André Boniface et Denis Tillinac invités au 1er Café Littéraire du Rugby à Foix
On pourrait résumer «terrain excellent, bonne chambrée et jeu agréable» pour ce premier Café Littéraire du Rugby, qui s'est déroulé aux Forges de Pyrène à Montgailhard.
Une superbe salle, très agréablement décorée par les bénévoles des Rencontres en Séronais, association chère à Yves Micas.
Le décor est planté, les 3 invités, accueillis par Guy Destrem, en bon connaisseur du passé glorieux d'André Boniface et par Henri Nayrou, avec sa verve habituelle, qui donne le coup d'envoi de ce 1er rendez-vous.
Jacques Verdier, directeur de la rédaction de Midi Olympique et auteur de romans pose les premières questions et il s'en suit des échanges d'anecdotes, de récits, d'histoires, de souvenirs, sans jamais oublier Guy Boniface, l'évocation de l'association du Rugby et de la Littérature.
L'expression des uns et des autres, avec même une intervention intéressante de l'ancien rédacteur en chef du Midol – Henri Nayrou – qui sera complétée par celle du directeur actuel de la rédaction.
Des questions dans la salle, le thème abordé sur le rugby professionnel d'aujourd'hui et le rugby de demain - avec des craintes depuis sa mise en place en 1995, qui sont de nos jours les mêmes, la peur d'une certaine dérive – surtout dans la façon de voir le jeu se durcir ou la simple vision du rugby moderne.
Une chose est sûre, c'est que cet essai a été transformé en partie grâce à André Boniface, bien campé en témoin de cette époque, mais aussi et surtout par Denis Tillinac, brillant écrivain et orateur de qualité qui a un peu volé la vedette à l'aîné des BONI.
Quelques allusions aux grands clubs ariégeois de l'époque – Saint Girons, Foix et Lavelanet qui d'ailleurs ont laissé quelques souvenirs à «DéDé», avouant la rudesse de leur jeu, avec un coup de chapeau à certains joueurs ariégeois et en particulier à Alain Roumieu, et surtout à Aldo Quaglio, avec qui il a joué en équipe de France, tous deux présents, sans oublier Richard Senssac, ancien arbitre international, sûrement un des seuls avec qui il est resté «ami»
La centaine de personnes qui ont assisté à ce débat, avaient quand même une moyenne d'âge certaine, en bons nostalgiques de ce rugby d'antan, peu ou pas de jeunes, qui comme dit André Boniface «ne se rappellent même pas du nom des internationaux d'il y a 3 ans»
Ce qui fait conclure Denis Tillinac qui fait part de sa crainte «que le fil, qui reliait les générations, soit coupé à jamais»
André Boniface et Denis Tillinac dédiceront ensuite leur livre, ce qui permis encore quelques échanges privilégiés et anecdotes supplémentaires, qui auraient pu durer toute la nuit.
Cette idée concrétisée par les Rencontres en Séronais pour ce premier Café Littéraire du Rugby a été une réussite, même si les organisateurs auraient pu le consacré uniquement à André Boniface, qui contrairement à ce qui se dit, aurait très bien pu et aurait été à l'aise pour développer les thèmes qu'il aborde et nous livre dans son ouvrage et cela aurait été n'en doutons pas un régal pour tous.
La seule solution pour s'y replonger est de lire ce livre «nous étions si heureux» qui en réconciliera plus d'un à la lecture, et laissera couler, même sur les joues des plus durs, des larmes chaudes de pur bonheur partagé avec l'auteur, qui sent très fort la sincérité, le respect, les valeurs, l'amitié et l'amour tout ceci sur fond de rugby.
Photo et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |