Fièvre catarrhale ovine: situation épidémiologique au 2 septembre 2008
Au 2 septembre 2008 à 17 heures, le bilan de la progression de la fièvre catarrhale était de 382 déclarations de suspicions enregistrées par les services vétérinaires dont 135 concernent des suspicions ovines, 7 suspicions caprines, 243 suspicions bovines (dont 5 suspicions ovines et bovines).
213 élevages ont déjà fait l'objet d'une confirmation par analyse virologique du sang ou des organes des animaux atteints.
La majorité des cas observés concernent toujours le piémont, car les conditions d'altitude semblent de nature à freiner le développement de la maladie. La DDSV rappelle que la seule mesure de protection immédiate des troupeaux est la désinsectisation des animaux, rendue obligatoire sur tout le département de l'Ariège depuis le 22 août 2008.
Par ailleurs, il est rappelé aux éleveurs de prendre contact avec leurs vétérinaires sanitaires afin de pouvoir planifier les opérations de vaccinations qui devraient s'étendre sur tout le mois de septembre, et dans la mesure du possible selon les priorités retenues par le groupe de travail «vaccination»: animaux en estives (lorsque que leur regroupement est possible), cheptels infectés en cas de sorties autres que la boucherie, broutards plaine, autres animaux...
Au plan régional, la FCO connaît également une expansion de même ampleur en Haute-Garonne et dans une moindre mesure dans le département de l'Aude.
Face à cette progression, le Ministère de l'agriculture a décidé d'élargir la zone réglementée à l'ensemble des département du Tarn, du Tarn et Garonne, de l'Aude, des Pyrénées Orientales, et d'une partie du lot et de l'Aveyron.
Il a par ailleurs durci les conditions de circulation des animaux en exigeant une vaccination en cours de validité pour tous les animaux quittant une exploitation infectée, ainsi que pour tous les animaux passant d'une zone réglementée 1 à une zone indemne BTV1.
Ces mesures ont été reprises ce jour par arrêté préfectoral du 2 septembre 2008 pour être rappelées à la vigilance des personnes concernées.
Source: Préfecture de l'Ariège |