiétant»
Revenant sur son mandat: «j’ai rencontré une population, des femmes et des hommes merveilleux, magnifiques… des gens animés par une passion dévorante et contagieuse pour ce pays, héritier de l’épopée cathare, avec la fierté, avec chevillé au corps l’esprit de résistance qui caractérise les hommes de combat, ceux qui vivent leur rêve avec les yeux ouverts, pour les rendre possible…»
Enfin le Jean-Pierre Bel a rendu un hommage appuyé à tous ces hommes et ces femmes, son collaborateur Patrick Rescanières et les élus, qui ont partagé son mandat, à qui il a pu déléguer les responsabilités.
«Je tiens également à remercier celles et ceux qui ont siégé au Conseil Municipal non pas dans l’opposition mais plutôt dans la minorité issue des dernières élections municipales ; ils l’ont fait sans renoncer à leurs idées, mais toujours avec le souci de faire passer l’intérêt de cette ville avant l’affichage de nos différences»
Pour Jean-Pierre Bel fidèle à ses choix, il s’agit d’aborder une nouvelle vie, une nouvelle manière de travailler pour ce territoire.
«Je l’ai voulu ainsi parce qu’il n’y a pas d’hommes providentiels, parce qu’il faut pour cette ville, être à fond les manettes et pour cela y consacrer son temps, avec une énergie renouvelée, parce qu’il est de notre responsabilité de faire confiance à de nouvelles générations, de nouvelles équipes, rajeunies, féminisées qui pourront donner plus encore avec un regain de force et de détermination, je l’ai voulu aussi parce que je connais quelqu’un, ici, qui s’impose à tous par sa générosité, sa compétence et son engagement de tous les instants»
Et de conclure: «A toutes celles qui ont partagé avec moi cette espérance... je dis: je ne pars pas, je reste ici parce que c’est ici qu’il y a encore tellement à faire, parce que c’est ici à la croisée du château de Montségur, des ateliers et des machines à tisser, de cette Méditerranée qui m’attire tant, c’est ici que se trouve mon univers, que se situe mon rivage, que brillent les lumières de mon existence.
Comme Françoise Sagan je pourrais dire: «je ne sais pas ce que le passé me réserve», c’est une évidence, mais pour l’avenir, je souhaite l’amour dans vos cœurs, du soleil dans vos têtes, des révoltes belles et généreuses, de la couleur dans vos vies et encore une fois, du bonheur, du bonheur et rien d’autre.
Si je n’avais pas peur de plagier, d’abuser de l’émotion je pourrais dire avec Barbara: «Ma plus belle histoire, ma grande histoire, c’est vous…» Merci à tous»
Photos: ©AriegeNews 2008 |