Le Conseil général et la CCI s'unissent pour faire avancer l'E9
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27/06/2008 | 16:31
La Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Ariège a tenu son assemblée statutaire mercredi dans les locaux de l’IFCAP.
A l’ordre du jour, la présentation des comptes annuels mettant au jour une situation bilancielle stable.
Daniel Raynal, directeur de la chambre consulaire a évoqué l’enquête de comportement d’achat des ménages impulsée à l’échelle régionale, la mission emploi / RH (60 entreprises ont bénéficié de ce service en 2007) et le nouveau programme INTERREG IV permettant de développer les routes transpyrénéennes entre l’Ariège et Berguada.
L’itinéraire européen E9 a largement été abordé lors de la réunion de la chambre consulaire, le président Maurat avait invité Augustin Bonrepaux, président du Conseil général, a qui l’on doit l’avancement de ce projet d’itinéraire rapide assurant la liaison des deux capitales régionales que sont Toulouse et Barcelone, permettant ainsi le désenclavement territorial et économique du département de l’Ariège.
Francis Dejean, directeur des services au Conseil Général et Daniel Raynal se sont livrés à une présentation détaillée des enjeux de ce nouvel itinéraire.
Selon l’observatoire franco-espagnol, une projection à l'horizon 2020 fait apparaître un net emballement dans les échanges transpyrénéens: 100 millions de tonnes supplémentaires de fret et 100 millions de passagers supplémentaires.
Francis Dejean a évoqué les liens qui liaient pendant des siècles les deux régions: «Il y a eu cassure au moment de la construction européenne car on a favorisé l’axe franco-allemand au détriment de l’Espagne dont on s’est coupé pendant 50 ans.
Aujourd’hui nous relançons un débat qui n’avait pas lieu d’être il y a un siècle [… ]
L’E9 constitue un itinéraire pertinent car la route existe, il suffit de l’aménager sur 50km côté français. Elle permet de raccourcir la distance Toulouse-Barcelone de 140km, soit 1h30 de moins, réduit les embouteillages, c’est donc un projet favorable à l’environnement»
Et Daniel Raynal d’ajouter: «Il s’agit bien là de la solution la plus rapide et la moins coûteuse à aménager: un milliard d’euros alors que le projet de l’itinéraire ferroviaire revient à 7 milliards […]
Il s’agit d’un projet facilitateur pour les échanges inter-entreprises, une opportunité pour le secteur logistique et une valeur ajoutée pour fluidifier les échanges Nord-Sud»
La volonté politique est partagée de part et d’autre des Pyrénées:
«Le projet de l’E9 a été inscrit au dernier sommet franco-espagnol, ajoute Francis Dejean, il y a une volonté très forte des Andorrans de renouer les liens qu’ils entretenaient dans le passé avec la France. Il y a une réelle volonté au niveau régional:
Martin Malvy a adressé un courrier dans ce sens à Nicolas Sarkozy et il a tenu compte de ce projet dans la nouvelle génération des contrats de Pays en réfléchissant par exemple sur un SCOT unique. Ce projet E9 doit aussi trouver sa place dans le Schéma Régional des Infrastructures et des transports mis en œuvre par le Conseil régional»
Maintenant il faut inscrire ce projet dans une «réalité probable», c’est pour cette raison que le Conseil Général est parti en Maurienne étudier une voie similaire reliant le tunnel de Fréjus à Chambéry.
A présent la CCI et le Conseil Général vont engager une étude pour pointer les retombées économiques de ce projet sur le territoire, tout en mettant en évidence l’intégration dans ce projet des exigences du Grenelle de l’Environnement.
Paul-Louis Maurat a indiqué dans son allocution que «ce projet ouvre l’Ariège au Sud, permettant ainsi à notre territoire de jouer le trait d’Union entre Toulouse et Barcelone, entre Midi-Pyrénées et Catalogne. Il lie aussi davantage notre devenir à celui de la Principauté d’Andorre […]
D’ores et déjà, nous avons à nos côtés la CCI de Toulouse et la CRCI Midi-Pyrénées représentant les huit départements de la région, la CCI de Barcelone avec les CCI de Manresa et de Berga, et biensûr la CCI d’Andorre […]
La CCI a décidé, en partenariat avec l’Assemblée Départementale, de réaliser une enquête qui facilite la prise de décision et réalisation de l’itinéraire rapide E9 Toulouse-Foix-Barcelone. Cette étude conjointe, sera portée par la CCI et j’assurerai avec le Président Bonrepaux, l’animation d’un comité de pilotage dans lequel seront intégrés les représentants des territoires et des socioprofessionnels de France, d’Espagne et d’Andorre.
