Revendications CGT pour les salariés des plates-formes revendicatives
La CGT Ariège tient à réaffirmer ses exigences concernant les salariés de ces métiers qui en concernent aujourd’hui plusieurs dizaines en Ariège.
La CGT tient à réaffirmer l’urgence de mettre un terme aux souffrances des salariés des centres d’appels et de répondre à leurs légitimes revendications qu’ils soient internalisés ou externalisés.
Les grands groupes du secteur annoncent des profits énormes. Pendant ce temps, les contraintes des salariés s’amplifient tous les jours.
En ce qui concerne le temps de travail: bruit, travail statique, rythmes et résultats imposés, absence d’autonomie, contrôle omniprésent, procédures rigides, blocage constant de l’expression des émotions, répétitivité, monotonie… et les conséquences sur la santé: fatigue auditive, fatigue mentale, fatigue visuelle, troubles du sommeil, maux de tête, troubles digestifs, anxiété, irritabilité, sentiment de surcharge, absence de réalisation de soi, perte de motivation, état de stress… et à plus long terme, troubles musculo-squelettiques, perte auditive, état dépressif, signes d’épuisement, inaptitude…
Au point que l’Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), a pointé les séquelles inévitables tant physiques et psychologiques pour les salariés exerçant plus de six années une activité en centre d’appels.
En ce qui concerne l’emploi et les salaires:
Salaires en dessous du SMIC pour un recrutement le plus souvent à BAC + 2, précarité, turn-over, menaces d’externalisation ou de délocalisation à l’étranger…
Dans tous les centres d’appels, internalisés ou externalisés, il est urgent d’ouvrir des négociations pour:
-L’embauche de tous les salariés qui le souhaitent en CDI à temps plein, le temps partiel devant être uniquement choisi.
-La reconnaissance de la pénibilité du travail notamment par une réduction des annuités pour partir à taux plein en retraite,
-10 minutes de pause par heure, rémunérées et incluses dans le temps de travail,
-Une reconnaissance des qualifications par une réelle revalorisation des grilles de classifications avec la prise en compte des diplômes et de l’ancienneté.
-Aucun salaire ne doit être inférieur à 1 500 €.
La CGT Ariège soutient ces salariés. Elle les appelle à se manifester et se syndiquer.
Par email UD CGT - Ariège
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