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Communiqué CGT/FSU/Solidaires Ariège: «Mais que cherche le Préfet d�Ariège ?»
La semaine dernière, le jeudi 7 août, en plein été, le Préfet donnait l’ordre aux forces de Police d’arrêter 2 familles arméniennes (avec femmes et enfants) à Pamiers et Bélesta, en vue de leur placement en Centre de Rétention.
Immédiatement et malgré la période de congés, une forte mobilisation des militant(e)s ariégeois(e)s contre les expulsions se mettait en place : rassemblement devant le commissariat, communiqués et conférence de presse dès le jeudi soir, manifestation à Foix, signatures de pétitions de soutien sur les marchés…
Une audience à la Préfecture d’une délégation RESF/LDH était obtenue dès le lendemain vendredi 8 août. Elle s’entendait répondre par le Préfet que celui-ci avait ordonné les arrestations des 2 familles (et la mise en rétention d’enfants de 3 à 7 ans), sans avoir le feu vert de retour en Arménie par l’Ambassade de ce pays.
En clair, c’est en toute connaissance de cause d’impossibilité d’expulser ces familles que le Préfet avait décidé de les faire arrêter, sachant pertinemment que leur rétention à Cornebarieu aboutirait immanquablement à leur libération (avec un maximum de 32 jours de mise sous les verrous).
Ce qui ne manqua pas d’arriver dès le lundi suivant 11 août. Nous en sommes heureux.
Mais quand on entend le témoignage des parents sur le traumatisme vécu pendant tout ce séjour carcéral par eux-mêmes et leurs enfants, on ne peut que se poser la question sur le degré d’humanité du plus haut représentant de l’Etat dans notre département.
Pourquoi faire souffrir inutilement des êtres humains, en les raflant à l’aube, en les mettant en garde à vue dans un commissariat entourés de policiers armés, en les envoyant dans ce qu’ils ne peuvent percevoir que comme une prison et avec aucune certitude sur leur avenir proche ou lointain ?
C’est cruel, inhumain et indigne d’un responsable de l’Etat. Nous savons que malheureusement ses confrères dans les autres départements agissent de même sur injonctions gouvernementales, courses aux chiffres ou par ambition personnelle.
Bien peu se dressent pour refuser d’appliquer ces directives de la Honte. Pour notre part, nous continuerons à dénoncer ces pratiques dignes d’une période de notre histoire contemporaine que nous n’aurions jamais voulu vivre (ou revivre).
Nous continuerons à exiger l’arrêt immédiat de toutes les procédures d’expulsions, la remise en liberté de tous les « retenu-e-s » et la régularisation inconditionnelle de tous ces étrangers sans papiers qui, dans leur immense majorité sont là pour travailler et s’intégrer.
Par email, CGT/FSU/Solidaires Ariège |
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publié le: 14/08/2008 |
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