Le Tour de l'Avenir connaîtra son vainqueur 2008, le 14 septembre à Mirepoix
 Avant de donner le dernier tour de pédale dans la cité médiévale, les 22 équipes de 6 coureurs, ou du moins, les rescapés, se seront colletés la veille avec les routes de montagne du Haut Couserans.
Venant de Revel, les jeunes champions (l'âge limite pour participer au Tour de l'Avenir est de 25 ans), auront en effet gravi le samedi 13 les pentes des cols couserannais pour un sprint final dans la station de Guzet.
Cette arrivée mythique du Tour de France avait dû être abandonnée car ne correspondant plus aux normes de cette course. C'est donc le «petit frère» qui récupère le Prat Mataou pour cette étape décisive, car «de montagne» et avant-dernière de l'épreuve.
Ils repartiront le lendemain dimanche 14 de Seix pour terminer sous les couverts de Mirepoix. C'est là que sera désigné le vainqueur de l'édition 2008!
La course, démarrée le 5 septembre, aura duré 10 jours.
Réservée aux amateurs, cette épreuve internationale trouve naturellement sa place entre la Ronde de l'Izard, au parcours purement ariègeois, voire fortement couserannais, réservée elle aussi aux jeunes amateurs, mais limitée au continent européen, et le Tour de France qui a pris l'excellente habitude de traverser l’Ariège.
Rappelons à l'occasion que le Tour de l'Avenir a vu se révéler des coureurs tels Miguel Indurain, Laurent Fignon ou Greg Lemond. Autant dire qu'entre la Ronde de l'Izard et le Tour de l'Avenir, tous les futurs champions auront roulé sur les routes ariègeoises.
Comme le fait remarquer Henri Nayrou, grand ordonnateur des manifestations sportives et amoureux de la petite reine, «l'Ariège confirme, avec la venue pour les deux derniers jours de la course, du Tour de l'Avenir, sa vocation de terre d'accueil pour le vélo»
Les droits d'entrée, c'est à dire la somme qu'il convient de verser à l'organisateur, ASO pour être ville d'arrivée ou de départ d'étape, sera prise en charge pour moitié par le Conseil Général.
L'arrivée à Guzet sera financée pour ¼ par la commune d'Ustou et pour le ¼ manquant, par la société Alti Services qui est très fortement engagé sur le site. Les villes de Seix et de Mirepoix assumeront pour leur part la moitié restante après l'intervention du Conseil Général.
«Nous sommes là en présence d'un fructueux partenariat entre les collectivités locales, le conseil général et les partenaires privés» souligne le député de l'Ariège, ravi d'une telle collaboration.
«Cette manifestation est importante pour le département, souligne Henri Nayrou, car elle permet de mieux faire connaître, outre la station de Guzet et la ville de Seix, un des plus beaux fleurons touristiques du département, à savoir la Cité de Mirepoix»
«Si nous avons choisi l'Ariège pour clôturer cette course, précise de son côté Agnès Gougeat, responsable des relations avec les collectivités au sein de la société ASO (Amaury Sport Organisation), également organisatrice du Tour de France, c'est parce que nous avons lié avec ce département de véritables liens affectifs.
Cette course, qui se déroule dans les conditions du Tour de France, mais qui a su garder une taille humaine, quasiment familiale convient parfaitement à l'Ariège»
Elle n'en est pas moins importante pour les coureurs, car elle est une des deux épreuves (sur un total de sept) courues en France et comptant pour la Coupe des Nations de l'Union Cycliste Internationale.
Puis, s'adressant plus particulièrement aux représentants des villes de Seix et Mirepoix, Agnés Gougeat précise: «il arrive souvent, même si ce n'est pas systématique, qu'une ville « Tour de l'Avenir » devienne rapidement une ville «Tour de France» Tous les espoirs vous sont permis!»
Crédit photo: Dominique Luzy |