Pamiers: les retraités mécontents dans la rue
Manifestation unitaire des syndicats CGT, FSU, Solidaires, samedi dans les rues de Pamiers, auxquels s’étaient joints quelques salariés et retraités soucieux de leur avenir…
Au total plus de 500 manifestants soucieux de défendre leurs retraites et leur pouvoir d’achat en écho aux manifestations nationales.
Comme l’a rappelé Christophe Couderc, secrétaire départemental de la CGT: «les réformes de 1993 et de 2003 ont imposé à l’ensemble des salariés du privé et du public des sacrifices sans précédent qui de plus n’ont pas réglé les problèmes financiers des caisses de retraite.
Le gouvernement appuyé par le MEDEF, a d’ores et déjà annoncé sa volonté de poursuivre dans le sens des décisions prises en 2003, à travers l’allongement à 41 ans de la durée de cotisations pour une retraite à taux plein, d’ici 2012, puis à 42 ans…
Alors que dans la situation actuelle, 20% des hommes et 50% des femmes n’ont pas les annuités exigées pour prendre la retraite à taux plein. Dans le même temps, le niveau des pensions a fortement reculé ces dernières années.
En 20 ans, de 1987 à 2007, les pensions du régime général ont décroché de 20% par rapport au salaire moyen d’activité, à cause de l’indexation des retraites sur les prix.
Si la réforme de 2002 n’est pas abrogée, ce niveau devrait continuer à baisser en moyenne de 10% encore d’ici 2020, et de 25% d’ici 2050 !»
Pour le syndicaliste la situation est inacceptable.
«Retraite ne doit pas rimer avec galère. Nous revendiquons un droit à la retraite à 60 ans avec un socle commun, un taux de remplacement d’au moins 75% du salaire, primes comprises, des six derniers mois d’activité, avec un minimum équivalent au SMIC, l’indexation des pensions sur les salaires, la suppression de la décote.
Dans le même temps, l’espérance de vie à la retraite en bonne santé est le principal critère d’équité entre salariés. L’écart d’espérance de vie stricte est aujourd’hui de plus de 6 ans entre un ouvrier et un cadre dirigeant.
C’est pour cela, que la CGT, la FSU et Solidaires revendiquent un droit au départ à retraite pour les salariés exerçant des travaux pénibles, insalubres et dangereux. Le besoin de financement supplémentaire est nécessaire. C’est d’ailleurs compréhensible. Il s’agit bien d’un choix de société !»
Pour les responsables syndicaux, le rassemblement de samedi constitue un premier rendez vous qui en appellera certainement d’autres.
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