«Assez de caricatures: réfléchissons !»
Denis Seel, élu LCR de Foix et Jean-Charles Sutra, élu Vert de Laroque d'Olmes communiquent:
Surtout, n'écrivez jamais que vous proposez autre chose que ce que désire Monsieur le Président du Conseil général de l'Ariège. Vous vous exposez à une attaque caricaturale, vous devenez «pourfendeurs» et «dénigreurs»
Nous venons d'en être les victimes au sujet du problème des déchets. Il serait temps, pour revaloriser la politique, que le débat sur le fond remplace les attaques personnelles méprisantes.
D'abord, nous ne nous prononcions pas «pour» la LCR ou «pour» les Verts mais en tant d'élus ayant une étiquette politique que nous ne cachons pas. Il est vrai que nous sommes «fraîchement» élus, ce qui est plutôt rassurant, pas seulement en perspective des futures chaleurs de l'été, mais aussi pour le renouvellement des représentants de la population en Ariège.
Nous ne sommes pas, non plus, imbéciles, ni venus d'une autre planète et nous savons que la collecte des déchets est publique, en Ariège. Mais, n'en déplaise à notre contradicteur, les déchets sont, en France, un marché juteux contrôlé à 80 % par les transnationales Suez, Veolia et Bouygues.
Les projets futurs intéressent ces grandes sociétés qui sont, souvent, les seules à posséder des brevets ou les moyens techniques et financiers de certaines filières de traitement. En Ariège, déjà, le traitement des déchets de certaines communes ou communautés de communes est confié à une société privée qui mériterait d'être mieux surveillée.
De même, nous n'avons pas évoqué la suppression des collectes et des traitements mais nous avons affirmé qu'il fallait «D'ABORD, réduire les déchets» et pour cela investir et réfléchir.
Dans les propositions du Conseil général, la réduction n'est jamais la «priorité» (ce qui veut dire faire passer en premier) mais elle n'est qu'évoquée en accompagnement des techniques de traitement .Nous voulons juste affirmer qu'il faut, en priorité, réduire les déchets et, en accompagnement, traiter ceux qui restent.
Nous remarquons que certaines municipalités ont fait des remarques identiques sans avoir de «dogme» en la matière.
Et puisque le mot est lâché, nous nous sommes retrouvés, dans ces propositions car nous sommes convaincus que les problèmes écologiques et sociaux sont liés et que les «dogmes» capitalistes doivent être combattus comme doivent l'être les «dogmes» d'une collectivisation sans démocratie.
Par email, Denis Seel et Jean-Charles Sutra |