Frédérique Massat et Henri Nayrou engagés contre le fichier Edvige
Mardi 16 septembre, une délégation de députés socialistes a auditionné le président de la Ligue des Droits de l'Homme, Jean-Paul Dubois, un des leaders du collectif Non à EDVIGE.
Crée sans le moindre débat préalable par un décret publié au journal officiel le 1er juillet 2008, le fichier EDVIGE aura marqué le premier recul de Nicolas Sarkozy sur le dossier de la sécurité.
Ce nouveau fichier visait à autoriser le ministre de l'Intérieur à mettre en œuvre un traitement automatisé des fichiers de données à caractère personnel intitulés EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) ayant pour finalités de centraliser et d'analyser les informations relatives aux personnes physiques, âgées de 13 ans et plus, ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant, un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif.
Face à la mobilisation de l'opposition et des associations, la Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a dû réviser sa copie. Elle sera auditionnée par la commission des lois de l’Assemblée Nationale ce Jeudi 18 septembre à 16H00 mais selon des sources journalistiques, un nouveau décret sur le fichier EDVIGE serait déjà prêt et devrait être publié dans la semaine.
Le fichage des mineurs à partir de 13 ans serait maintenu. En revanche, seraient exclues les «données à caractère personnel» allant de l'origine ethnique aux opinions en passant par les orientations sexuelles et la santé.
Alors que les députés socialistes ont réclamé la création d'une mission d'information sur les fichiers et le dépôt d'une loi, le Gouvernement a préféré faire abstraction du Parlement et du débat qui s'y serait déroulé en optant pour la voie réglementaire.
Pour Frédérique Massat et Henri Nayrou, au delà de la polémique actuelle suscitée par EDVIGE, c'est tout un processus liberticide auquel il aurait été nécessaire d'apporter des éclaircissements à nos concitoyens.
Par email, permanence Parlementaire Frédérique Massat, Députée de l'Ariège Crédit illustration: Onidji |