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FCO: Face à la crise des mesures d�urgence s�imposent, ainsi qu�une réflexion de fonds sur les orientations de l�élevage ariégeois
Communiqué de la Confédération Paysanne de l'Ariège
Faisant fi des mesures de protection mises en place dans les départements de l’Ouest de la chaîne pyrénéenne, la fièvre catarrhale ovine de sérotype 1 a fini par s’inviter dans nos élevages ariégeois.
Rappelons que ce virus est transmis aux ruminants par un moucheron et que la maladie n’est contagieuse ni d’animal à animal ni d’animal à l’homme. La Confédération Paysanne est présente dans les discussions ministérielles depuis le début pour proposer d’autres stratégies sanitaires (prévention, traitements insecticides alternatifs…).
Or, bien que l’observation de cette maladie remonte à 2000, les éleveurs touchés aujourd’hui sont toujours aussi désemparés, avec de nombreuses interrogations qui restent sans réponse. Les deux principales mesures préventives figurant dans l’arrêté préfectoral du 22 août appellent quelques remarques:
Désinsectisation généralisée Elle est critiquable à deux titres: -du point de vue de l’efficacité: mise en œuvre dans les départements touchés depuis plusieurs mois, cette désinsectisation n’a pas empêché la progression de la maladie ; -du point de vue de la biodiversité: la désinsectisation de tous les ruminants et tous les bâtiments agricoles de France représente une dissémination considérable d’insecticide dans l’environnement.
Vaccination Etant donné l’ampleur de la crise une vaccination massive semble nécessaire. Cependant, certains éleveurs ont choisi d’autres méthodes prophylactiques (phytothérapie, homéopathie…) afin de renforcer les défenses immunitaires de leur troupeau.
Ces méthodes préventives doivent être reconnues et dispenser de vaccination les élevages où elles sont mises en œuvre, d’autant que la question de l’immunisation en cours n’est pas tranchée.
Par ailleurs, nous demandons que les vaccinations puissent être réalisées par les éleveurs eux-mêmes, ceci pour deux raisons: -du point de vue budgétaire, il est préférable que les fonds servent à soutenir les exploitations en danger plutôt que de rémunérer les vétérinaires pour un acte très peu technique ; -du point de vue de l’efficacité, la vaccination sera beaucoup plus rapide si chaque éleveur vaccine ses animaux sachant que les vétérinaires sont déjà largement occupés à traiter les cas cliniques et qu’il y a au total 200 000 animaux à vacciner dans le département.
Cette crise touche aujourd’hui le département de l’Ariège à la plus mauvaise période pour les éleveurs: celle des ventes d’agneaux et de veaux broutards, qui sont bien souvent les uniques ventes de l’année.
Immédiatement il est impératif de traiter les problèmes matériels sur les exploitations: -La trésorerie qu’il faut absolument conforter: report des charges sociales, report des annuités en fin de tableau, avancée des versements des aides, indemnisation décente des animaux morts ou non productifs… -La gestion du sureffectif due à la non vente des broutards à laquelle il faut apporter des solutions à moyen terme (mise en place de contrats d’engraissement ou de repousse,…).
Nous ne pouvons que souhaiter que les groupements de producteurs, bien au fait des rouages d’une filière qu’ils ont contribué à créer, sauront apporter des réponses acceptables.les groupements de producteurs, bien au fait des rouages d’une filière qu’ils ont contribué à mettre en place, sauront trouver des outils et des moyens pour valoriser au mieux ces produits.
La Confédération Paysanne de l’Ariège tient à insister sur le fait que sans mesures d’urgences massives, de nombreuses exploitations déjà fragilisées par un contexte morose vont disparaître. Ces mesures d’urgence, vitales, doivent absolument être étayées par des mesures à plus long terme, notamment par la création d’une filière locale de qualité qui est la seule assurance contre les crises futures.
Et ceci d’autant plus que l’Ariège possède de nombreux atouts dans ce sens : un cheptel de qualité, des céréales, une zone de coteaux propice à l’engraissement, trois abattoirs, des sociétés de découpe…
Avec l’appui des collectivités locales et l’aide des organismes techniques, les éleveurs ariégeois peuvent relever ce nouveau défi qui se présente à eux.
Par email, Confédération Paysanne de l'Ariège |
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publié le: 31/08/2008 |
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