Elle débutera au mois de juillet et s’achèvera avant la fin de l’année 2008. Nous aurons alors un argumentaire construit, reposant sur un consensus large, des populations et territoires concernés par cet itinéraire […] C’est dans un climat de confiance et de détermination pour la bonne fin de cet itinéraire E9 que je signerai tout à l’heure la convention de partenariat»
Augustin Bonrepaux a pris la parole pour évoquer ce projet qui lui tient à cœur, précisant qu’il s’agissait d’une liaison par concession et que ce dossier n’était pas sans lui rappeler celui qu’il avait porté en 1984 pour la réalisation du tunnel du Puymorens.
«La route existe et elle pollue, il suffit d’aller à l’entré de Tarascon, pour tomber dans un bouchon de 3km […] si le trafic était plus fluide il y aurait moins de pollution (idem pour accéder au Pas de la Case) […]
Le Grenelle de l’Environnement n’interdit pas d’aménager un itinéraire déjà existant […] Ce tronçon de voie rapide dépasse les intérêts du seul département de l’Ariège, Martin Malvy l’a bien compris, il le soutient.
Nous souhaitons également améliorer nos relations avec nos voisins andorrans, qui actuellement ont davantage tendance à se tourner vers l’Espagne que vers nous […] L’Etat doit aussi y voir un intérêt, il va faire des économies avec cette route!
Actuellement la N20 doit être entretenue pendant l’hiver afin d’assurer l’accès au Puymorens […] Une fois l’itinéraire E9 aménagé, l’Etat cédera la route nationale (gratuite, c’est obligatoire) au département. Nous sommes déterminés dans l’atteinte de notre objectif c’est pour cette raison que nous signons cette convention de partenariat avec la CCI pour donner à l’Ariège les moyens de son développement»
Les deux présidents ont ensuite apposé leurs signatures sur les documents, l’étude est désormais lancée.
Un projet dont on n’a pas fini d’entendre parler.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
A l’ordre du jour, la présentation des comptes annuels mettant au jour une situation bilancielle stable.
Daniel Raynal, directeur de la chambre consulaire a évoqué l’enquête de comportement d’achat des ménages impulsée à l’échelle régionale, la mission emploi / RH (60 entreprises ont bénéficié de ce service en 2007) et le nouveau programme INTERREG IV permettant de développer les routes transpyrénéennes entre l’Ariège et Berguada.
L’itinéraire européen E9 a largement été abordé lors de la réunion de la chambre consulaire, le président Maurat avait invité Augustin Bonrepaux, président du Conseil général, a qui l’on doit l’avancement de ce projet d’itinéraire rapide assurant la liaison des deux capitales régionales que sont Toulouse et Barcelone, permettant ainsi le désenclavement territorial et économique du département de l’Ariège.
Francis Dejean, directeur des services au Conseil Général et Daniel Raynal se sont livrés à une présentation détaillée des enjeux de ce nouvel itinéraire.
Selon l’observatoire franco-espagnol, une projection à l'horizon 2020 fait apparaître un net emballement dans les échanges transpyrénéens: 100 millions de tonnes supplémentaires de fret et 100 millions de passagers supplémentaires.
Francis Dejean a évoqué les liens qui liaient pendant des siècles les deux régions: «Il y a eu cassure au moment de la construction européenne car on a favorisé l’axe franco-allemand au détriment de l’Espagne dont on s’est coupé pendant 50 ans.
