Après les Gevorkian à Pamiers et les Rotomachvili à Foix… «à qui le tour ?»
Depuis plusieurs semaines Christian Morisse de la Ligue des Droits de l’Homme et les responsables du réseau éducation sans frontières tentent de sensibiliser les ariégeois à la multiplication des procédures d’expulsion du territoire national, la fameuse OQTF (obligation de quitter le territoire Français).
Après le cas de la famille Nikogassian dont le sort est chevillé à la décision du tribunal administratif de Toulouse, les inquiétudes pour les ressortissants géorgiens ou arméniens de Mazères, St-Girons, Foix, Carla-Bayle ou Lavelanet (18 familles seraient concernées d’après nos sources), Christian Morisse ne décolère pas.
«On ne sait pas où donner de la tête, entre la constitution de dossiers, les contacts avec les avocats ou le suivi quotidien des familles, nous vivons avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête …
Les enfants sont scolarisés, certains adultes travaillent et du jour au lendemain, ils peuvent être amenés au centre d’enfermement de Cornebarrieu avant d’être reconduits vers leur pays d’origine»
Pour le Préfet (dans sa conférence de presse du mois de janvier dernier), «on doit apprécier au cas par cas et attendre les décisions du tribunal administratif… Nous ne sommes pas dans l’état d’esprit de les pourchasser, la volonté de l’Etat est de s’opposer aux filières…
Cela a un coût pour le Conseil général, en 2007, 960.000 euros … Notre objectif est de maîtriser l’immigration et d’organiser le retour pour les irréguliers»
Les associations ne baissent pas la garde, une réunion publique d’information et de solidarité suivie d’une conférence de presse aura lieu à 18h mardi 8 avril, salle Jean–Jaurès à la Mairie de Foix. |