Séance plénière du conseil général: 1% d’augmentation pour les taxes locales
 Le conseil général de l’Ariège a tenu séance lundi après-midi, une réunion au cours de laquelle l’assemblée a poursuivi son installation, notamment en désignant les représentants aux diverses commissions.
A l’ordre du jour, un moment fort dans la vie de l’institution départementale: l’établissement des taux d’imposition.
«Depuis quelques années, malgré l’augmentation des charges, nous sommes le département qui augmente le moins ses impôts, nous poursuivrons donc dans cette modération, a expliqué Augustin Bonrepaux, en tenant compte du pouvoir d’achat des ariégeois, dont le revenu est parmi les plus faibles de France»
En globalité l’augmentation des taxes sera de +1% et concrètement les taux s'établissent de la façon suivante: 7,36 % pour la taxe d'habitation (au lieu de 7,29 %), 13,58 % pour le foncier bâti (au lieu de 13,71 %), 66,07 % pour le foncier non bâti (au lieu de 65,42 %), 14,56 % pour la taxe professionnelle (au lieu de 14,42 %).
Les allocations compensatrices ont fortement régressé par rapport à 2007 (-15,15 %), notamment la compensation du foncier non bâti pour l'exonération des terres agricoles et la compensation de l'abattement de 16 % des bases de taxe professionnelle.
«Mais attention, cette situation, comme l’a rappelé le président Bonrepaux, est le résultat d’une gestion rigoureuse des finances», dénonçant le fameux paquet fiscal, «cadeau de 15 milliards d’euros accordé aux plus riches» et épinglant au passage la situation économique du pays.
«Une inflation en augmentation, une croissance en panne, l’aggravation du déficit et de tous les indicateurs sociaux qui passent au rouge illustrent avec clarté ce que le candidat Sarkozy appelait alors « la facture sociale» qu’il s’engageait à réduire et qu’il ne cesse d’aggraver»
Dénonçant dans la foulée le plan de rigueur et la réforme des politiques publiques, le président du conseil général a tenu cependant à préciser que les collectivités locales n’étaient en rien responsables de la dégradation des comptes publics.
«Elles ont continué à investir et représentent aujourd’hui plus de 70% des investissements publics de la nation et donc des conditions de croissance. Elles ont également maîtrisé leur endettement qui ne s’élève qu’à 135 milliards d’euros, contre plus de 1.300 milliards pour l’Etat… qui soit- dit en passant ponctionne cette année encore la dotation départementale de 150.000€, soit un demi point d’impôt»
Enfin le président Bonrepaux a précisé que le gouvernement préparait «un nouveau plan de rigueur sous couvert de la modernisation des politiques publiques avec à la clé l’accroissement des travailleurs pauvres, la mise en difficulté des services publics dans les zones défavorisés et la santé.
S’il était de coutume de dire «la santé n’a pas de prix» aujourd’hui il n’en est plus de même puisque l’Etat en est à grignoter partout les crédits pour réduire l’offre de soins et créer une santé à deux vitesses …/…/… Les Ariégeois attendent beaucoup de nous.
Nous assumerons pleinement cette responsabilité. Cela impose du courage, de l’ambition et de la transparence. Pour dire ce que nous allons faire, mais pour dire aussi ce que nous ne pouvons pas faire»
Photo: ©AriegeNews 2008 |