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Dreamtime� le temps du rêve et de la création en Ariège
 Conçu par la Caza d’Oro, résidence d’artistes au Mas d’Azil et le musée des Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège, le projet Dreamtime consiste à expérimenter de nouvelles interactions entre la création contemporaine et le patrimoine préhistorique et naturel de l’Ariège, à partir des grottes de la région.
Une expérience transculturelle et transhistorique reposant sur un dialogue inédit entre artistes, archéologues, préhistoriens, anthropologues et philosophes.
Un projet conduit en étroite collaboration avec le ministère de la culture, la région et le conseil général.
Des partenaires qui se sont retrouvés samedi 26 avril dans le «Grand Atelier» fac-similé du Salon Noir de la Grotte de Niaux reconstitué en 1994 au Parc de la Préhistoire de Tarascon, pour le lancement de cette expérience unique.
Hélène Breton, vice-présidente chargée de la Culture au Conseil Régional Midi-Pyrénées, Dominique Pailharse, Directeur Régional des Affaires Culturelles, Pascal Pique, directeur pour l’art contemporain et la diffusion régionale, Alain Duran, vice-président chargé de la Culture au Conseil Général de l’Ariège, Nathalie Thibaut, de la Caza d’Oro, Pascal Alard, directeur du Sesta, Marc Carballido conseiller régional et de nombreuses personnalités ont découvert ce projet interdisciplinaire porté par les artistes à résidence au Mas d’Azil.
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Le Grand Atelier, étonnante reconstitution du Salon Noir, avec son ambiance si particulière, a servi d’écrin aux œuvres de Julien Blaine, Caroline Douillard, Serge Pey créées en immersion lors de leur résidence à la Caza d’Oro en 2007 ainsi qu’aux œuvres des Abattoirs prêtées à l’occasion de cette exposition, jusqu’au 25 septembre.
Inspirés par la symbolique du lieu, la grotte restitue l’état originel des peintures, sert de chambre d’écho notamment à l’œuvre de Miquel Barcelo, d’une incroyable énergie picturale et visuelle.
Pascal Pique de rappeler la première exposition du peintre dans les années 80 qui a largement participé au renouveau de la peinture espagnole.
Cette œuvre sans titre tant elle prolifère de symboles à travers cette composition à la fois terrienne dans sa matière et aérienne dans sa composition, nous renvoie aux premiers gestes artistiques de la peinture des grottes qui a toujours fasciné l’artiste, notamment Altamira ou Lascaux…
Cette intimité avec l’art des parois est d’autant plus claire et frappante ici, ou la peinture de Barcelo tutoie ses origines, en regard du fac-similé du Salon Noir de Niaux qui remplit d’ailleurs une mission identique… troublant télescopage temporel et spatial.
Quant au catalan Antoni Tapies, il incarne à travers cette œuvre de 1959, la douceur d’une peinture pariétale aux ocres immuables dont la riche texture minéralisée par le sable mêlé aux pigments est accentuée par des incisions et des empreintes.
Dans cette matière dure et épaisse, il grave, incise, griffe, entaille et déchire.
Ses œuvres évoquent de vieux murs ou certains graffitis des rues de Barcelone, tandis que des idéogrammes et des motifs s’invitent souvent dans ses compositions, telles des signatures.
Enfin Titi Parent revient aux sources avec cette œuvre intitulée «Horloge d’Amour», véritable cercle magique composé d’éléments discontinus égrenant le temps à sa manière avec une dimension organique.
Le matériau utilisé est simple, cette œuvre réalisée en Ariège peut être perçue comme un lointain écho aux figures modelées directement dans l’argile du sol ou sur les parois des grottes, comme les fameux bisons de la grotte des «Trois-Frères» qui surgissent littéralement de la matière.
Ces œuvres appartenant aux collections du musée des Abattoirs de Toulouse sont mises en écho avec les créations des artistes qui ont séjourné à la Caza d’Oro.
Tous d’abord Serge Pey, auteur d’une vingtaine de livres, fervent pratiquant de la poésie directe sous forme de lectures, de performances et d’installations. Passionné par la préhistoire et les formes natives d’art et de culture, il travaille depuis plusieurs années à la résurgence des rites et des chants préhistoriques notamment à partir de traces fossiles.
Il présente dans le cadre de Dreamtime un travail de performance en relation avec les cultures aborigènes car pour lui «la modernité c’est savoir choisir son passé»
L’artiste, à travers la création de pièces réalisées à l’infini avec des bâtons de noisetiers des Pyrénées sur lesquels il écrit ses poèmes, invente chaque fois une œuvre traditionnelle.
«Inventer une tradition tous les jours, c’est cela la modernité»
Caroline Douillard avec «The Goldy one» un phallus en or massif «poinçonné par l’Etat français» s’est livré à un jeu de «manipulation» contemporaine d’un symbole à la fois immémorial et universel dans la référence au sex-toy ou au bijou.
La dimension psychique des représentations pariétales, les projections mentales de l’homme préhistorique ont interpellé cette artiste.
De manière consciente ou inconsciente, Carole Douillard a délivré ainsi d’étonnantes et mystérieuses résurgences culturelles et artistiques de plus de 30.000 ans. Cet objet de culte a été coulé par un artisan bijoutier ariégeois.
Enfin Julien Blaine, poète, performeur et artiste plasticien a lors de sa résidence au Mas d’Azil réalisé une étude sur l’écriture de l’Aurignacien supérieur qu’il lui paraissait évident de poursuivre jusqu’aux sources de l’écriture originelle, en particulier à partir des fameux «galets peints» du Mas d’Azil.
Pour certains, considérés comme monnaie d’échange, pour d’autres de supports codifiés et peut-être même aussi l’une des premières formes d’écriture. «J’essaie de savoir comment ils écrivaient et pas la signification de ces signes»
Magda reconstitué à partir des ossements de son crâne retrouvés à l’intérieur de la grotte du Mas d’Azil a longtemps interrogé le séjour de l’artiste… Il lui a rendu hommage de manière plus poétique à travers ses travaux exposés au Parc de la Préhistoire.
Le parcours s’est ensuite poursuivi au Mas d’Azil par la visite de la grotte avec une performance rituelle de Serge Pey puis l’inauguration de l’exposition d’Eric Hurtado au musée de la Préhistoire.
Pour Pascal Pique ces premières actions constituent la préfiguration d’une exposition conséquente en diptyque qui sera présentée à l’été 2009 sur les deux sites de la grotte du Mas d’Azil et du musée des Abattoirs de Toulouse.
Et au-delà il s’agit d’un projet dynamique ayant vocation à développer le réseau «Art Contemporain Midi-Pyrénées» qui entre en écho avec les projets initiés dans le Lot et le Tarn.
Ce programme Dreamtime 2008-2009 s’inscrit pour le département de l’Ariège dans une perspective à plus long terme visant à pérenniser cette «aventure de jumelage» avec l’art contemporain aux sites de l’Ariège notamment dans le cadre du projet d’aménagement de la grotte inscrit dans le contrat plan Etat-Région.
DreamTime Grottes, Art Contemporain & Transhistoire Caza d’Oro Tél : 05 61 69 59 17 Site Internet: www.cazadoro.org
Les Abattoirs Tél : 05 62 48 58 00 Site Internet: www.lesabattoirs.org
Parc de la Préhistoire Tél : 05 61 05 10 10 Site Internet: www.sesta.fr
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |
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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 30/04/2008 |
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