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Mise au point de la Direction du Travail concernant les difficultés que rencontre le textile en Pays d’Olmes
 Le textile en Pays d’Olmes est aujourd’hui essentiellement structuré autour de 4 ou 5 donneurs d’ordres principaux qui ne sont pas positionnés sur les mêmes marchés, ni sur les mêmes produits.
Certains sont dans le textile traditionnel pour l’habillement, d’autres sur des textiles techniques, il y a du tissage, de l’anoblissement… Depuis plusieurs jours des informations alarmistes circulent.
C’est pourquoi, après Alain Koenig, directeur général division Europe du groupe Michel Thierry (voir notre article du 19 mai), Paul Faury, directeur départemental du travail et de l’emploi explique et clarifie les mesures de reclassement.
«Le Pays d’Olmes connaît des difficultés… ainsi depuis février-mars, certains sous-traitants de Michel Thierry à Laroque, Lavelanet ou Bélesta ont cessé leur activité.
Pour répondre à ces difficultés-là, nous avons signé avec l’UPAP une convention afin d’installer une cellule de reclassement. C’est un outil exceptionnel mobilisé par les services de l’Etat, quand la situation le justifie, sur des territoires en difficulté.
Ainsi un bassin fortement marqué par la mono-industrie qui traverse une période difficile peut avoir accès à cette cellule travaillant sur l’ensemble des activités car les problèmes rencontrés par une industrie ont souvent des répercussions sur toutes les autres activités économiques du bassin: distribution, services, bâtiment…
Tous les salariés concernés peuvent bénéficier de cette cellule installée, selon la politique conduite par Pays, ici en l’occurrence en Pays des Pyrénées Cathares»
Concernant de manière plus spécifique l’entreprise Michel Thierry SA: « je renverrais aux propos tenus par Alain Koenig, directeur général de la division Europe.
Il a fait état de la reprise de la société Fezko en Tchéquie afin de conforter l’entreprise et d’augmenter son volume de CA et sa taille, faisant du groupe Michel Thierry, le premier fabriquant de textile automobile en Europe et confortant ainsi sa position sur le marché mondial.
M. Koenig a indiqué que la restructuration n’était pas terminée. Le site de Laroque maintient son activité avec un niveau de 8 millions de mètres par an. En revanche, il est question de restructuration concernant les emplois non-productifs (une soixantaine) …
La loi de modernisation sociale de 2002 et la loi de cohésion sociale, dite loi Borloo de 2005, par rajouts successifs, permettent de traiter les problématiques de l’emploi à travers la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. (GPEC)
Depuis 2005, les négociations sont obligatoires dans les entreprises de plus de 300 salariés (obligation de mettre en place une GPEC). Cette mesure améliore et sécurise les parcours professionnels en interne mais traite aussi la mobilité en externe.
La GPEC est récente mais depuis deux ans on arrive à traiter les dossiers de restructuration car par ce biais-là on peut anticiper et se donner du temps… cela n’est pas encore abouti chez Michel Thierry car il faut effectivement du temps pour trouver un accord dans ces négociations encadrées, en relation avec les partenaires sociaux et les organisations syndicales…
Comme j’ai l’habitude de dire: tant qu’on n’est pas d’accord sur tout, on n’est d’accord sur rien!
Nous accompagnons cette négociation, il ne faut pas un accord au rabais mais un bon accord pour traiter dans la sécurisation juridique les parcours professionnels et l’ensemble des salariés concernés. Le fait de négocier un GPSE n’exclue en rien une procédure formelle de PSE (plan de sauvegarde de l’emploi). Notamment si le nombre de personnes qui quittent l’entreprise dans une même période de 30 jours dépasse le seuil fatidique de 10 salariés… la procédure de PSE présente là un caractère obligatoire…»
Cellule de reclassement, GPEC ou GPSE… tout cela est un peu technique et conclue Paul Faury: «rien qui ne se passe n’est hors contrôle, on suit cela de très près pour oeuvrer à la pérennité du site et pour que ceux qui seraient tentés de quitter l’entreprise aient au bout l’accès à un emploi durable et soient maintenus dans l’emploi… c’est la règle d’or de la GPEC»
Crédit photo: N. Dilba Vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |
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publié le: 20/05/2008 |
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