Christian Gaston, Secrétaire Général de l�UD FO Ariège Communique
Alors que la situation économique internationale, révélatrice d’une crise du capitalisme, exige notamment une remise en cause du pacte de stabilité et de croissance européenne, ainsi qu’une politique économique différente au plan national, FO dénonce le maintien d’orientations socialement et économiquement destructrices.
Pour FO, l’augmentation du pouvoir d’achat, des salaires, retraites et minima sociaux est une urgence pour accroître le niveau de vie, soutenir l’activité, la croissance et l’emploi. Elle exige, par ailleurs, une vraie prime transport obligatoire pour les transports collectifs et individuels.
La cgt-Force ouvrière dénonce, par ailleurs, la remise en cause du modèle républicain, non seulement dans son principe de laïcité, mais aussi dans ses applications dans le domaine économique et social. La RGPP, la privatisation des services publics, les attaques contre le paritarisme, la remise en cause, avec la représentativité, de l’architecture de la négociation collective en sont à l’origine.
Dans un tel contexte, outre les mobilisations sectorielles que FO appuie, une mobilisation interprofessionnelle est nécessaire. Elle nécessite une action commune dont l’efficacité suppose un accord sur la revendication et un accord sur les modalités d’action.
Pour FO, il faut laisser au 7 octobre son caractère originel de journée de solidarité internationale et préparer au plan national une action commune déterminée, en particulier par un appel à une journée de grève interprofessionnelle. Tel est pour la CE l’objet des contacts pris avec les autres confédérations syndicales.
L’UD FO ARIEGE n’appelle pas en Ariège à des actions le 7 octobre. On ne souhaite pas tout mélanger.
C’est vrai, l’emploi industriel est menacé; tous les jours il y a des suppressions de postes, des départs en inactivité non remplacés. -En Pays d’Olmes dans le textile en particulier -Dans le Couserans avec l’emploi papetier -Dans le pays de Tarascon avec la menace qui pèse sur le site de Sabart (aluminium Péchiney).
C’est vrai, l’emploi public n’est pas mieux. -L’Hôpital se porte mal, stress, manque de personnel. -LA POSTE perd tous ses repères; les Camarades se sont exprimés dans la rue le 23 septembre à 10h à Foix devant la Préfecture, pour montrer leur attachement au service public égalitaire.
Concernant la Prime Transport, FORCE OUVRIERE réaffirme ses positions sur la prime de transport à Matignon. FORCE OUVRIERE a participé à la réunion qui s’est tenue, ce jour, au Cabinet du Premier Ministre, concernant l’avant-projet de loi relatif à la réforme de la prise en charge des frais de transport.
La généralisation sur l’ensemble du territoire du dispositif existant dans la région Ile-de-France en matière de frais de transports collectifs répond à une revendication constante de FORCE OUVRIERE.
Mais, s’agissant de la prise en charge des frais de transports liés à un véhicule motorisé, FORCE OUVRIERE a rappelé fermement ses revendications: -Le caractère obligatoire du remboursement des frais de transport personnel; -Un montant minimal de 30 euros par mois, soit 360 euros par an, avec une progressivité possible en fonction de la distance parcourue par les salariés; -Une amélioration possible par voie d’accord collectif de branche et non uniquement d’entreprise ainsi que le prévoit l’avant-projet.
Nous espérons que ces revendications seront entendues et prises en compte dans le dispositif qui sera intégré par le gouvernement au projet de loi de financement de la sécurité sociale.
AFO, nous pensons que seules des journées de grève et manifestations interprofessionnelles, peuvent apporter aux salariés des réponses à leurs préoccupations sur les salaires et le pouvoir d’achat.
A chacun sa libre pensée.
Par email, Christian Gaston, Secrétaire Général de l’UD FO Ariège |