Martin Malvy en visite en Basse Ariège pour soutenir les candidats du PS
A quinze jours du premier tour des élections municipales, le président du Conseil Régional Martin Malvy est venu participer à deux réunions-débats en Basse-Ariège, une manière de soutenir les candidats socialistes «en phase de reconquête»
Première étape Saverdun, avec un accueil chaleureux d’Alain Couret et sa liste «Ensemble autrement Saverdun»
«Le développement économique et l’emploi sont au cœur de notre projet pour les six ans à venir… l’excellence environnementale, une de nos priorité, nous souhaitons mettre en place notre Agenda 21»
Et le candidat de faire l’état des lieux: «la situation est loin d’être florissante, la zone de Pignès stagne alors que nous sommes à 35 minutes de Toulouse, nous portons beaucoup d’espoir dans l’axe Toulouse-Barcelonne, nous travaillons en relation avec Didier Cujives du Conseil Régional et le Conseil Général qui est un atout pour nous, il faut en finir avec la politique isolationniste mais travailler en synergie»
Quant aux propositions, «le PLU doit être mis en place pour la maîtrise du foncier», Alain Couret propose un guichet unique, «Saverdun Expansion» mettant en relation les porteurs de projet avec les chambres consulaires, l’agence de développement économique du département, de la région, les outils essentiels aux entrepreneurs.
«L’avenir de la ville réside aussi dans l’intercommunalité, c’est un lieu de rivalité aujourd’hui et malgré les réticences de Philippe Calléja, je suis convaincu que la fiscalité unifiée (TPU) permettra de construire l’avenir»
Une idée confortée par Augustin Bonrepaux: «pourquoi perdre des moyens alors que le comité des finances locales accorde une prime à l’intercommunalité, soit 20% de plus de crédits de l’Etat, c’est de votre intérêt, le département privilégie les porteurs de projets qui viennent des communautés de communes»
Pour Martin Malvy, «c’est un long combat, l’intercommunalité, c’est la meilleure réponse à apporter aux difficultés des petites communes… la région est solidaire des territoires les plus en difficultés, l’Ariège n’est pas riche, les taux de subvention sont plus importants…
Il faut insister sur la dimension politique des élections municipales, elles doivent donner un avertissement à la majorité en place. Vous constatez que les apolitiques sont toujours de droite… l’occasion est donnée de sanctionner la politique menée par le gouvernement car ce n’est pas fini, attention aux surprises après les élections municipales…»
Alain Couret est revenu sur le projet du village des marques: «un projet qui n’était pas porté par des professionnels (Vinci GTM est dans les travaux publics), mal situé (au cœur du village et non à la sortie de l’autoroute), mal défendu (ambition personnelle d’un seul mais pas pour rassembler Saverdun) donc voué à l’échec (la CCI, la chambre des Métiers, André Trigano ont voté contre).
Et sur le giratoire nécessaire pour désengorger le trafic au nord de la ville: je m’y suis engagé dès que j’ai présenté ma liste en novembre 2007, aujourd’hui il n’y a pas de subvention pour la construction de ce rond-point et les autorisations ne sont pas accordées»
Augustin Bonrepaux a pris la parole pour préciser qu’en 2001, lors des dernières municipales, la traversée de Saverdun était déjà d’actualité.
«La DDE n’était pas d’accord. Aujourd’hui la route est départementale, les raisons de l’Etat de ne pas accorder ce giratoire demeurent. Le département a demandé des études sur la fréquentation de cette portion, le diamètre qu’il faut donner à ce giratoire… quant au financement nous ne sommes pas concernés»
C’est à la salle Espalioux que les militants socialistes et la liste d’Emile Franco «Ensemble, Pamiers, demain» attendaient le président du Conseil Régional.
Emile Franco, tête de liste PS aux élections municipales a pris la parole, égratignant au passage l’équipe sortante, «ce sont les chefs d’entreprises qui créent l’emploi, il est indécent de s’attribuer 1136 emplois… ce ne sont pas les manières de la maison, nous sommes plus modestes et nous ne fonctionnons pas avec des effets d’annonce tapageurs…
Les dossiers en matière de développement économique seront abordés en profondeur, notre priorité demeure l’emploi et la qualité de vie. Notre liste est faite de volontés et de compétences pour une politique réfléchie, pour ceux qui veulent aller de l’avant»
Martin Malvy a salué cordialement André Trigano, présent dans la salle. «C’est à l’honneur de la démocratie de ne pas partager les mêmes idées politiques et pourtant d’avoir la volonté de travailler les uns avec les autres… la Région a la volonté de participer au développement de votre territoire…
Le gouvernement a tendance à augmenter les charges des collectivités… la volonté de la Région au contraire est à l’aménagement du territoire, au développement de l’économie, à l’amélioration des voies de communication, au développement du rail… les municipales ont une dimension politique que l’on ne peut pas sous-estimer, il me parait nécessaire que les français envoient un avertissement en direction du gouvernement en place.
Nous sommes entrés dans une époque de mondialisation dont on peut s’inquiéter: l’industrie est-elle amenée à s’échapper vers les pays à bas coût ? Un pays ne peut pas vivre qu’avec des services, il faut une industrie, une balance commerciale plus solide que ce qu’elle n’est actuellement.
La formation et l’éducation permettent d’adapter les jeunes aux besoins nouveaux de cette économie moderne (…) je reviens sur la signification politique de cette élection, il sera tiré un enseignement politique»
Une question de la salle sur l’abattoir de Pamiers, menacé de fermeture à terme comme celui de Lavelanet ou de Saint-Girons.
Pour Martin Malvy c’est un problème structurel d’organisation du commerce de la viande. «85% de la viande consommée à Toulouse provient de l’extérieur de la région… depuis 18 ans nous n’avions pas de salon de l’agriculture, aussi la Région a pris le relais, nous avons organisé la semaine de la qualité alimentaire avec le Sisqa, début décembre.
Un succès... Nous devons reconquérir la clientèle avec des produits de qualité, cela en relation avec les chambres d’agriculture»
Ecourtant son passage en Ariège, le président Malvy, s’est excusé: «la soirée n’est pas finie, je vais soutenir le candidat socialiste de Toulouse, en meeting ce soir», laissant Emile Franco et ses co-listiers aborder avec la salle les sujets traitant de l’artisanat, du commerce et de l’industrie…
Photos: ©AriegeNews 2008
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