Langues régionales: intervention de Jean-Pierre Bel, sénateur de l�Ariège
«Une fois n'est pas coutume, je m'exprimerai à titre personnel.
Le refus du Sénat de reconnaître les langues régionales à l'article 1er de la Constitution a été particulièrement mal vécu et mal compris par tous ceux qui sont attachés au patrimoine de nos territoires, à nos langues et cultures régionales.
Je suis d'accord avec Mme la garde des sceaux en ce qui concerne la référence aux langues régionales à l'article 1er de la Constitution. Je ne crois pas que ce qui menace le plus aujourd'hui la République soit ce petit coup de pouce qui aurait été donné à nos cultures et à nos langues pour leur permettre d'être mieux reconnues et donc de mieux s'épanouir dans cette République dont la langue est le français.
Mes chers collègues, de temps en temps, on a bien le droit de pousser un coup de gueule –passez-moi l'expression–, et le mien portera sur les dispositions qui devraient figurer à l'article 1er de la Constitution.
Malgré l'intervention de M. le rapporteur et les contradictions qui existent effectivement entre cette proposition et la Constitution, ne serait-ce que pour faire part de mon état d'esprit, je voterai cet amendement»
Par email, Jean-Pierre Bel, Sénateur de l'Ariège |