Aujourd’hui nous relançons un débat qui n’avait pas lieu d’être il y a un siècle [… ]
L’E9 constitue un itinéraire pertinent car la route existe, il suffit de l’aménager sur 50km côté français. Elle permet de raccourcir la distance Toulouse-Barcelone de 140km, soit 1h30 de moins, réduit les embouteillages, c’est donc un projet favorable à l’environnement»
Et Daniel Raynal d’ajouter: «Il s’agit bien là de la solution la plus rapide et la moins coûteuse à aménager: un milliard d’euros alors que le projet de l’itinéraire ferroviaire revient à 7 milliards […]
Il s’agit d’un projet facilitateur pour les échanges inter-entreprises, une opportunité pour le secteur logistique et une valeur ajoutée pour fluidifier les échanges Nord-Sud»
La volonté politique est partagée de part et d’autre des Pyrénées:
«Le projet de l’E9 a été inscrit au dernier sommet franco-espagnol, ajoute Francis Dejean, il y a une volonté très forte des Andorrans de renouer les liens qu’ils entretenaient dans le passé avec la France. Il y a une réelle volonté au niveau régional:
Martin Malvy a adressé un courrier dans ce sens à Nicolas Sarkozy et il a tenu compte de ce projet dans la nouvelle génération des contrats de Pays en réfléchissant par exemple sur un SCOT unique. Ce projet E9 doit aussi trouver sa place dans le Schéma Régional des Infrastructures et des transports mis en œuvre par le Conseil régional»
Maintenant il faut inscrire ce projet dans une «réalité probable», c’est pour cette raison que le Conseil Général est parti en Maurienne étudier une voie similaire reliant le tunnel de Fréjus à Chambéry.
A présent la CCI et le Conseil Général vont engager une étude pour pointer les retombées économiques de ce projet sur le territoire, tout en mettant en évidence l’intégration dans ce projet des exigences du Grenelle de l’Environnement.
Paul-Louis Maurat a indiqué dans son allocution que «ce projet ouvre l’Ariège au Sud, permettant ainsi à notre territoire de jouer le trait d’Union entre Toulouse et Barcelone, entre Midi-Pyrénées et Catalogne. Il lie aussi davantage notre devenir à celui de la Principauté d’Andorre […]
D’ores et déjà, nous avons à nos côtés la CCI de Toulouse et la CRCI Midi-Pyrénées représentant les huit départements de la région, la CCI de Barcelone avec les CCI de Manresa et de Berga, et biensûr la CCI d’Andorre […]
La CCI a décidé, en partenariat avec l’Assemblée Départementale, de réaliser une enquête qui facilite la prise de décision et réalisation de l’itinéraire rapide E9 Toulouse-Foix-Barcelone. Cette étude conjointe, sera portée par la CCI et j’assurerai avec le Président Bonrepaux, l’animation d’un comité de pilotage dans lequel seront intégrés les représentants des territoires et des socioprofessionnels de France, d’Espagne et d’Andorre.
Elle débutera au mois de juillet et s’achèvera avant la fin de l’année 2008. Nous aurons alors un argumentaire construit, reposant sur un consensus large, des populations et territoires concernés par cet itinéraire […] C’est dans un climat de confiance et de détermination pour la bonne fin de cet itinéraire E9 que je signerai tout à l’heure la convention de partenariat»
Augustin Bonrepaux a pris la parole pour évoquer ce projet qui lui tient à cœur, précisant qu’il s’agissait d’une liaison par concession et que ce dossier n’était pas sans lui rappeler celui qu’il avait porté en 1984 pour la réalisation du tunnel du Puymorens.
«La route existe et elle pollue, il suffit d’aller à l’entré de Tarascon, pour tomber dans un bouchon de 3km […] si le trafic était plus fluide il y aurait moins de pollution (idem pour accéder au Pas de la Case) […]
Le Grenelle de l’Environnement n’interdit pas d’aménager un itinéraire déjà existant […] Ce tronçon de voie rapide dépasse les intérêts du seul département de l’Ariège, Martin Malvy l’a bien compris, il le soutient.
Nous souhaitons également améliorer nos relations avec nos voisins andorrans, qui actuellement ont davantage tendance à se tourner vers l’Espagne que vers nous […] L’Etat doit aussi y voir un intérêt, il va faire des économies avec cette route!
Actuellement la N20 doit être entretenue pendant l’hiver afin d’assurer l’accès au Puymorens […] Une fois l’itinéraire E9 aménagé, l’Etat cédera la route nationale (gratuite, c’est obligatoire) au département. Nous sommes déterminés dans l’atteinte de notre objectif c’est pour cette raison que nous signons cette convention de partenariat avec la CCI pour donner à l’Ariège les moyens de son développement»
Les deux présidents ont ensuite apposé leurs signatures sur les documents, l’étude est désormais lancée.
Un projet dont on n’a pas fini d’entendre parler.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 27/06/2008 | 16:31 | Lu: 11739 fois
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